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G7 accorde prêt de 50 milliards à Kiev

En plus de Marie Slavicek et Glenn Cloarec, des autres ont également animé ce live. Notre répertoire d’articles, de reportages et d’analyses sur la guerre en Ukraine est vaste et couvre divers aspects du conflit. Les contributions du « Monde » sont particulièrement percutantes avec leurs reportages, analyses et explications détaillées.

Nous avons exploré plusieurs événements récents, y compris le phénomène croissant des cercueils graffités autour de la tour Eiffel, qui fait l’objet de soupçons à l’égard d’un « collectif artistique » ukrainien. Nous avons également examiné les appels à la CPI sur les discours haineux d’agents de propagande du Kremlin en plein conflit ukrainien.

Macron, le président français, a franchi une nouvelle étape dans son soutien à l’Ukraine en envoyant des avions Mirage. Zelensky a exprimé sa gratitude à la France pour son soutien lors d’une session de l’Assemblée nationale peu fréquentée. Par ailleurs, à l’occasion de la visite de Zelensky à Paris, la France a augmenté son aide militaire, bien que cela ait suscité des critiques de la part de l’opposition.

Le combat de Kharkiv en Ukraine a définitivement effacé la « ligne rouge » que les Européens et les Américains avaient initialement établie au début de la guerre. Poutine, le leader russe, menace maintenant de fournir des missiles à ceux qui sont hostiles à l’Occident.

Un an après la destruction du barrage de Kakhovka en Ukraine, un rapport a dénoncé ce qui est qualifié de « crime de guerre environnemental ». Nous cherchons également à conjurer les menaces d’une escalade en Ukraine et à répondre à vos questions les plus courantes.

D’un autre côté, nous avons observé comment Moscou et Kiev utilisent des drones dans le conflit. La guerre des drones entre la Russie et l’Ukraine a atteint une intensité sans précédent ces derniers mois. Un rapport d’un think tank britannique spécialisé dans la défense, publié en mai 2023, révèle que les Ukrainiens perdent un nombre estimé à 10 000 drones par mois sur le terrain de bataille, soit environ 300 par jour. A titre de comparaison, les arsenaux militaires français n’ont guère plus de 3 000 drones.

Ukrainiens et Russes recourent principalement à de petits drones civils, peu coûteux et largement accessibles. Ces engins volants sans pilote permettent la surveillance du terrain de combat, l’orientation des forces ou le ciblage de l’artillerie ; plusieurs d’entre eux sont même adaptés pour transporter de petites charges explosives, souvent déployées sur les tranchées ou les véhicules blindés.
Les drones-kamikazes, bien qu’en nombre plus restreint, jouent aussi un rôle crucial. Ces appareils, équipés d’explosifs, sont envoyés au-dessus du front, sans objectif pré-déterminé. Les Russes emploient des drones Lancet-3 autochtones, mais aussi des Shahed-136 fabriqués en Iran. L’Ukraine, ne disposant pas d’une flotte de guerre substantielle, met au défi son adversaire avec des embarcations navales sans pilote – de petits kayaks télécommandés, munis d’explosifs (450 kilos de TNT).
Preuve de l’utilité des drones dans leurs tactiques, tant les Ukrainiens que les Russes ont structuré leurs forces pour pouvoir approvisionner leurs troupes sur le long terme, en acquérant en quantité des drones civils sur le marché, mais aussi en instaurant leurs propres capacités de production. Timide au début de la guerre du Donbass, déclenchée il y a une décennie, l’industrie nationale ukrainienne s’est depuis renforcée. Fin août, le ministre ukrainien de la transition numérique a fait savoir qu’une reproduction du drone russe Lancet avait été conçue et serait prochainement mise en service sous le nom de Peroun, le dieu slave de la foudre et du tonnerre.

