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Lotus Elise 2011 : notre test

Petite, légère, compacte, inconfortable, anachronique.
Mais capable d’offrir des sensations que très peu d’automobiles sont en mesure de fournir aux pilotes.
La Lotus Elise a changé au cours des années jusqu’à cette toute dernière mise à jour, le millésime 2011, que nous avons pu essayer sur route et sur circuit.

Autant vous dire que la saveur d’antan reste intacte, on retrouve toute la philosophie qui caractérise la Lotus avec un grand L.
Née en 1996 et rapidement devenue le modèle le plus important dans l’histoire de la marque, l’Elise a été construite dans l’optique de réaliser une voiture la plus légère possible, la voie royale pour atteindre le maximum de plaisir de conduite.

Rigide, agile, excessivement rapide la spider anglaise à moteur central incarne un rêve pour beaucoup de passionnés qui recherchent dans une sportive des sensations pures toujours plus rares sur le marché.
L’Elise poursuit son chemin de rajeunissement perpétuel.
Avec un nouveau museau, des yeux soulignés par un trait de LED et bien sûr et surtout un nouveau moteur, un 1.
6 d’origine Toyota, Elise nous revient non sans quelques modifications.
Et à nous de vous en faire découvrir les détails.
Suivez le guide…Esthétique et intérieursIl suffit de la garer à côté des voitures “normales” pour se rendre compte des dimensions d’Élise : c’est une voiture toute menue de 379 cm (exactement comme la Toyota Yaris) et haute de 112cm.
Des dimensions auxquelles nous sommes peu habitués, dans ce monde des voitures modernes qui tendent à devenir toujours plus grosses et musclées.
On sait, on sent que la Lotus Elise sera dynamique, ses formes la trahissent, même à l’arrêt.
Le nouvel avant, signé Donato Coco, ex responsable du style Ferrari a donné à la petite anglaise un air plus moderne et agressif.
Les LED sont là pour rendre son regard plus attirant.
Pour le reste de l’auto, très peu de nouveautés stylistiques, exceptées les jantes au nouveau design.
Du reste, la vision latérale et postérieure de la Elise S2 transpirait déjà l’énergie par tous les pores, il n’était donc pas utile d’en changer la physionomie.
Il y a évidemment un prix à payer : qui est grand et corpulent “descendra” péniblement à bord de l’auto.
Elle est basse, très basse.
On s’assoit directement sur son châssis d’aluminium.
On n’y entre pas, on s’y enfile comme dans une chaussette.
Entre le siège et la capote.
Mais une fois à l’intérieur, nous sommes bel et bien dans un univers parallèle.
Les détails à l’intérieur de l’habitacle nous renvoient tous à l’esprit de course de la voiture.
Le volant a un diamètre très réduit.
Ses sièges maigres et légers, l’absence d’accessoires inutiles, le less is more : Elise est un pure esprit qui ne doit pas être corrompu par la recherche de confort qu’elle préfère laisser à ses concurrents.
Moteur et boîte de vitesseL’Elise que nous avons testée est dotée de la dernière gamme moteur : un inédit 1.
6 quatre cylindres, d’origine Toyota qui délivre 136 Ch, tout comme le vieux 1.
8 powerstep base.
S’il est moins élastique par rapport à ce dernier (le couple est passé de 172 Nm à 4200 tours à 160 Nm à 4400), le nouveau propulseur assure des consommations et émissions plus contenues.
Homologué Euro 5, le 1.
6 demande 6,1 l d’essence chaque 100 km sur cycle combiné, et émet 149 g/km de CO2, contre 179 pour l’unité précédente.
Appelé 1ZR-FAE, le moteur japonais est doté d’un système Valvematic et Dual VVT-i, qui contribuent à optimiser à la fois performance et efficacité.
Outre le moteur, la boîte de vitesse est nouvelle également.
