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Supertest Citroën DS5 THP 200 : sa qualité de fabrication à la loupe

(3/6) – Avant l’arrivée d’ici quelques années de la DS9, qui sera préfigurée par un concept lors du prochain salon de Pékin, la DS5 tient le rôle de porte-drapeau du haut de gamme Citroën.
Et la marque aux chevrons ne s’en cache pas, l’ambition est de rivaliser sans complexe avec les allemandes.

Le but est de ne plus rougir de la comparaison et de se poser sur un pied d’égalité.
Et dans ce cadre, un chapitre est particulièrement important, celui de la qualité.
On cite toujours en exemple la même référence : Audi.
On a donc profité des 2 000 km au volant de ce modèle pour analyser plus en détail la finition de la DS5.
La présentation soignée donne une bonne impression du départ mais la fabrication suit-elle ?Pour que les choses soient claires, on va jouer la transparence.
Ce véhicule avait au début de notre semaine d’essai un peu plus de 6 000 km au compteur.
Mais c’est une bonne chose, car cela permettra de savoir un peu mieux comment la DS5 vieillit dans le temps et résiste à un usage plutôt intensif ! Avec de très bonnes surprises à la clef et… des mauvaises ! Du bon, voire très bon On avait déjà constaté de gros progrès ces derniers temps chez les constructeurs français.
Mais on se veut encore plus exigeant avec cette DS5.
Normal, vu le positionnement prix et les ambitions nourries par la marque, qui place cette auto face aux productions germaniques.
Citroën a fournit en conséquence de gros efforts.
Déjà, on apprécie le fait qu’un nombre important de commandes soit spécifique à l’auto.
Comprenez par là qu’on ne retrouve pas une fois de plus les lèves-vitres de la 307 ! Ceci est peut-être un détail, mais tout compte dans le haut de gamme.
On achète ce genre d’auto pour se distinguer.
On n’aime donc pas voir des pingreries à bord.
Pour voir vraiment que Citroën veut faire bien, il suffit d’analyser l’élément en plastique moussé recouvrant la planche de bord, au grain soigné.
Surtout, cet pièce se prolonge jusqu’entre les sièges, d’un seul tenant.
Une très belle réalisation.
Le plastique rembourré se retrouve aussi en haut des portes avant.
Citroën veut bien faire les choses.
On aime ainsi le soin apporté aux rangements dans les contre-portes avant.
Leur fond est tapissé de moquette et une fine couche de feutrine recouvre la paroie.
Le bague en aluminium autour du porte-canette flatte l’oeil aussi.
Bonne impression aussi en soulevant le capot.
Celui-ci est doté de deux vérins et est largement recouvert par un matériau isolant.
D’une manière générale, les assemblages sont soignés.
Les ajustages sont plutôt bons.
Il reste encore un ou deux faux pas, mais pour les trouver il faut plutôt regarder sous la planche de bord.
Des éléments passables, voire limites… Si l’avant de l’habitacle a été l’objet de tous les soins, il n’en a pas été de même à l’arrière.
Ici, pas de moquette dans les bacs de porte.
Le plastique de la console centrale brille et est granuleux, et cette dernière accueille des commandes de vitres qui ont surement 10 ans chez PSA ! De plus, les filets au dos des sièges font cheap.
Manque de chance pour Citroën, la pluie nous a dérangé une seule fois lors de notre essai.
Mais une belle averse, sur l’A6 ! La vitesse la plus rapide du balayage a été sollicitée pour les essuies glaces.
Et celui de gauche tapait dans le montant conducteur avec un bruit sourd.
Pas très flatteur tout ça… Bon, ce fut le seul défaut de ce genre.
Aucun bruit parasite ne s’est manifesté.
Seule la boîte de vitesse émettait parfois des petits son pas très flatteur.
Mais le levier est joli, avec une bague très amusante sous la main !On fera les tatillons en trouvant que la moquette sur le côté droit du tunnel central à l’avant était un peu détendue.
La clef manque aussi de classe.
Je ne sais pourquoi, mais pour moi, elle a une forme de… cercueil ! Le baguette des seuils de portes sont belles mais plutôt fragiles en étant très sensibles aux rayures.
Il sera donc préférable de bien les enjamber ! Au final, ça donne quoi ? J’ai un peu l’impression de me répéter en parlant de la qualité d’une auto française et en la comparant aux allemandes.
Il y a de très gros progrès.
Honnêtement, la DS5 n’a pas à rougir face à… une Volkswagen.
Mais face à Audi, il y a encore quelques petits progrès à faire et corriger.
Il faut ainsi gommer les économies un poil trop visibles.
Alors, certes, il y a aussi des économies chez les anneaux, avec des commandes partagées.
Mais elles sont toujours flatteuses, pas comme les lèves-vitre arrière de cette DS5 par exemple ! Ça, on ne veut plus le voir si Citroën veut vraiment étiqueter cette auto “haut de gamme à la française”.
Mais on retiendra surtout les beaux éléments, comme la pièce moussée de la planche de bord ou la sellerie.

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