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#Balancetonbar : bars boycottés pour dénoncer les abus sexuels

Les femmes sont appelées à boycotter les bars et les discothèques pour dénoncer la passivité des autorités face aux abus sexuels et aux viols.

#Balancetonbar : bars boycottés pour dénoncer les abus sexuels

Le mouvement #Balancetonbar, confronté à de nombreux cas d’abus sexuels, a lancé un appel aux femmes. Les bars et les discothèques seront boycottés ce vendredi 12 novembre 2021.

Bars boycottés pour dénoncer la passivité des autorités face aux abus sexuels

Le mouvement est né en Belgique, mais son appel s’est également étendu à plusieurs villes de France et du Royaume-Uni.

Les femmes sont appelées à boycotter les bars et les discothèques pour dénoncer la passivité des autorités face aux abus sexuels et aux viols, qui se produisent souvent dans ces lieux.

Tout a commencé par des rapports en octobre sur deux bistros dans le quartier étudiant d’Ixelles à Bruxelles. Ces plaintes ont fait grand bruit et ont été suivies de nombreuses protestations.

Cela a donné lieu au hastag #Balancetonbar par la Belge Maïté Meeus, 23 ans, sur Instagram. La jeune affirme avoir reçu « plus de 1 000 » témoignages, mais n’en a posté qu’une soixantaine, uniquement celles des femmes qu’elle a réussi à contacter.

Depuis le mois d’octobre, date de création de la page Instagram « Balance ton bar », les témoignages de violences sexistes et sexuelles dans ces établissements festifs se multiplient.

Quelqu’un administre « la drogue du violeur » aux victimes

Dans tous les témoignages, les victimes évoquent un « trou noir » lors de soirées dans une trentaine de bars. Ils affirment aussi que ce vide ne peut être attribué à l’alcool car aucun d’entre eux n’avait beaucoup bu.

Beaucoup soupçonnent un client ou un serveur d’avoir versé une pilule de GHB, « la drogue du violeur », dans leur verre.

Agressions commises par clients et membres

Les victimes racontent l’horreur de leur « réveil » dehors, dans la voiture d’inconnus ou dans le bar.

Elles racontent des viols et des agressions, commis par des clients ou par les membres du bar et du club eux-mêmes.

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Abus sexuels : le gouvernement s’apprête à légiférer

L’afflux de témoignages sur le net contraste avec les 192 cas seulement enregistrés en huit ans par la police de Bruxelles.

L’Union Féministe Inclusive Autogérée (UFIA), qui appelle au boycott, y voit la preuve des « nombreux classements sans suite ».

Face à une situation de plus en plus incandescente, le gouvernement s’apprête à légiférer : l’absence de « résistance » ne peut être considérée comme un consentement. En outre, utiliser des drogues sur la victime deviendra une circonstance aggravante dans les cas d’agression.

Et comment réagit la police ?

En Angleterre, la police de Nottingham enquête sur une quinzaine de cas de victimes présentant des traces d’injections. Prévenue du danger, la police de Lausanne a plutôt conclu qu’il ne s’agissait que d’une rumeur, puisque personne ne l’avait directement signalé.

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