Malgré les sanctions occidentales qui restreignent son accès aux composantes électroniques, la Russie parvient à progresser. D’après les services de renseignement américains, elle aurait entamé l’établissement d’une usine dans la zone d’Alabouga, une zone économique spéciale, pour y produire des drones-kamikazes à l’instar des Shahed-136 d’origine iranienne.

Concernant l’arsenal de missiles russes, obtenir des informations précises ou exactes est quasiment irréalisable. Les forces de renseignement ukrainiennes partagent fréquemment des informations à ce propos, néanmoins leur fiabilité est questionnable.

D’après Andri Ioussov, qui est le porte-parole du renseignement du ministère de la défense (GUR) et cité par Liga.net, l’armée russe possédait 2 300 missiles balistiques ou de croisière avant la guerre et environ 900 de plus au commencement de cette année. À ce chiffre, viennent s’additionner plusieurs milliers de missiles antiaériens S-300 ayant une portée approximative de 120 kilomètres, ainsi qu’un stock conséquent de S-400, une version plus actuelle avec une portée triplée. En août, Vadym Skibitsky, adjoint au GUR, avançait que 585 missiles possédaient une portée supérieure à 500 kilomètres.

Quant à la capacité de production, elle aurait augmenté pour atteindre une centaine de missiles balistiques ou de croisière par mois, d’après plusieurs experts. En octobre, le GUR estimait cette production à environ 115 unités.

Il semblerait que la Russie soit en train d’acquérir des missiles de courte portée de l’Iran et de la Corée du Nord, avec des acquisitions en cours. D’après Reuters, citant plusieurs sources iraniennes, environ 400 missiles iraniens du type Fateh-110 (avec une portée de 300 à 700 kilomètres) auraient été fournis depuis janvier, quand un accord est supposé avoir été signé. On ne sait pas exactement combien de missiles nord-coréens ont été acquis par la Russie, mais 24 d’entre eux ont été lancés en Ukraine entre le 30 décembre 2023 et le 7 février 2024, affirme le procureur général, Andriy Kostin. Selon les spécialistes analysant les résidus et les trajectoires, ils sont probablement des KN-23 et KN-24 avec une portée d’environ 400 kilomètres.

Qu’en est-il des avions de combat F-16 ?
Suite à une demande de longue date du président ukrainien, les États-Unis ont approuvé en août 2023 le transfert de jets de combat F-16 à l’Ukraine. Bien qu’il existe plus de 300 F-16 dans neuf pays européens, tels que la Belgique, le Danemark, la Grèce, les Pays-Bas, et le Portugal entre autres, tous les pays possédant ces avions ne sont pas capables de les céder immédiatement.

Volodymyr Zelensky prétend que les alliés occidentaux ont promis 42 F-16 à Kiev, bien que cette information n’ait pas été confirmée. Le Danemark a promis d’en donner 19. Les 6 premiers doivent être livrés avant la fin de 2023, 8 autres en 2024 et enfin 5 en 2025, selon la première ministre danoise, Mette Frederiksen. Les Pays-Bas, qui ont également promis d’en donner, possèdent 42 unités, mais n’ont pas précisé combien ils prévoient d’en céder.

Dans le contexte de la formation des pilotes ukrainiens à l’utilisation des avions de combat américains, onze pays fidèles à Kiev ont promis de soutenir leur formation. En revanche, l’OTAN estime qu’ils ne seront opérationnels qu’en début 2024, tandis que certains experts prédisent plutôt l’été 2024.

Concernant l’aide militaire de ses alliés envers Kiev, une dégradation est perceptible depuis deux ans après le début de la guerre de grande envergure. En effet, un rapport publié en février 2024 par l’Institut Kiel révèle une baisse notable d’août 2023 à janvier 2024 par rapport à la même période de l’année précédente. À noter que deux paquets d’aide prévus par le Sénat américain et l’Union européenne (UE) ne figurent pas dans ce rapport.

