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Le Maroc revoit son chemin de développement sous la conduite du Roi Mohammed VI

Construit autour d’une ambition à l’horizon 2035, le rapport sur le Nouveau modèle de développement (NMD) constitue désormais un référentiel commun de toutes les forces vives dans leur diversité.

Sa Majesté le Roi préside la cérémonie de présentation du rapport général de la Commission Spéciale sur le modèle de Développement

Préparé par des Marocains, avec des Marocains et pour les Marocains, le rapport général de la Commission Spéciale sur le Modèle de Développement (CSMD) a été officiellement présenté au Roi Mohammed VI, le mardi 25 mai, au palais royal de Fès et ses grandes lignes ont été exposées, le lendemain, à la presse. Au cœur de ce nouveau modèle, citoyenneté positive et active, renforcement du sentiment d’appartenance, et consolidation du projet de société porté par le Souverain. Revue de détail.

Construit autour d’une ambition à l’horizon 2035, le rapport sur le Nouveau modèle de développement (NMD) constitue désormais un référentiel commun de toutes les forces vives dans leur diversité. « Le NMD est un cap, une vision, une ambition pour bâtir un Maroc inclusif, durable et audacieux. Pour atteindre cet objectif, il nous faudrait mobiliser tous les acteurs et toutes les parties prenantes, libérer les énergies et retrouver un cadre et un climat de confiance qui impulsent et portent un Maroc fait par et pour les Marocains », c’est ainsi que s’est exprimé Chakib Benmoussa président de la CSMD, à sa sortie de l’audience avec le Roi Mohammed VI, mardi à Fès.

Sa mission ne s’arrête pas là. Sur instructions royales, une vaste opération de restitution et d’explication de ses conclusions et recommandations sera menée par la commission, auprès des citoyens et des différents acteurs à travers toutes les régions du royaume.

Ainsi, le président de la CSMD a présenté devant la presse, le lendemain de son audience avec le Roi du Maroc, les principaux points du rapport, qui se veut une vision prospective du Maroc de demain. Ce document, selon Chakib Benmoussa, « s’appuie sur l’histoire millénaire du royaume, ses valeurs d’ouverture et de dialogue, ainsi que la personnalité marocaine riche de toute sa diversité ».

Ses objectifs sont chiffrées et ses ambitions bien tracées. Le NMD ambitionne d’atteindre, à l’horizon de 2035, le doublement du produit intérieur brut, l’éradication de l’analphabétisme à plus de 90%, principalement dans le cycle primaire, l’amélioration des ressources humaines en matière de santé pour être au diapason avec les normes de l’Organisation mondiale de la santé, l’amélioration de la parité homme-femme et la mise à niveau de services publics de façon à ce qu’ils répondent aux ambitions de développement et aux attentes des citoyens.

Afin de garantir la réussite de ce chantier d’envergure, deux mécanismes ont été proposés dans ce rapport : tout d’abord, « le Pacte national pour le Développement ». Ce pacte serait l’outil d’un renouvellement des rapports de l’Etat avec les acteurs du développement (partis politiques, institutions constitutionnelles, secteur privé et partenaires sociaux, territoires et tiers secteur). Il pourrait être adopté de manière solennelle par les acteurs concernés et constituerait un engagement moral et politique fort devant le Roi et la Nation tout entière. Un mécanisme qui pourrait ouvrir la voie à « une nouvelle étape historique dans la trajectoire de développement du pays, autant dans sa symbolique que dans sa vocation stratégique et sa fonctionnalité ».

Autre mécanisme proposé par la commission Benmoussa et qui a pour but de faire le suivi du NMD, sous l’autorité directe du Roi Mohammed VI. En veillant à la cohérence globale et à l’alignement stratégique, en impulsant et appuyant les réformes transformationnelles, ce mécanisme mettra en responsabilité les acteurs concernés et renforcera la performance globale.

Sans langue de bois ou habillage linguistique, la commission précise qu’il ne s’agit pas d’ « un mode d’emploi avec des arrière-pensées politiciennes ou partisanes ». Le NMD représente plutôt l’émanation de « la volonté royale » et répond parfaitement aux « impératifs de l’organisation des pouvoirs que la constitution définit de façon claire et sans équivoque ».

Tout en capitalisant sur l’accélération des réformes en cours et compte tenu des conséquences de la crise sanitaire, les réformes doivent veiller à ce que les secteurs stratégiques à l’économie tels que l’agriculture et le tourisme reçoivent plus d’attention, car ancrés dans les principes de souveraineté et de résilience. Tout cela ne saurait atteindre les objectifs escomptés sans la valorisation et l’enrichissement du capital humain de façon à réaliser « le Maroc des compétences ».

Pour la CSMD, les secteurs de l’éducation et de la santé doivent recevoir la même attention avec le renforcement du secteur public et la participation responsable du secteur privé, l’amélioration de la qualité du service et la valorisation des ressources humaines.

Par ailleurs, la commission appelle dans son rapport à plus d’équité pour que l’ensemble des acteurs puissent participer à ce projet. Un nouveau modèle qui sera marqué, d’après Chakib Benmoussa, par « la responsabilisation, la capacitation, la subsidiarité, le partenariat, la durabilité et l’inclusion ».

Enfin, ce n’est pas le fait du hasard que ce NMD soit présenté à quelques mois des prochaines échéances électorales au Maroc. Le prochain gouvernement sera amené à assimiler ce modèle et élaborer les programmes qui puissent en faciliter la mise en œuvre.

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