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Ces modes qui ne marchent pas (4/5) : les couteaux suisses

Il fut une époque où on ne nous bassinait pas avec les histoires de crise et de récession, où le mot pouvoir d’achat n’était utilisé que par Leclerc et où l’on avait la tête tournée vers les loisirs.
Il fallait donc des véhicules pour profiter des jours de RTT de plus en plus nombreux, mais qui devaient aussi emmener les enfants à l’école et nous transporter jusqu’au travail la semaine.

La polyvalence est donc devenue le nouveau mot à la mode dans les bureaux de conception, donnant naissance à des véhicules qui ont envie de répondre à tous nos besoins et qui sauraient tout faire.
De quoi imaginer des croisements (crossover, c’est mieux), des autos multi segments, qui à en faire trop.

Et on le sait, le mieux est l’ennemi du bien.
Mélanger tous les genres pour faire genre n’est jamais une bonne idée.
Le client a besoin d’un message clair car au final, il cherchera toujours à vouloir placer le véhicule dans une catégorie précise.
L’un des exemples les plus parlants de cette dernière décennie reste la Mercedes Classe R.
Sur le papier, c’est aguicheur : un mix de break, SUV et monospace, pour combiner les avantages de chaque silhouette.
Mais la sauce n’a pas pris, notamment aux USA où l’auto était destinée en priorité.
On trouve aussi des exemples plus abordables.
Regardez la Citroën C3 Pluriel.
Le discours marketing nous la présentait comme une 4 en 1 : berline, découvrable, cabriolet, pick up.
Le flop n’en fut que plus retentissant.
Les positionnements flous mènent donc à des méventes, ce n’est pas difficile à comprendre ! On pense ainsi à la Signum d’Opel, une Vectra break haut de gamme.
Ou alors au Kangoo be bob, qui se vent à seulement quelques centaines d’exemplaires !Retrouvez les autres épisodes des modes qui n’ont pas marché dans le secteur automobile ici.

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