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« Mélenchon nie antisémitisme, vise toujours Matignon »

Dans une déclaration récente concernant les élections législatives de 2024, Jean-Luc Mélenchon, le fondateur du mouvement politique de gauche, a nié avec véhémence toute accusation d’antisémitisme. Il soutient que ces affirmations sont utilisées pour stigmatiser son mouvement, La France Insoumise (LFI) comme antisémite, afin de renforcer le soutien au Rassemblement National (RN). De plus, Mélenchon n’exclut pas l’opportunité de devenir Premier ministre si le Nouveau Front Populaire remporte les élections.

Dans une série de communiqués publiés samedi dernier, une semaine avant les élections législatives, des candidats de ce mouvement progressiste ont signalé plusieurs agressions perpétrées par des individus d’extrême droite. L’une de ces agressions signalées serait une altercation impliquant un militant de gauche en Gironde distribuant des tracts du parti. Il affirme avoir été agressé par un individu déclarant son soutien à Jordan Bardella. Selon lui, l’agresseur aurait prononcé la menace « on va vous écraser ».

Céline Papin, candidate écologiste dans la première circonscription de Gironde et ex-partenaire de la victime, a publiquement condamné cette violence, qu’elle attribue à la montée en puissance du Rassemblement national.

Dans un communiqué, Sabrina Sebahi, la députée écologiste en poste des Hauts-de-Seine, a annoncé que des membres du Rassemblement national auraient proféré des insultes et menaces envers une militante agée du Nouveau Front populaire à Nanterre ce samedi. Elle a indiqué qu’une plainte serait déposée.
Par ailleurs, à Maisons-Alfort dans le Val-de-Marne, Joao Martins Pereira, le candidat socialiste du NFP, a rapporté une « agression violente » dans un marché perpétrée par des hommes de droite extrême tout habillés en noir, contre des militants. Il précise qu’une jeune femme aurait été frappée après avoir fait un geste insultant et aurait subi des blessures légères.
L’élue écologiste de Paris, Raphaëlle Rémy-Leleu, a également témoigné de propos racistes d’une dame à l’endroit de Pouria Amirshahi, un candidat pour lequel elle distribuait des tracts samedi dans le 3e arrondissement de la capitale. Elle a souligné l’augmentation visible de la parole raciste et d’extrême droite.
En outre, le Rassemblement national a aligné de nombreux candidats partageant une idéologie bien plus extrème que celle du président du parti, Jordan Bardella. Ces individus sont nostalgiques du régime de Vichy, militants anti-IVG, adeptes de théories conspirationnistes et auteurs de déclarations antisémites ou racistes.

La montée de l’antisémitisme en tant que centre de discussion dans la campagne électorale pour l’élection législative témoigne du déclin des valeurs du monde politique, selon un éditorial dans « Le Monde ». Cette situation est considérée comme un reflet des problèmes sociaux et politiques actuels, ainsi qu’un outil de destruction tragique. J’ai saisi qu’un président ne peut pas dissoudre l’Assemblée nationale deux fois en un an. Cependant, si Emmanuel Macron venait à démissionner, j’aimerais savoir si le nouveau président élu pourrait dissoudre l’Assemblée nationale avant cette période d’un an ?
Olivier
Salut Olivier,
Plusieurs d’entre vous se posent cette question, qui relève de la politique de fiction. La Constitution ne parle pas clairement de ce sujet, mais nous pouvons tirer une certaine interprétation de son article 12, qui concerne la dissolution de l’Assemblée nationale. Il indique qu’après des élections générales suite à une dissolution, « il ne peut y avoir une nouvelle dissolution dans l’année qui suit ces élections », en général. Il semble donc que la réponse à votre question soit non, une autre dissolution serait de toute façon inconstitutionnelle jusqu’en juillet 2025, peu importe qui est le président actuel.
19:49
Jean-Luc Mélenchon affirme qu’il est toujours en lice pour Matignon et nie toute accusation d’antisémitisme.

Le samedi dernier, Jean-Luc Mélenchon, fondateur du mouvement La France insoumise, a réaffirmé qu’il pourrait devenir le prochain Premier ministre si le Nouveau Front populaire (NFP) remportait la victoire. Cela a été discuté lors de son apparition à l’émission « C l’hebdo » sur France 5, où la journaliste Aurélie Casse l’a interrogé sur cette possibilité à laquelle il a répondu positivement. Cependant, des figures du NFP comme Raphaël Glucksmann, Valérie Rabault et Aurélien Rousseau sont opposés à cette idée.

Mélenchon a souligné qu’il n’impose pas sa candidature tout en ne s’éliminant pas non plus. Il a exprimé son incompréhension face à l’opposition rencontrée, se demandant pourquoi il y avait autant d’animosité à son égard. En réponse aux résultats d’un récent sondage Odoxa-Backbone pour le journal Le Figaro, où 79% des Français le voient comme un « frelon » pour la coalition gauche, il a affirmé que vu les attaques constantes dont il fait l’objet, il serait étonnant que son image soit meilleure.

Ensuite il s’est comparé à Léon Blum, victime d’une agression par des sympathisants royalistes en 1936, bien que cette comparaison ait été jugée « excessive » par la journaliste Natacha Polony. Mélenchon a vivement réagi, affirmant qu’elle agissait de manière irresponsable en abordant ce sujet, car c’était sa vie personnelle qui était en jeu.

