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Covid-19 : Conseil de défense sanitaire contre la cinquième vague

« On fera, comme toujours, avec pragmatisme, proportion, et avec la même philosophie, une évaluation de la situation et des réponses à apporter », a déclaré Emmanuel Macron.

Covid-19 : Conseil de défense sanitaire contre la cinquième vague

Face à l’augmentation dramatique du nombre de cas de Covid-19, le gouvernement se réunira lundi 6 décembre en Conseil de défense sanitaire pour décider des mesures à prendre pour éviter une cinquième vague.

Conseil de défense sanitaire pour éviter la cinquième vague de Covid-19

Selon les chiffres de Santé publique France du dimanche 5 décembre, on compte plus de 42 000 nouveaux positifs au Covid-19 et plus de 2 000 personnes en situation critique.

Au cours des sept derniers jours, il y a eu en moyenne 42 459 nouveaux cas par jour, contre moins de 28 000 il y a une semaine.

Le gouvernement, qui se réunira en Conseil de défense sanitaire ce lundi 6 décembre, examinera plusieurs options pour « voir s’il y a lieu de prendre des mesures complémentaires » afin d’éviter une 5e vague.

Vaccinations pour les enfants âgés de 5 à 11 ans à partir de janvier

La vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans sera certainement un sujet important, selon un document du ministère de la santé.

La situation est en effet difficile : malgré les précautions prises dans les écoles primaires, le taux d’incidence augmente. En une semaine, le nombre d’enfants positifs a augmenté de plus de 50 %.

Le ministère a déclaré que « l’ouverture de la vaccination à tous les enfants » de cette classe d’âge est prévue « début janvier 2022 ». Pendant ce temps, « les doses de vaccins pédiatriques Pfizer seront livrées » aux pharmacies hospitalières dès le 13 décembre, puis « en ville à partir de fin décembre » aux « professionnels de santé habilités ».

En réalité, cependant, la décision doit encore être approuvée par plusieurs organes. Parmi eux, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), qui n’a pas encore réagi sur la question. En autre, la Haute Autorité de Santé (HAS) n’a pas non plus encore donné le feu vert pour vacciner tous les enfants âgés de 5 à 11 ans, mais seulement 360 000 enfants, « qui présentent un risque de faire une forme grave de la maladie ».

Des restrictions seront-elles réintroduites ?

Beaucoup craignent qu’à trois semaines de Noël, des restrictions strictes ne soient réintroduites.

De nombreux voisins de la France s’engagent dans cette voie : l’Allemagne, par exemple, interdira aux personnes non vaccinées l’accès aux magasins, aux restaurants et aux lieux culturels et de loisirs.

Mais « on fera, comme toujours, avec pragmatisme, proportion, et avec la même philosophie, une évaluation de la situation et des réponses à apporter », a déclaré Emmanuel Macron vendredi.

« On veut protéger les Français et garder la vie la plus normale possible », a assuré un conseiller de l’Élysée au Parisien.

« L’enjeu, c’est de voir quels sont derniers leviers qu’on pourrait actionner sans faire peser des contraintes sur les personnes vaccinées. A priori, il n’est pas question de mesures restrictives mais d’incitations » a affirmé une source proche de l’exécutif.

La fermeture anticipée des restaurants et des bars a aussi été exclue pour le moment, « on n’en est pas là » a-t-on assuré.

En outre, Gabriel Attal a écarté le retour des jauges, assurant que l’objectif est « d’éviter d’avoir à reprendre des mesures générales qui concernent tout le monde ».

Variante Omicron et dose de rappel

En plus de la crise de la cinquième vague, il y a l’alerte de la nouvelle variante d’Omicron. Il est encore trop tôt pour dire avec certitude à quel point elle sera contagieuse et si elle sera résistante aux vaccins actuels, mais les autorités sanitaires de nombreux pays la surveillent de près.

En France, le nombre de cas d’infection par Omicron s’élève à 12, selon la dernière mise à jour de vendredi soir. La vague actuelle est en fait due (pour l’instant) uniquement à la variante Delta.

Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a déclaré vendredi que nous disposons de deux armes importantes : le vaccin et la dose de rappel, qui permet de considérablement « booster » l’immunité. Plus de 10 millions de Français l’ont déjà reçu.

Alors que les rendez-vous sont pris d’assaut, le gouvernement promet l’ouverture de nouveaux créneaux, martèle qu’il n’y aura pas de pénurie de doses et invite à ne bouder aucun vaccin à ARN messager (Pfizer mais aussi Moderna).

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