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« Élections 2024: Écologistes Fébriles Espèrent Sursaut »

Le matin du jeudi 11 avril, dans un café, Marine Tondelier, la leader du parti Les Ecologistes, prévenait que malgré les difficultés et les sondages qui peinent à s’envoler pour la liste dirigée par Marie Toussaint aux élections européennes, les Verts resteraient unis. Elle déclarait : « Nous gagnons ensemble, nous perdons ensemble. Nous ne sommes pas ici pour discuter du match, mais pour y participer, tout le monde a bien compris ».

Cependant, les événements qui ont suivi pendant le week-end ont partiellement prouvé qu’elle avait tort. Un conseil fédéral, sorte de parlement du parti, qui s’est tenu de samedi à dimanche dans le 19e arrondissement de Paris, a révélé plusieurs points de désaccord et a ravivé les disputes internes, perturbant ainsi la campagne de Marie Toussaint.

Trois sujets sensibles – l’affaire Bayou, la composition de la liste pour les élections européennes et la position du mouvement vis-à-vis de la guerre entre Israël et le Hamas – ont dominé ce conseil fédéral et ont assombri l’atmosphère. Tout cela s’est passé avant que les militants ne se rendent à La Bellevilloise, une salle de concerts proche, pour un rassemblement de campagne autour de Marie Toussaint, dimanche après-midi.

Dans les heures précédant ce rassemblement, le parti a perdu Nadine Herrati, la présidente de son conseil fédéral. Elle a envoyé sa démission de la présidence et du parti par courrier à Marine Tondelier. Parmi les raisons invoquées, en particulier, la position sur le conflit israélo-palestinien. « Je ne m’identifie plus – et cela fait des mois – dans les exagérations sur le problème du conflit au Moyen-Orient, avec cette volonté presque obsessionnelle de qualifier un conflit sanglant de “génocide”, en minimisant le statut de victime d’Israël », explique-t-elle au Monde.

Elle était en désaccord avec la résolution d’engager une firme externe pour enquêter sur Julien Bayou, qui avait démissionné du parti. Cette situation est représentative d’une malaise plus grand, vu que l’affaire concernant l’ex-secrétaire national, mis en cause pour harcèlement moral par son ancienne partenaire, crée des divisions au sein des militants écologistes.
« Demeurer forts »
Dans une lettre datée du 12 avril, près de 174 membres ont critiqué un environnement où, selon eux, « certains groupes formés espionnent, ruminent, manipulent et ostracisent ». En contraste, d’autres ont récemment menacé d’une grève militante lors de la campagne si aucune action n’était prise, en voulant donner de la considération à la voix des femmes. Dimanche après-midi, le bureau exécutif a partagé sa décision de déléguer l’enquête à un cabinet d’avocats. Le conseil fédéral a approuvé cette décision, sans néanmoins voter sur ce sujet.
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