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Ciivise : comment protéger les enfants victimes d’inceste ?

Ciivise invite à « croire l'enfant », en soulignant que « les fausses dénonciations de maltraitance sont marginales dans un contexte de séparation parentale »

Ciivise : comment protéger les enfants victimes d'inceste ?

Dans un avis publié le 27 octobre, Ciivise recommande trois mécanismes pour protéger les enfants victimes d’inceste. Elle dénonce aussi le fait que les plaintes sont souvent considérés avec suspicion ou ne sont pas pris au sérieux.

La suspicion systématique interdit la défense de 20 000 enfants victimes d’inceste

Chaque année, 22 000 enfants sont victimes d’abus sexuels de la part de leur père, selon la Ciivise (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants). Pourtant, peu de ces hommes sont poursuivis pour viol incestueux d’un enfant ou agression sexuelle sur un enfant. Considérez qu’en 2020 il n’y en avait que 1 697, en 2018 même seulement 760.

L’un des principaux obstacles aux condamnations justes est la « suspicion systématique » des professionnels à l’égard des mères des victimes, qui sont soupçonnées de manipuler l’enfant afin de nuire à leur conjoint.

Ciivise invite à « croire l’enfant », en soulignant que « les études scientifiques montrent que les fausses dénonciations de maltraitance sont marginales dans un contexte de séparation parentale ».

Recommandations de la Ciivise

Le Ciivise, après avoir reçu des centaines de témoignages de mères d’enfants abusés, a fait trois recommandations

1 – Protéger la mère qui veut protéger son enfant

Tout d’abord, il est nécessaire de suspendre les poursuites pénales pour « non-représentation d’enfant » à l’encontre d’un parent qui refuse de laisser l’enfant aux soins de l’autre parent suspecté.

De nombreuses mères sont confrontées à un dilemme lorsque leur enfant est victime de violences, le plus souvent de la part du père. Ils peuvent choisir de suivre la loi et de laisser l’enfant passer du temps avec le père, ou ils peuvent choisir de protéger l’enfant et risquer une action en justice.

« La mère qui veut protéger son enfant du père incestueux doit être protégée », a sollicité la Ciivise.

2 – Suspendre l’autorité parentale du parent accusé

En outre, non seulement le droit de visite et d’hébergement du parent soupçonné d’inceste doit être suspendu, mais aussi sa capacité à exercer « l’autorité parentale ».

« On sécurise l’enfant », a expliqué le juge Édouard Durand, coprésident de la Ciivise.

3 – Retrait automatique de l’autorité parentale

Enfin, si un parent est condamné pour inceste, l’exercice de l’autorité parentale doit être automatiquement révoqué.

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