Catégories: Politique
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11 avril 2024 0 h 07 min

Guerini braque syndicats, trêve olympique s’éloigne

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Alors que les Jeux olympiques et paralympiques approchent en moins de quatre mois, les tensions persistent au sein du secteur public. Suite aux déclarations du Ministre de la transformation et de la fonction publiques, Stanislas Guerini, faites mardi 9 avril au Parisien, annonçant son désir de « briser le tabou du licenciement » des fonctionnaires, la CGT a choisi de déclencher des grèves prévues pour toute la période olympique, du 15 avril au 15 septembre. Cette décision s’additionne à celle de FO, qui a également déclenché des grèves début mars pour une période s’étalant du 19 mars au 8 septembre.

M. Guerini a expliqué au Parisien que c’est une « distorsion du statut de fonctionnaire de penser qu’en raison de la garantie de l’emploi, nous ne pouvons pas licencier un employé qui ne fait pas son travail. La justice, c’est de récompenser les employés engagés et de sanctionner ceux qui ne travaillent pas assez. » Le ministre a donné plus de détails sur son plan, mercredi matin, sur France Inter, précisant qu’il ne « souhaite pas remettre en cause » la « garantie de l’emploi » et qu’il exclut la possibilité de « licenciements pour motifs économiques ».

Ces précisions ont du mal à convaincre les syndicats, furieux des commentaires du ministre. Surtout qu’elles ont été faites juste après la réunion inaugural de la concertation sur la réforme de la fonction publique, boycottée par FO. Selon Mylène Jacquot de la CFDT Fonctions publiques, la rencontre était « fraîche » et « n’a pas très bien passé », ajoute Céline Verzeletti, coprésidente de l’Union fédérale des syndicats de l’Etat-CGT.

« Il n’y a aucune intention cachée », conclut le texte.

Les syndicats sont furieux du fait que les licenciements n’ont pas été discutés pendant la réunion, avant que le ministre ne les mentionne dans les médias. »Nous avons eu un aperçu du plan, mais cette problématique n’a jamais été soulevée », indique Luc Farré, leader de l’UNSA-Fonction publique. Selon le ministère, le sujet a été clairement inclus dans le document distribué aux syndicats la veille de la rencontre, donc il n’y a pas de « motifs cachés ».

Une analyse de la présentation que Le Monde a obtenue révèle que le « licenciement pour insuffisance professionnelle » a bien été évoqué, mais comme étant la « seule solution face aux situations d’incompétence prouvée ». En effet, Stanislas Guerini a rappelé sur France Inter que le statut des fonctionnaires permet effectivement un « licenciement pour insuffisance professionnelle ». Cependant, il estime que cette mesure est « très mal définie et très peu utilisée », notant qu’il n’y a eu que treize licenciements pour cette raison en 2022 dans la fonction publique d’Etat, qui compte 2,5 millions d’agents.

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