L’Institut Kiel indique également que le nombre de donateurs diminue et se centralise principalement autour de quelques pays dont les États-Unis, l’Allemagne et des pays du nord et de l’est de l’Europe. Ces derniers engagent en même temps des sommes financières énormes et des armes sophistiquées. Au total, depuis février 2022, leur engagement s’élève à au moins 276 milliards d’euros en termes d’aides militaires, financières ou humanitaires versées en faveur de Kiev.

Les nations les plus fortunées ont démontré le plus grand niveau de générosité en termes de valeurs absolues. Les États-Unis sont les donateurs les plus considérables, ayant promis plus de 75 milliards d’euros, dont 46,3 milliards d’euros sont destinés à l’aide militaire. Les États membres de l’Union européenne ont promis des aides communes des fonds européens (93,25 milliards d’euros) et bilatérales (64.86 milliards d’euros), pour un montant total de 158,1 milliards d’euros.

Toutefois, cette situation change lorsque l’on rapporte à la taille de l’économie de chaque pays donateur. Les États-Unis tombent à la vingtième place (0,32% de leur PIB), derrière des pays voisins de l’Ukraine ou d’anciennes républiques soviétiques alliées. L’Estonie est en tête, avec 3,55% de son PIB, suivie du Danemark (2,41%) et de la Norvège (1,72%). Les autres pays du top 5 sont la Lituanie (1,54%) et la Lettonie (1,15%). Les trois pays baltes, qui partagent tous des frontières avec la Russie ou la Biélorussie, sont parmi les plus généreux donateurs depuis le début du conflit.

Selon le pourcentage du PIB, la France se situe au vingt-septième rang, ayant dédié 0,07% de son PIB, juste après la Grèce (0,09%). L’aide fournie par la France a constamment diminué depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie – la France était vingt-quatrième en avril 2023, et treizième en été 2022.
Peu est connu sur les tensions à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne.

Les tensions entre l’Ukraine et la Pologne montent depuis plusieurs mois, centrées autour de l’exportation des céréales ukrainiennes. En 2022, afin de stimuler le commerce sans taxe de produits agricoles ukrainiens vers l’Afrique et le Moyen-Orient, l’Union Européenne a établi des « voies de solidarité ». Néanmoins, depuis le début du conflit, environ la moitié des céréales ukrainiennes passent par ou terminent leur voyage dans l’Union Européenne, dixit la Fondation Farm, un groupe de discussion sur les questions agricoles internationales. Ces denrées présentent des tarifs nettement inférieurs à ceux du blé produit dans l’UE, notamment en Europe centrale.

L’argument avancé par la Pologne, la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie, et la Slovaquie est que ces produits perturbent le marché local et donc le revenu de leurs agriculteurs, d’où leur décision d’interdire unilatéralement l’importation de ces céréales en avril 2023. Bien que Bruxelles ait approuvé l’embargo, cela était sous condition qu’il ne bloque pas l’acheminement vers d’autres nations et qu’il ne dépasse pas une durée de quatre mois. Insatisfaite de la gestion du souci principal, Varsovie a choisi de maintenir fermée sa frontière aux céréales ukrainiennes à la fin de l’été, malgré l’avis de Bruxelles qui considérait l’embargo injustifié puisque leurs analyses démontraient « l’absence de distorsion des marchés domestiques du grain ».

Les fermiers polonais se sont mobilisés pour établir un blocus frontalier entre l’Ukraine et la Pologne, afin de stopper l’entrée des véhicules ukrainiens sur leur sol national. Ils exigent une interdiction totale des produits agricoles et alimentaires en provenance d’Ukraine. Ils critiquent l’augmentation soudaine de leurs frais de production pendant que les entrepôts et silos sont débordés et les tarifs au seuil le plus bas. Vers le début de 2024, le président ukrainien jugeait que ce blocus frontalier est une manifestation de l’affaiblissement de la solidarité envers son nation et a donc sollicité des discussions avec la Pologne. « Seulement Moscou se félicite » de ces conflits, avait-il déclaré, critiquant « la naissance des slogans favorablement orientés vers Poutine ».

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