Des cannettes contenant du Bisphénol A Source : http://www.flickr.com/photos/maureendidde/
D’après de récentes recherches publiées par l’Inserm, plusieurs facteurs de risques pour la santé humaine justifieraient une interdiction du Bisphénol A dans les conteneurs alimentaires.
« On dispose aujourd’hui de solides arguments scientifiques à l’encontre du bisphénol A (BPA) justifiant cette interdiction par précaution« , explique Bernard Jégou, directeur de recherche sur la reproduction humaine à l’Inserm. « La barque du BPA est très lourdement chargée » poursuit-il.
Selon lui, il existeraient des « évidences » de l’implication du BPA (Bisphénol A) dans l’augmentation des cas de cancer, de certaines maladies chroniques ainsi que dans les troubles hormonaux humains, dont la forte baisse de production de spermatozoïdes chez l’homme. Le professeur René Habert de l’Université Paris-Diderot et spécialiste des perturbateurs endocriniens ajoute que le BPA aurait des effets « sur la reproduction masculine, le cancer du sein, mais aussi sur les maladies cardiovasculaires, l’obésité et les troubles de l’immunité« .
Le biologiste William Bourguet de l’Inserm Montpellier, explique en effet que « le BPA agit comme un leurre hormonal, en mimant l’action d’hormones naturelles. Il usurpe l’identité des oestrogènes et active leurs récepteurs de manière un peu anarchique et dérégule de cette façon le système hormonal« .
Selon le Pr Habert une exposition directe à ce produit fait apparaître des troubles sur la santé humaine à très court terme. « Les travailleurs du plastique exposés en Chine ont une diminution de la production de sperme, une diminution de la fertilité. Il a aussi été montré que les femmes enceintes qui travaillent dans le plastique de BPA donnent naissance à des enfants qui ont des troubles de la masculinisation » explique-t-il.
Le Bisphénol A est présent dans de nombreux contenants alimentaires comme les cannettes ou les boites de conserves. Il entre également dans la composition de la fabrication des tickets de caisse et de reçus de cartes bancaire. Jusqu’en juin 2010, il était utilisé pour la fabrication des biberons mais a été interdit sur demande du Sénat dans le cadre du projet de loi du Grenelle 2.
Actuellement, 3 millions de tonnes de Bisphénol A sont utilisés chaque année par l’industrie agroalimentaire.
« Il faut vraiment regarder la composition et ne pas se fier aux informations figurant sur l'emballage telles que 'élimine 99 % des bactéries' ou 'produit naturel' ».
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