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Essai Harley Davidson Sportster XL Forty-Eight ou plus simplement HD 48

Essayer une Harley Davidson, c’est toujours une plongée dans un autre univers de la moto.
Que l’on aime ou pas le mode custom, c’est rentrer dans un monde où la moto reste la sculpture mécanique qui transforme l’homme aux yeux du quidam moyen.

Avec la 48, c’est son diminutif officiel, on ne se taille pas un costume mais une vraie cape de “super” biker.
Le comble, c’est que cette américaine va puiser son inspiration au pays du soleil levant, là où les japonais shootés à la mode urbaine ont remis au goût du jour le style bobber racer en y apportant parfois de l’excentricité mais surtout le goût pour le travail bien fait.

Une traversée du Pacifique fut aisée et le style a très vite été repris en Californie… pour finalement accoucher d’une machine de série qui a tout l’air d’un custom builder.
HarleyDavidson Sportster XLForty-EightLa base est assez simple, un cadre de Sportster, un moteur de 1200 cc.
Pour le look, vous ajouterez de superbes jantes noires de 16 pouces, une selle solo, un petit guidon, un garde boue arrière coupé et affleurant la roue et la pièce maîtresse : le célèbre réservoir “peanut” d’à peine 8l.
Une fois en route, on reconnaît de suite le ronronnement du Vtwin, presque trop étouffé par les échappements.
On passe la première et au début la jante de 16 pouces avec son gros gommard à l’avant désoriente un peu le pilote plus habitué à une jante de 17 chaussée classique.
Un peu maladroite au premier virage, c’est juste le temps d’assimiler le mode d’emploi : il faut appuyer sur les cales pieds pour faciliter les changements d’angles…Le Vtwin relance aisément l’équipage et l’on se plaît à enquiller en troisième ou quatrième par les petites routes.
Là, la moto se révèle encore une fois saine, bon accord de suspension, ça tape un peu sur les irrégularités car c’est tout de même un peu raide d’origine.
Malgré tout le confort n’est pas si mauvais grâce à la bonne selle d’origine, qui deviendra encore meilleur avec la selle à ressorts old school.
La position est moins typée : les bras et les pieds pas trop en avant, sans être relax, elle permet de tenir un bon 120 km/h sans lutter ce qui est tout de même pas mal pour une moto dénuée de toutes protections.
A ce rythme, il faudra bien penser à freiner.
Si l’avant tout seul s’avère un peu juste, il est très bien secondé par l’arrière, une fois la moto en main au bout de deux semaines, on se prend même à faire des arrivées en travers au feu rouge : on bloque et on contrebraque.
J’en arrive sur la particularité de la 48, c’est qu’elle est hyper maniable.
Avec le popotin du pilote et un centre de gravité placé très bas (merci le petit réservoir), on peut se permettre quelques facéties à son guidon !La ville s’aborde dans ces conditions en toute décontraction : empattement relativement court, angle de fourche normal, c’est très bien ainsi.
Si le réservoir est la pièce maîtresse du look, il deviendra votre souci majeur au moment de partir en ballade.
7.
95l, c’est sa contenance exacte ce qui autorise grosso modo : 100 km d’autonomie avant réserve, sur le réseau secondaire, faudra pas manquer vos ravitaillements… Un témoin de passage en réserve vous indiquera le moment fatidique, il vous restera alors à peu près 2l.
On aura noté tout de même deux allumages farfelus (à peine 10 km après le plein du témoin).
Dans ce cas, il convient de couper le contact, attendre quelques secondes et rallumer la moto afin de faire disparaître l’erreur.
Au final, cette 48 se révèle être très plaisante : vivante, agréable à l’oeil, elle pêche sur quelques côtés pratiques (réservoir et monoplace), en revanche les rétros placés sous le guidon sont efficaces et pratiques au moment se faufiler entre les autos.
Si l’on ajoute à cela que c’est une des moins chers des Harley, on frôle le sans faute.
Même les possesseurs de grosses HD ne peuvent s’empêcher de la regarder.
Ajoutez-y quelques accessoires comme la selle à ressorts et les échappements noires, vous deviendrez un vrai voyou.
Gaffe à enlever le Davida et le masque à la station essence, sans quoi, comme à l’époque, le pompiste aura peur pour sa caisse…Caractéristiques clés de la FortyEight :Moteur noir et poli monté sur silent-blocs, V-Twin Evolution 1200 cc avec touches de chromeInjection électronique à port séquentiel (ESPFI)Réservoir de carburant « peanut » en acier de 7,95 litres sur support avec trou d’allègementSelle Sportster classique solo monoblocHauteur de selle de 710 mmPneus largesRoues à rayons noires de 16″Guidon custom low profileRétroviseurs montés sous le guidonNouvelles fourches avant avec triple bride largeGarde-boue avant tronqué monté sur té de fourche avec trous d’allègementTé de fourche monté sur garde-boue avant tronquéComposants noirs comprenant le cache de filtre à air, les leviers d’embrayage et de frein et les clignotantsGarde-boue arrière tronquéFeux stop/clignotants/feux arrière tout en unGarantie deux ansAlarme Smart Security System HarleyDavidson (sonore et coupe circuit).
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