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« Paris 2024: La flamme olympique, symbole viennois »

Le 16ème jour, une légère résistance a été rencontrée lors du passage de la torche olympique à travers le département de la Vienne le 25 mai, portée par 99 individus. Le collectif « Alerte du 25 », composé entre autres de militants de Greenpeace et de Bassines non Merci, a déclaré qu’ils allaient prendre des mesures pour manifester leur désapprobation contre l’édification d’immenses réservoirs d’eau dans le département et la contamination de l’eau.

Alain, membre actif de Greenpeace à Poitiers, déplore : « 1 milliard est disponible à Paris pour purifier la Seine, mais ici, nous n’arrivons pas à purifier l’eau ni à protéger les points de captage ». Aux côtés d’autres militants, il a placé une banderole proclamant « Ici aussi protégeons l’eau » à proximité d’un site de passage de la flamme, dans les rues de la capitale du Poitou.

La journée précédente, l’équipe municipale chargée de l’effacement des graffitis avait enlevé les inscriptions « No pain No game » et « Jeux Olympiques de la honte ». Dans une veine plus humoristique, une vidéo simulant le rapt de la flamme a été envoyée par courrier électronique à une agence de la Nouvelle République du Centre-Ouest, accompagnée d’une liste de revendications : « Si vous voulez récupérer la flamme, nous demandons un moratoire immédiat sur les mégas bassines, la fin de l’épandage de pesticides … et le retour du jeu télévisé ‘Des chiffres et des lettres' ».

Un message maintes fois répété faisait écho : « C’est une occasion qui ne se présente qu’une fois dans une vie! »

Dans le cadre de l’événement qui a eu lieu au stade municipal, un groupe passionné s’est rassemblé et a salué l’occasion en répétant continuellement le mantra, « Avoir la chance de voir la flamme olympique est une occasion qui ne se présente qu’une fois ». Cependant, ce n’est pas tout à fait exact car de nombreux habitants de Poitou se souviennent avoir été témoins du passage de la flamme dans leur ville en 1991, juste avant les jeux olympiques d’Albertville. Malgré cela, selon le maire de Loudun, Joël Mazas, entre 15 000 et 20 000 personnes se sont jointes à l’événement le samedi 25 mai. Il est connu pour exagérer comme son confrère de Marseille, alors que Loudun n’a que 6 700 habitants selon le recensement de l’INSEE. La flamme olympique est arrivée dans un flambeau à 9 h 28, protégée par une foule musclée, et son porteur a grimpé sur une estrade. Les autorités locales se sont progressivement jointes à eux pour une photo mémorable, les hommes devant et les femmes derrière. À 9 h 30, la flamme a repris son voyage, abritée dans une lanterne. Sa prochaine destination était Poitiers et le Futuroscope, dernière des huit étapes de la journée, qui ont toutes été marquées par un enthousiasme populaire depuis l’arrivée de la flamme en France le 8 mai.
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