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Meeting Zemmour: militants pacifiques de SOS Racisme agressés

« Je rappelle qu’on est en République et qu’en République, normalement, on peut pouvoir dire ‘Non au racisme’ partout » a déclaré le président de SOS Racisme.

Meeting Zemmour: militants pacifiques de SOS Racisme agressés

Lors du meeting d’Eric Zemmour, des militants pacifiques de SOS Racisme ont été violemment agressés. « Nous n’imaginions pas que cela pouvait déraper à ce point » a réagi le président de l’association.

Militants de SOS Racisme agressés lors du meeting d’Eric Zemmour

Coup de pied, coup de poing et jet de chaises. C’est ainsi que débute la campagne électorale d’Eric Zemmour pour la prochaine élection présidentielle française.

Le meeting d’ouverture de la campagne électorale de Zemmour a eu lieu le 5 décembre au parc des expositions de Villepinte, dans la banlieue nord-est de Paris.

Le même endroit où, fin octobre, il avait pointé une arme sur des journalistes lors d’une foire à la sécurité.

Pendant le discours, des militants de SOS Racisme ont été attaqués par des participants au meeting du candidat à la présidence.

« Nous n’imaginions pas que cela pouvait déraper à ce point »

Au début du discours, une dizaine de militants de l’association, assis au fond de la salle, se sont levés et ont affiché les mots ‘Non au racisme’, composés des lettres figurant sur le T-shirt de chacun.

Ils ont ensuite été violemment attaqués par d’autres participants, qui les ont frappés à coups de pied, de poing et ont même lancé des chaises.

« Les militants qui étaient venus étaient au fond de la salle. Il n’était pas du tout question d’envahir la scène ou je ne sais quoi » a souligné Dominique Sapo, président de l’association. Il a ensuite rappelé que les militants de SOS Racisme sont « adeptes de la non-violence ».

Au moins deux personnes étaient en sang, et cinq membres ont été blessés, selon SOS Racisme, qui a publié sur Twitter une vidéo montrant la scène.

« Nous n’imaginions pas que cela pouvait déraper à ce point », a réagi le président de l’association. « On venait évidemment pour titiller les personnes. Il faut être soit ivre de racisme, soit dans une forme de certitude de toute-puissance pour pouvoir faire un acte pareil devant des caméras ».

Pendant l’incident, le pundit ultra-conservateur n’a jamais interrompu son discours.

« Attendre de la justice qu’elle fasse diligence »

« Je rappelle qu’on est en République et qu’en République, normalement, on peut pouvoir dire ‘Non au racisme’ partout » a déclaré Sapo.

Le président de l’association a dit désormais « attendre de la justice qu’elle fasse diligence pour les (les agresseurs, ndlr) identifier et pour faire en sorte qu’ils aient à répondre de leurs actes et qu’ils expliquent comment, lorsqu’ils voient une phrase ‘Non au racisme’, ils se sentent fondés à agresser des gens jusqu’au sang ».

Ces personnes « n’auraient pas dû venir faire de la provocation »

De son côté, l’entourage de Zemmour a tenté de justifier l’incident.

Antoine Diers, membre de l’équipe de campagne du candidat d’ultra-droite, a dit regretter « l’usage excessif de la force » mais a rappelé que ces personnes « n’auraient pas dû être là, elles n’auraient pas dû venir faire de la provocation dans notre local ».

Il a également souligné que, pour toutes les « provocations » qu’il recevait presque quotidiennement, ils sont « vraiment très calmes ».

Mais qui sont les partisans de Zemmour ?

Selon les organisateurs, le meeting a attiré environ 15 000 fans, spectateurs et électeurs. Des jeunes, mais aussi des familles et des personnes venues simplement pour assister à l’événement.

Parmi eux, on trouve des gens comme Augustin, qui, à 19 ans, se définit comme « à la droite de l’extrême droite ».

Lors de la dernière élection présidentielle de 2017, il était trop jeune pour voter, mais déjà à l’époque, il considérait Marine Le Pen comme « trop modérée ».

De plus, le fait d’être une femme ne joue certainement pas en sa faveur. « Je ne suis pas misogyne » a-t-il précisé « mais le fait d’être un homme est un facteur important car il faut avoir les épaules larges et Zemmour est une figure très virile ».

D’autres, comme Léon, un jeune homme de 26 ans, soutiennent la proposition de Zemmour de supprimer le pass sanitaire.

« C’est juste un moyen de forcer les gens à se faire vacciner. J’ai fait mes deux doses, mais seulement parce que je dois continuer à travailler ».

D’autres ont chassé certains journalistes et l’équipe d’une chaîne de télévision populaire qui documentait les événements, fidèles à un autre des thèmes de la campagne populaire : la réduction du « pouvoir des médias ».

« Votre présence m’honore, elle m’honore parce qu’en venant ici vous faites preuve de courage (…) d’audace. Par votre engagement, vous avez fait preuve de plus de courage et d’endurance que presque tous les hommes politiques de ces 30 dernières années » a dit Zemmour, en souhaitant la bienvenue à toutes les personnes présentes.

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