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Essai Subaru WRX STI S 2012 : l'école du volant

Exit l’Impreza, Subaru pour le retour de sa sportive tri-corps l’a tout simplement appelée WRX STI S.
La grosse Sub’ ne fait pas dans le détail, ne cache pas son jeu.
Son style ne laisse personne insensible et si au début on se dit qu’on fera un peu kéké, en fait on découvre beaucoup d’envie dans le regard des autres, du p’ti jeune avec le “A” au cul au papy dans sa Vel Satis (c’est du vécu !!) Alors, cette référence sportive est-elle vraiment à la hauteur de la rumeur qui la précède ? C’est ce nous vous proposons de découvrir dans la suite …Subaru WRX STI S Style poussé à l’excès Grosse prise d’air sur le capot, grosses ailes et gros aileron, bref sur cette WRX STI S tout est gros.

Mais malgré ce style assez ostentatoire, le style se tient et se révèle uniforme, passé la première impression, quand on la regarde et bien on se dit tout simplement qu’elle a une sacré gueule de fauve.
Dans le détail, on aime bien la jolie découpe des feux avants, le travail des lignes fait sur le bouclier arrière au dessous duquel sortent les 4 sorties d’échappement.
Le clou du spectacle reste peut-être ces ailes arrières qui posent l’auto au sol.
Dans ce tableau sportif, le dessin voir l’inexistant dessin des rétros carrés est un peu décevant.
A l’intérieur, on est dans l’ambiance, rétro éclairage rouge de l’ensemble compteur / compte tours, les sièges sport cuir alcantara brodés STI, on reconnaît aussi le défaut des japonaises avec des plastiques durs.
Un point sur les sièges qui sont nettement moins enveloppant et moins durs que des Recaro classique, le mieux c’est que le confort y gagne sans trop nuir au maintien (au moins sur route).
Moteur : au fait elle a quoi dans le ventre ? Depuis 1993, la Subaru a connu plusieurs cylindrée et divers niveaux de puissance.
Notre modèle bénéficie du “gros” Boxer de 2,5l et développe 300 ch.
Mais il reste une donnée de taille et pas des moindres : 407 Nm de couple disponible 3 500 trs à presque 5 000 trs.
Ce Boxer sait en plus chanter, certes moins sonore que les anciennes versions, il lui en reste encore largement assez pour mettre une véritable ambiance dans l’habitacle, sans compter le sifflement du turbo en action !Là, on touche une des spécificités de la Subaru, c’est qu’elle vous plonge dans un autre univers, si quand on l’approche on se doute qu’il peut se passer quelque chose, quand on l’allume, il ne reste plus aucun doute.
Choisir son moteur …SI-DRIVE (SUBARU INTELLIGENT DRIVE)Subaru a pris soin de proposer deux mappings (+1 automatique) de gestion de la cartographie d’injection : Sport et Sport Sharp.
La première arrrondie les angles et s’avère utile au quotidien quand on veut enrouler et limiter la consommation.
La seconde rend le moteur furieux, il bondit à 3 000 trs, grimpe aux arbres à partir de 3 500 trs pour ne rien lâcher jusqu’à 6 000trs, inutile d’aller chercher les derniers 800 trs avant la zone rouge, ça ne sert plus à rien, mieux vaut retaper dans le couple !Cette jouissance mécanique est secondée par une exceptionnelle boîte 6 rapports courts qui se manie au doigt et à l’oeil aussi bien à la montée qu’à la descente où le talon pointe est exécutable, un régal de faire japper les quatre sorties.
Alors une pareille usine à gaz consomme forcément entre 13,5l et 15l aux 100 kms en mode andouille (de vire) et autour de 10l en stabilisant et lobotomisant la partie plaisir mécanique de votre cerveau.
Les 20l de moyenne sont tutoyés en mode “je suis à fond, je suis à foooooooooonnndd !” mais comme la circulation ne le permet pas tout le temps, on ne retiendra pas vraiment ce chiffre.
en route ? en piste ? WRX STI S : l’école du volant L’heure est venue d’aller voir ce qu’elle a dans le ventre comme toujours sur route puisque finalement très peu d’entre nous iront sur circuit.
Avant de partir, on peut choisir de laisser le différentiel en mode automatique ou bien répartir la motricité en mode manuel jusqu’à 65% sur les roues arrières, nous verrons que cela a son importance.
On trouve sa position sans mal dans la Subaru, à l’exception que pour les grands comme moi (1m89), on a toujours un peu l’impression d’avoir les genoux trop hauts.
Le toucher du volant est bon tout comme la direction précise et suffisamment dure pour avoir le total contrôle.
