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Mali : trois soldats français tués en opération

Ce drame survient à un moment délicat alors que la France réfléchit à une stratégie de sortie pour l’opération « Barkhane » au Sahel.

Mali : trois soldats français tués en opération
Mali : trois soldats français tués en opération

Les décès de ces trois soldats appartenant au 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse (Meuse) portent à 47 le nombre de soldats français tués dans les opérations Serval puis Barkhane.

Les trois soldats français tués au Mali porte le total des soldats morts pour la France à huit en 2020, et à 47 depuis début de l’engagement de la France au Mali en 2013.

Le président, Emmanuel Macron, a fait part dans un communiqué de sa « très grande émotion ». Il « exprime son entière confiance aux militaires français déployés au Sahel, salue leur courage et rappelle la détermination de la France à poursuivre la lutte contre le terrorisme ».

L’attaque où les trois soldats français ont été tués

L’attaque a eu lieu tôt, lundi matin, au retour d’une mission de ravitaillement en vivres, en eau, en carburant et en ressources logistiques pour la base de Hombori.

Au retour de leur mission, entre Hombori et Gossi (90 km), un véhicule escortant le convoi a sauté sur un engin explosif improvisé (IED), tuant ses trois occupants. Le véhicule blindé léger (VBL) transportant les militaires du 1er régiment de chasseurs, n’a pas résisté à la déflagration.

« Ils sont morts dans l’accomplissement de leur devoir »

La ministre des armées, Florence Parly s’est inclinée devant la mémoire des trois soldats. « Ils sont morts dans l’accomplissement de leur devoir, alors qu’ils étaient engagés dans une zone où des groupes terroristes attaquent les populations civiles et menacent la stabilité régionale, tout comme notre propre sécurité », a déclaré Mme Parly.

Mali: la persistance des violences djihadistes

Face à la persistance des violences djihadistes, doublées de conflits intercommunautaires, les autorités de transition au Mali n’excluent pas d’engager des négociations avec des groupes armés, comme le faisait le président Ibrahim Boubacar Keïta, emporté par un putsch en août. La France, qui affiche une position plus intransigeante, a admis ne pas s’opposer à des négociations entre les Etats sahéliens et certains éléments djihadistes, à l’exception des directions d’Al-Qaida et du groupe Etat islamique.

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