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« Israël libère prisonniers palestiniens après 7 mois »

Voici une mise à jour de la situation de la veille.

Le lundi 1er juillet, Israël a répondu aux attaques de vingt roquettes lancées sur son territoire par des factions armées palestiniennes en frappant le sud de la bande de Gaza. Le chef de gouvernement israélien, Benyamin Nétanyahou, avait déclaré la veille que son pays était engagé dans un « combat difficile » sur le territoire palestinien assiégé. Il a lancé cette offensive en réponse à une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Au cours des derniers mois, l’armée israélienne prétend avoir démantelé les chaînes de commandement du Hamas et de son principal allié, le Jihad islamique, principalement à Gaza Nord et à Khan Younès, la plus grande ville du sud, et avoir retiré ses troupes de ces zones. Cependant, elle a recommencé ses opérations dans certaines de ces régions pour lutter contre ces deux groupes.

Le directeur de l’hôpital Al-Shifa, relâché, accuse Israël de « tortures ».

Plusieurs prisonniers palestiniens, y compris le directeur de l’hôpital Al-Shifa de Gaza, Mohammed Abou Salmiya, ont été libérés par Israël et transférés vers des centres médicaux dans la bande de Gaza, lundi 1er juillet. Le directeur de l’hôpital le plus grand dans le territoire palestinien a accusé Israël de « tortures » après sa libération, suite à plus de sept mois de détention.

Le service de renseignement interne d’Israël, le Shin Beth, a annoncé qu’il avait, conjointement avec l’armée, la responsabilité de « libérer des dizaines de prisonniers pour faire de la place dans les centres de détention ». Le Shin Beth étant « contre la libération des terroristes de l’unité Nukhba du Hamas (…) il a été décidé de libérer plusieurs détenus de Gaza qui représentent un risque moins élevé ».

Le docteur Salmiya, ayant affirmé avoir été victime de « tortures sévères » lors de son emprisonnement en Israël et avoir souffert d’une fracture du pouce, a révélé que cinquante autres détenus avaient également été libérés. Il a accusé le pays de les avoir privés de « nourriture et de médicaments » et soumis à des « humiliations physiques et psychologiques ». L’armée israélienne, contactée par l’Agence France-Presse (AFP), a indiqué qu’elle « vérifiait ces informations ». Le Hamas a condamné ce qu’il a appelé des « signes évidents de torture et les histoires horribles sur les conditions de détention tragiques », réaffirmant l’attitude criminelle du « gouvernement d’occupation fasciste », une référence au gouvernement israélien.

L’armée israélienne a ensuite ordonné une autre évacuation des secteurs de Khan Younès et Rafah dans la bande de Gaza, où des centaines de milliers de Palestiniens avaient déjà été forcés de fuir les combats quelques semaines auparavant. L’ordre d’évacuation concernait les habitants d’Al-Qarara, Bani Suheila et de plusieurs autres villes de ces deux régions, a annoncé en arabe un porte-parole de l’armée, Avichay Adraee.

Ce dernier fait suite au lancement lundi matin de vingt projectiles vers le territoire israélien depuis la région de Khan Younès. Les Brigades Al-Qods, branche armée du Jihad islamique, ont affirmé dans un bref communiqué avoir « attaqué » de manière « ciblée » les localités israéliennes entourant Gaza.

Le 7 mai, l’armée israélienne a lancé une opération à Rafah, situé au sud du territoire palestinien, dans le but déclaré de détruire les derniers bataillons du Hamas. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a reconnu que la bataille était ardue.
Un garçon est mort en Cisjordanie, ainsi qu’une femme, selon le ministère de la santé palestinien basé à Ramallah. De plus, quatre autres personnes ont été blessés par les tirs israéliens à Tulkarem. L’armée israélienne n’a pas réagi immédiatement à ces allégations.
Un reporter a vu des véhicules militaires blindés israéliens pénétrer dans le camp de réfugié de Nour Shams, près de Tulkarem, où les violences et les interventions israéliennes se font de plus en plus fréquentes.
Le Croissant-Rouge palestinien a annoncé qu’il intervenait auprès de trois blessés suite à « l’attaque des forces israéliennes sur le camp de Nour Shams ». Un jeune homme a été victime de « violences » et deux femmes, âges de 48 et 68 ans, ont été blessées par des éclats d’obus.

Selon les données officielles fournies par les autorités palestiniennes, depuis l’éclatement de la guerre à Gaza, 556 Palestiniens ont été victimes de l’armée ou des colons israéliens en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, à partir du 7 octobre 2023. Pendant la même période, sur le même territoire, un total de quinze Israéliens, y compris des militaires, ont perdu la vie dans des attaques, comme le rapporte l’AFP via des statistiques officielles israéliennes.

Avec le début des hostilités, la santé de Gaza a été durement touchée, faisant 37 900 victimes gazaouies d’après les informations du Ministère de la santé du gouvernement de Gaza, contrôlé par Hamas.

Cette guerre a éclaté en raison d’une attaque sans précédent du Hamas sur le territoire israélien le 7 octobre 2023, causant la mort de 1 195 individus, dont la majorité étaient des civils, comme indiqué par un dénombrement de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.

En réaction à cette attaque, une grande offensive a été lancée par l’armée israélienne à Gaza, entraînant la mort de 37 900 Palestiniens, pour la plupart des civils, selon les chiffres du Ministère de la santé du gouvernement de Gaza dirigé par Hamas.

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