Puisque l’on parle direction, on remarque très vite le très faible rayon de braquage de la WRX qui fait de mi tour dans un mouchoir de poche sans avoir besoin de faire 3 tours de volant.
Le contact est mis, le mode Sport Sharp sélectionné et le différentiel est laissé en position automatique.
Le premier virage arrive, on prend les freins et on remarque tout de suite qu’il ne faut pas hésiter à taper fort dedans pour obtenir leur quintessence, l’auto fait 1500 kg, il faut tout de même ça pour l’arrêter.
On m’avait prévenu en me disant, tu vas voir elle est assez sous vireuse en entrée de courbe, le “assez” est pour moi de trop, elle l’est à peine, on gommera ce défaut en conservant un peu de frein pour lui faire piquer du nez et en cassant un peu le virage pour la forcer à rentrer plus fort, une fois le mode d’emploi assimilé, elle se jette au point de corde sans soucis surtout depuis qu’elle a été rabaissée de 5mm.
Ce qui pose plus de problème, c’est de ressortir proprement.
Car si l’on est sur le bon rapport, il faudra prendre soin de remettre progressivement du gaz pour ne pas voir l’arrière passer trop vite devant ! La WRX STI S est surtout très survireuse … surtout sur routes humides comme nous avons eu durant plus de 70% de notre essai.
C’est d’autant plus vrai que le mode automatique a tendance à repasser la puissance aux roues arrières trop brutalement quand le train avant souffre, dans le genre on/off, bonjour les dégâts (réglage origine : 41/59 %)Très vite, on se rend compte que la bonne répartition est à minima de passer en manuel 50% sur l’avant et 50% sur l’arrière pour s’assurer un peu de tranquillité.
Pour garder du fun mais avec de la progressivité, j’ai surtout roulé en distribuant 35% devant et 65% derrière en verrouillant le système sur ce réglage.
Là, les dérives de l’arrière deviennent beaucoup plus contrôlable car la limite de décrochage est un poil plus progressive, on prend alors un malin plaisir à tricoter avec son volant, une merveille sportive est entre vos mains, l’Opéra peut commencer.
Malgré tout, si à la lecture cela peut apparaître comme enivrant, cette WRX STI S réclame du boulot une fois assis dans son siège et raison gardée dans un coin de sa tête.
Elle peut très vite devenir piègeuse et on comprend pourquoi sa réputation la précède.
C’est la première vraie sportive du marché à ce prix, de celle qui vous en fera voir de toutes les couleurs mais uniquement si vous l’abordez avec le respect qu’on lui doit.
Elle vous fera énormément progresser au volant.
Si du look au moteur, elle donne l’impression de rentrer dans un autre univers, le passage derrière le volant vous fera quitter toutes vos références pour vous propulser non plus dans la conduite mais dans le pilotage pur.
Pour le reste, c’est bien elle la reine du train d’enfer sur route, avec des suspensions sport mais très loin d’être sèches, elles préservent toujours un confort assez impressionnant qui vous plonge dans un faux rythme, là où on a presque l’impression de se traîner, on est en fait déjà très largement fâché avec les hommes en bleu.
La Subaru efface la route avec autant de décontraction que les excellents pneumatiques 245/40 R 18 Dunlop SP Sport600 vous traduisent le grain du macadam, vraiment impressionnant.
Conclusion : bien vivante la WRX STI S Que faut-il retenir de cette fantasmante Subaru ? PLAISIR, en reniant peut-être sur l’efficacité pure, les japonais nous donnent là un de leurs meilleurs sabres.
Moteur, ambiance, expérience, on ne ressort pas indemne de cette WRX STI S, elle marque un homme surtout quand on ne peut la garder qu’une semaine.
Les déplacements quotidiens deviendront bien fades sans elle.
Ô bien entendu, elle n’est pas exempte de défauts : affichée à 43.
800 €, on regrette l’absence de radars de recul avt/arr, le côté spartiate du plastique intérieur et peut-être aussi un peu son prix car la concurrence est rude, nous en reparlerons dans notre conclusion qui fera l’objet du troisième épisode : Mégane RS Trophy vs Subaru WRX STI S, le comparo.
On regrette aussi le manque cruel d’efficience du Boxer, les 60l d’essence peuvent fondre comme neige au soleil, on connaît des moteurs aussi voir plus performants mais moins gourmands.
Sans demander à passer à 8l de conso, si on pouvait ne pas dépasser 13,5l de moyenne ce serait mieux.
Performances :- vitesse maxi 250 km/h et 0 à 100 km/h en 5,2 s (données constructeurs)

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