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L’Ifremer exprime des préoccupations concernant le futur de ses projets

À l’occasion de son 40ème anniversaire, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) semble contraint de lancer un SOS. Lors du conseil d’administration qui s’est tenu le 6 juin, l’institut a approuvé ses orientations et priorités dans le cadre du contrat d’objectifs, de moyens et de performance à conclure avec l’État pour 2024-2028, mais la discussion sur les ressources nécessaires a été reportée en octobre. C’est le sujet le plus complexe des négociations alors que l’Ifremer prévoit un déficit financier sans précédent de 9 millions d’euros en 2024 et est obligé de puiser dans ses réserves pour couvrir ses dépenses actuelles.

Dans ce contexte, plus de la moitié du personnel de cet établissement public (800 sur 1 540) a signé une tribune publiée lundi 24 juin dans Le Monde, déclarant que l’Ifremer est en crise et s’épuise. Ils décrivent « l’action entravée » d’une institution en charge de l’observation des océans et de la recherche maritime. L’initiative d’un texte sur l’importance et la pertinence des activités de l’Ifremer pour ses 40 ans est venue de la direction de communication. Cependant, les cinq scientifiques qui l’ont élaboré ont fini par conclure qu’il était nécessaire d’interpeller les autorités.

Dans le contexte de l’inflation qui a marqué les années 2022 et 2023, l’institut reconnu comme un établissement public industriel et commercial (EPIC) rencontre des difficultés financières majeures. Cette situation a alarmé le conseil d’administration, qui a exprimé sa crainte de voir l’Ifremer tomber en « défaut de paiement » dès 2026. Un document interne révèle ces préoccupations en décembre 2023.

François Houllier, le PDG de l’Ifremer, reconnaît que malgré la compensation par l’État de tous les surcoûts énergétiques liés aux expéditions océanographiques, l’inflation de 10% sur le reste du budget sur deux ans, soit 200 millions d’euros, entraîne une vingtaine de millions d’euros de charges supplémentaires chaque année. Il y a également eu en 2023 une perte de quarante-deux équivalents temps plein, principalement à cause des départs non remplacés.

Par exemple, au sein de l’unité brestoise dirigée par Fabrice Pernet, chercheur en écophysiologie et l’un des auteurs de la tribune, on remarque que des chercheurs endossent de plus en plus les responsabilités de techniciens en raison de problèmes financiers. En outre, il a été suggéré que le modèle EPIC pourrait être à reconsidérer car, bien que les chercheurs soient poussés à générer des revenus, la recherche elle-même est un processus coûteux.

Il convient de noter que ce texte n’est qu’un résumé et que le reste de l’article est accessible uniquement aux abonnés.

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