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La presse écrite s’agace d’une grève interminable

Depuis plusieurs semaines, les quotidiens nationaux sont affaiblis par une grève des ouvriers du livre de Presstalis, un mouvement qui semble perdurer et qui a atteint son paroxysme ces dernières heures.

Couverture Le Monde

Visiblement sur les nerfs au sujet d’un mouvement qui ne s’arrête plus, les directeurs de la presse nationale avaient pris la décision mercredi de ne pas imprimer leurs journaux, une décision radicale visant à dénoncer cette grève massive et à démontrer une nouvelle fois que la presse écrite française traverse une crise importante, marquée ces derniers mois par la disparition de plusieurs titres d’envergure.

Si Presstalis tient à faire front pour lutter jusqu’au bout contre une politique de suppression d’emplois dans l’imprimerie, certains grands patrons de presse n’ont pas caché leur consternation face à une grève qui n’aidera pas le format papier à rester au premier plan.

Parmi eux, François Morel, directeur de la publication des Échos et invité sur Canal+ pour réagir à ce mouvement. Selon lui, « le journal numérique n’est pas rentable seul, c’est un complément à la diffusion de la presse qui est extrêmement utile. » Face à ce contexte guère favorable à la presse écrite, ce dernier a indiqué que le maintien du papier était une nécessité pour la survie des quotidiens : « Les journaux ne peuvent pas disparaître, car il n’y a pas de modèle économique purement Web. Le modèle économique, c’est l’existence du papier et un complément sur Internet. Pour qu’il y ait des lecteurs, il faut qu’il y ait des journaux. Pour qu’il y ait des journaux, il faut qu’ils puissent être rentables. Cette rentabilité ils la trouvent à la fois avec le papier et avec Internet. »

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