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« Élections 2024 : Crainte d’échec présidentiel »

Malgré sa présence constante dans cette campagne législative, Emmanuel Macron reste conscient que ce sont ses soldats qui sont sur le front. Hors de la simple unité, sa majorité se retrouve en pleine bataille pour gagner de nouvelles circonscriptions, comme l’a déclaré le président lors d’une conférence de presse le mercredi 12 juin. Sa crainte serait-elle confirmée ailleurs ?

Depuis dimanche, les députés qui soutiennent Macron ressentent un mélange de stupeur, d’amertume et de résistance face à la lutte électorale qui se déroule devant eux. Ils sont maintenant plongés dans le chaos de la dissolution initiée par le président, confrontés à deux blocs plus ou moins stables – le Rassemblement National (RN) qui a attiré Eric Ciotti et d’autres politiciens de droite, et le « nouveau front populaire » de la gauche.

Benjamin Morel, maître de conférences en droit public à l’université Panthéon-Assas, observe deux récits différents en cours de construction au cours de cette campagne. D’une part, il y a Jordan Bardella et un RN qui n’a jamais été au pouvoir et qui est soutenu par une partie du peuple curieuse de voir ce qu’ils peuvent accomplir. D’autre part, il y a la mobilisation contre l’extrême droite que Macron aurait aimé représenter, mais que la gauche lui a déjà subtilisée. Selon Morel, ces deux récits mettent les partis centristes en difficulté aujourd’hui. La rhétorique sur les extrêmes également dangereux et similaires, adressée à la population patrimoniale française, semble être un récit plus faible en comparaison.

« Nadia Hai, l’ancienne vice-présidente du groupe Renaissance, exprime des préoccupations similaires dans sa circonscription des Yvelines, où elle est en campagne pour sa réélection. Elle souligne que le choix se situe entre eux ou les extrêmes, eux ou le chaos en France. Dans l’Hérault, qui a vu le Rassemblement National prendre la tête lors des élections européennes avec une avance de 23 points sur la liste Renaissance, l’attitude est plus réservée. Patrick Vignal, l’élu sortant de la 9ème circonscription, admet qu’ils sont dans une impasse, au bord de l’échec, avec peu de ressources pour rebondir. « Si nous ne l’emportons pas, nous disparaîtrons », prévoit-il.

Certains, comme le député des Hautes-Alpes Joël Giraud, ont choisi de ne pas faire face à la situation. En désaccord avec la décision de dissolution, Giraud a décidé de se retirer de la politique. D’autres, comme Olivier Dussopt, ancien ministre du Travail et député Renaissance de l’Ardèche, ont choisi de ne pas se représenter pour des raisons plus personnelles. Il en va de même pour Jean-Louis Bourlanges, l’ancien président de la commission des affaires étrangères et élu MoDem des Hauts-de-Seine. Au total, une quinzaine de députés du camp présidentiel ont choisi de ne pas chercher un nouveau mandat.

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