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Un procès inédit des cardinaux en charge des finances du Vatican

Les faits incriminés ont pour origine la décision en 2012 d’investir plusieurs millions d’euros dans une opération immobilière pour acquérir un immeuble de luxe dans le quartier londonien de Chelsea.

place Saint-Pierre

C’est sans doute un des procès les plus importants de l’histoire du Vatican qui vient de débuter ce mardi 27 juillet. Plusieurs hauts dignitaires, dont l’ancien cardinal Giovanni Becciu, ancien numéro 2 de la secrétairerie d’Etat, l’organe le plus important de la Curie romaine, sont jugés pour détournement de fonds, abus de pouvoir et subornation de témoin.

Un détournement gigantesque grevant les finances du Vatican

Les faits incriminés ont pour origine la décision en 2012 d’investir plusieurs millions d’euros dans une opération immobilière pour acquérir un immeuble de luxe dans le quartier londonien de Chelsea. Les premiers virement eurent lieu en 2014 avec l’aide de plusieurs intermédiaires répartis entre l’Italie, la Suisse et le Luxembourg. L’absence d’information sur les transactions effectivement réalisées et sur la gestion des fonds confiés ont éveillèrent les soupçons des autorités vaticanes.

la gestion opaque des finances du Saint-Siège

Afin de racheter ses parts, un prêt de 150 millions d’euros a dû être contracté auprès de la « banque » du Vatican, l’Institut pour l’Œuvre de Religion. Cette dernière a diligenté une enquête sur l’avidité des intermédiaires. Ceux-ci sont soupçonnés d’avoir gardé une partie des fonds et d’avoir soudoyé des responsables de la Secrétairies d’Etat et de l’autorité en charge de la surveillance des finances du Saint-Siège, l’Autorité d’Information Financière.

Un responsables des finances Vatican jugé

C’est ainsi qu’au cours de l’année 2020, une enquête interne eut lieu. Elle entraîna des perquisitions au sein même des locaux du Vatican et à la destitution brutale et inexpliquée du cardinal Becciu en septembre 2020.

Ce procès pour malversation a pour originalité d’être présidé par un juge italien « laïc » Giuseppe Pignatone ayant déjà enquêté sur des affaires mettant en cause le crime organisé.

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