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« Le mystère des vols planés parmi les marsupiaux »

« Quand les cochons voleront… » est une phrase que nous entendons souvent dans la langue anglaise. Pourtant, c’est aussi improbable que le fait que les poules aient des dents, comme le suggère une expression similaire en français. Cependant, le vol n’est pas une chose inconnue parmi les mammifères, dont nous faisons partie. Les chauves-souris sont effectivement des as du vol, tandis que d’autres comme les écureuils volants, les colugos et trois types de marsupiaux excellents pour planer.

Une équipe de scientifiques américains, dont Ricardo Mallarino professeur à l’université de Princeton est le coordinateur, a regardé de près ces marsupiaux. Leur but était de comprendre l’évolution du patagium, une membrane qui s’étend entre les jambes et les côtés de l’animal, lui donnant une capacité de vol. Ces chercheurs se sont spécifiquement intéressés à ces marsupiaux et pas à une des 1 400 espèces de chauves-souris parce que chez ces trois spécificités l’évolution de la membrane est indépendante, ce qui leur permet de faire des comparaisons. De plus, chez ces marsupiaux la membrane évolue non pas dans l’utérus mais dans la poche de la mère, ce qui permet de l’observer plus facilement. Il est important de rappeler que les marsupiaux, y compris les grands kangourous, donnent naissance à des larves d’environ 1 gramme qui rampent jusqu’à la poche ventrale de la mère, s’accrochent à un téton et y terminent leur développement.

Premièrement, le génome de ces trois espèces ainsi que celui de onze autres espèces de marsupiaux sans la membrane célèbre a été séquencé par l’équipe. Aucune mutation génétique capable d’éclaircir le mystère n’a été découverte. Cependant, une évolution rapide à côté du gène Emx2 a été remarquée chez les trois espèces volantes. Chaque espèce a présenté des modifications distinctes, signes d’une histoire unique à chacune, mais toutes localisées dans la même zone.

L’élevage des phalangers volants

Pour ceux qui étudient l’élaboration des grandes structures anatomiques dans l’embryon, ce gène n’est pas étranger. Présent chez tous les mammifères, il joue un rôle significatif dans le développement du cerveau et de la ceinture pelvienne. Se pourrait-il qu’il ait également une fonction cruciale dans la croissance du patagium ?

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