La vieille boîte manuelle cinq rapports a été remplacée par une unité à six rapports.
Sur route et sur pisteImaginer que l’on pourra utiliser la Lotus Elise sur la route comme n’importe quelle autre voiture relève de la fiction.
Les bouches d’égoût, les trous, les imperfections de la routes sont à éviter impérativement si vous aimez votre voiture et votre dos.
L’assiette est beaucoup plus rigide que dans les autres voitures modernes, et les amortisseurs sont quasiment inexistants.
Mais lorsque l’asphalte est lisse et qu’il n’y a pas d’obstacles sur la route l’Elise rachète le prix de votre sacrifice.
Si l’on devait vraiment trouver un défaut à cette voiture il faudrait chercher du côté du moteur.
Surabondant sur route, où grâce au poids contenu de 875 kg il fait valoir toute sa -non exceptionnelle- cavalerie, en offrant une belle agressivité à la Elise, il n’en reste pas moins que les quatre cylindres manquent un peu de tonus.
La Elise de “base” souffre pour ainsi dire d’une disproportion entre l’excellent châssis et le “petit moteur”.
Ce n’est pas un hasard s’il existe des versions plus puissantes qui atteignent les 220 Ch avec la Elise SC et les 260 Ch avec la détonante Exige Cup.
Avec celle-ci on connaît certes sur piste de grandes sensations (en ayant l’impression que ce châssis pourrait digérer bien plus de chevaux) mais il faut connaître ses limites…À noter que le 1.
6 peut être légèrement revigoré par le Sport Pack, qui avec quelques modifications porte la puissance de l’auto à 142 Ch.
Le moteur gagne qui plus est une voix plus personnelle qu’avec l’unité de départ.
Nous vous parlions plus haut de la nouvelle boîte manuelle à six vitesses, qui comme tous les autres éléments de la voiture, de l’accélération à l’embrayage a un caractère très “virile”.
Le levier a un pommeau en aluminium, exemplaire au niveau ergonomie.
Les rapports sont durs et précis et s’accompagnent d’un sonore “clac” très excitant.
On entend le caractéristique “whine” de la transmission, un crescendo aiguë comme fond sonore typique des voitures de course.
L’adrénaline est au rendez-vous… Nous avons particulièrement aimé le volant, un outil de commande chirurgical, précis et réactif.
Pas besoin de conduite assistée, dont l’auto est par ailleurs dépourvue.
Il en faut beaucoup pour la mettre en difficulté.
La petite anglaise fait corps avec l’asphalte, avec un dynamisme hors norme, sans phénomène de roulis grâce à une assiette étonnante.
Lorsqu’on provoque la voiture, elle tend à réagir avec un sous-virage, surtout en sortie de virages tous gaz dehors.
PrixLa Lotus Elise 2011 que nous avons essayé est disponible sur le marché à 39.
666 euros, prix qui peut monter rapidement en fonction des options choisies.
On part des 1850 euros nécéssaires pour la clim aux 1720 pour l’hard top, en passant par les vernis spéciaux qui vont des 880 aux 2600 euros.
Trois packs en dotation sur demande sont disponibles : le Black Style Pack, disponibile à 720 euros, le Sport Pack à partir de 2695 euros et le Touring Pack, disponibile à partir de 2650 euros.
Qualités et défautsNous avons aiméStyle rénovéDynamique de conduite exemplaireVolantNous avons moins aiméConfortAccessibilitéFinitionsFiche techniqueLayout : moteur central transversalLongueur : 3785 mmLargeur : 1850 mmHauteur : 1117 mmAlimentation : essenceArchitecture : quatre cylindres en ligneCubature : 1598 ccPuissance : 136 Ch à 6800 toursCouple : 160 Nm à 4400 tours0-100 km/h : 6,5 sVitesse maximum : 204 km/hÉmissions CO2 : 149 g/kmPoids : 876 kgTransmission : manuelle à six vitessesTraction : arrière

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