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« Catherine Vautrin, ministre du travail partiel »

Depuis sa nomination au cabinet, Catherine Vautrin n’a pas eu une minute à elle. Son bureau à l’Hôtel du Châtelet, niché dans la rue de Grenelle à Paris, est envahi par une montagne de dossiers depuis son installation le 11 janvier. Récemment, deux sujets importants ont captivé l’attention de la ministre du Travail, de la Santé et de la Solidarité : la réforme de l’assurance-chômage et la loi concernant la fin de vie, qui sera examinée en session plénière à l’Assemblée nationale à partir du lundi 27 mai.

Il y a bien d’autres enjeux qui occupent l’ancienne élue Les Républicains (LR) qui a rejoint le camp de Macron : la seconde phase de la réforme du marché du travail, les exigences financières des hôpitaux, l’introduction d’un congé paternité… Son agenda est bien étoffé. Tellement chargé que plusieurs des personnes avec qui elle collabore déplorent qu’elle ne consacre qu’un temps partiel au volet « travail » de son portefeuille. François Hommeril, président de la CFE-CGC, lui a même lancé une petite pique ironique lors d’une conférence de presse : « Il semble que, depuis quelques mois, [le ministère du travail] soit fermé. »

Depuis le début, l’étendue de ses responsabilités a été stupéfiante. Depuis janvier, Catherine Vautrin a abordé diverses domaines, de l’investissement dans le système de santé à la formulation d’une loi sur le vieillissement, en passant par la durée pendant laquelle les enfants passent devant les écrans ou les modifications des directives concernant les vacances payées. « Son champ d’action est si vaste qu’il rappelle presque l’empire de Charles Quint où le soleil ne se couchait jamais, » déclare Raymond Soubie, président du groupe Alixio et ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était à l’Elysée (2007-2012). Le regroupement du travail, de la santé et de la solidarité sous une même bannière est assez inhabituel dans l’histoire de nos institutions. »

Il y a eu, toutefois, quelques cas similaires au cours de la Ve République. Un exemple est Xavier Bertrand, qui s’est occupé du travail, de l’emploi et de la santé de novembre 2010 à mai 2012, tout en bénéficiant de l’appui d’un ministère délégué à la formation professionnelle et d’un secrétariat d’État chargé de la santé. Le ministère de l’emploi et de la solidarité, de juin 1997 à mai 2002, peut également être cité, qui était accompagné, en fonction des périodes, de deux ou trois ministères délégués (dont un dédié à la santé) et d’un secrétariat d’État. Philippe Séguin, qui a géré les affaires sociales et l’emploi de mars 1986 à mai 1988, a pu compter sur un ministère délégué à la santé et à la famille et, parfois, sur deux secrétariats d’État (dont un consacré à la sécurité sociale).

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