Dans le restaurant Les Philosophes, l’accueil chaleureux est assuré par Khaled, 47 ans, un ancien comédien de théâtre algérien, habillé d’un tablier, d’une chemise blanche, et d’un veston, circulant habilement entre les tables avec un plateau rond à la main. Il crée une ambiance conviviale avec sa voix vibrante et ses plaisanteries, même en annonçant son futur départ à une cliente en terrasse, tout en écoutant un musicien jouer Les Champs-Elysées à la clarinette dans le quartier du Marais, au 4e arrondissement de Paris.
Khaled est arrivé en France sans papiers en 2000. Il a commencé à travailler non déclaré sur les marchés parisiens, puis comme préparateur de palettes chez un producteur de fruits et légumes dans les Yvelines. Malgré ses tentatives pour obtenir un titre de séjour, il a reçu une obligation de quitter le territoire français en 2005. Cependant, il a continué de rester en France et a été régularisé suite à son mariage avec une Française avec qui il a deux filles. Depuis maintenant sept ans, il exerce dans l’industrie de la restauration.
Khaled explique que son travail dans le restaurant est un travail difficile, nécessitant de servir jusqu’à 700 clients par jour et de gérer une foule de personnes impatiemment dans la file d’attente, ajoutant que peu de Français accepteraient de faire ce métier.
Effectivement, au bistrot nommé Les Philosophes, la majorité du personnel n’est pas française, comme l’affirme le propriétaire Xavier Denamur. Que ce soit pour la préparation du canard confit ou le service du filet de bœuf d’Aubrac, l’équipe se compose de personnes venant d’horizons divers, incluant le Sri Lanka, l’Erythrée, la Russie, l’Ukraine, l’Angola, la Belgique, le Cap-Vert et le Sénégal. Selon Xavier, lorsque des postes sont à pourvoir, ce sont uniquement des immigrés qui candidatent. Ces emplois nécessitent une disponibilité durant les week-ends et les soirées. Sans les travailleurs étrangers, les restaurants parisiens ne pourraient fonctionner !
« Nous dépendons de l’immigration ! »
En Île-de-France, ce secteur dépend fortement de la main-d’œuvre immigrée. Selon l’Insee, 40% des employés de l’hôtellerie et de la restauration sont étrangers, tout comme 50% des chefs cuisiniers. Au niveau national, ces chiffres tombent à 19,3% et 22% respectivement, selon la Dares.
Que se passerait-il si la politique d’immigration se durcissait, comme le propose le Rassemblement national (RN) dans son programme ? La cessation du droit du sol, la limitation du regroupement familial et la suspension des régularisations d’étrangers en situation irrégulière auraient des répercussions considérables, et pas seulement dans la restauration. Parmi les secteurs employant beaucoup d’étrangers, le bâtiment et le nettoyage seraient également touchés. Selon la Dares et l’Insee, 27% des ouvriers non qualifiés du BTP et 38,8% du personnel de nettoyage sont étrangers (ces chiffres montent respectivement à 60% et 61,4% en Île-de-France).
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