Enfin, Mélenchon a réitéré que les membres de son parti étaient mieux préparés à diriger le pays que Blum ne l’était lors de sa victoire aux élections législatives de 1936. Il s’est distancié des vues politiques radicales de Blum, soulignant qu’il n’était pas partisan de la dictature du prolétariat.

Questionné de manière répétée sur les allégations d’antisémitisme qui planent sur son parti, Jean-Luc Mélenchon a fortement répliqué une fois de plus, affirmant être victime d’une « machination ». « Ce n’est pas un entretien, c’est un tribunal », a-t-il estimé. « Je suis totalement à l’écart du racisme, je suis étranger à l’antisémitisme, c’est assez maintenant, tout ceci est une excuse pour proclamer que La France insoumise est une entité antisémite, afin de stimuler le vote pour le Rassemblement national », a-t-il réaffirmé.
Édité le 20 juin 2024 à 06h00 Durée de lecture 3 min.
18:57 Pour aller plus loin
Salutations,
Pourriez-vous attribuer un lien vers le programme détaillé du front populaire ?
Merci,
Catherine
Salut Catherine,
Nous pouvons faire encore mieux et vous fournir un lien vers le comparateur des programmes de tous les principaux partis. Nous avons recueilli les positions des quatre principales formations politiques en compétition – Nouveau Front populaire, Ensemble, Les Républicains et Rassemblement national – sur quatorze sujets, en reprenant les programmes publiés, en demandant aux partis et en compilant les déclarations récentes de leurs leaders. Vous pouvez explorer notre résumé par sujet ou par parti (l’ordre d’apparition est aléatoire). Bonne lecture !
Manifestations contre l’extrême droite à Nantes et Strasbourg
Plusieurs milliers d’individus ont protesté cet après-midi à Nantes contre l’extrême droite, comme l’ont constaté des reporters de l’Agence France-Presse sur les lieux, qui ont aussi noté une forte présence des forces de l’ordre pour superviser le rassemblement. Selon la préfecture de Loire-Atlantique, le nombre de participants a atteint « 4 000 au plus fort de la manifestation ».

Du Château des ducs de Bretagne à la préfecture, les participants à la manifestation ont levé des pancartes avec des slogans innovants tels que « Révolution verte et anti-réactionnaire » ou « Cet été sera brûlant sans les fascistes ». La manifestation a commencé par l’assemblée de plusieurs centaines de personnes, incluant de nombreuses femmes, soutenant des messages féministes.

Le cortège a finalement atteint le cours Franklin-Roosevelt, une des rues principales du centre de Nantes, où il s’est scindé en deux groupes, les participants habillés en noir et masqués se séparant du groupe qui revenait à son point d’origine. Aucun affrontement n’a été rapporté d’après les correspondants de l’AFP.

Une autre manifestation de la même nature devait avoir lieu plus tard dans la journée à Strasbourg, dans le département du Bas-Rhin.

L’essayiste David Djaïz et l’économiste Xavier Jaravel ont discuté dans une tribune du Monde de l’actuelle défaillance du système de vote bonapartiste pour les élections législatives, puisqu’il ne permet plus de mettre en avant deux partis majeurs en France. Ils argumentent que l’utilisation du scrutin proportionnel pourrait faciliter un vote plus émotionnel et adhésif plutôt qu’un vote défensif guidé par la peur. Cela pourrait aussi encourager la culture du compromis entre les partis.

En France, le vote proportionnel strict n’est utilisé que pour les élections européennes ainsi que les élections sénatoriales dans tous les départements élisant trois sénateurs ou plus. Ce système a également été adopté en 1985 pour les élections législatives de 1986: c’est la seule fois où il a été utilisé avant que le scrutin majoritaire ne soit restauré par la loi en juillet de la même année.

Depuis le 9 juin, le président français Emmanuel Macron défend fermement sa décision de dissolution de l’Assemblée nationale. Lors d’un déjeuner avec des journalistes la semaine dernière sur l’île de Sein, il a insisté sur le fait que ce n’était pas une décision unilatérale. Cela a toutefois suscité l’indignation de ses alliés et partisans, qui accusent le président d’agir de manière égoïste, imprudente et isolée, avec des conséquences potentiellement sérieuses.

Marine Le Pen, qui dirige ce qui était autrefois appelé le Front national depuis 2011, a toujours affirmé traiter tous les Français de la même manière. Elle a souvent déclaré qu’elle défend tous les Français, quelle que soit la manière dont ils ont obtenu leur nationalité. Cependant, malgré son discours apaisant et sa promesse d’égalité, elle et son parti semblent catégoriser les Français en fonction de leurs origines supposées ou leur double nationalité.

Une question intéressante est de savoir s’il y a un délai maximal pour que le président nomme un premier ministre. De plus, dans des pays tels que les Pays-Bas et la Belgique, la formation de coalitions peut prendre plusieurs mois si aucun bloc ne détient la majorité absolue. Existe-t-il une limite fixée par la constitution pour cette situation ? Le gouvernement ne serait-il alors autorisé qu’à gérer les affaires courantes?
Cordialement, Max.

La Constitution n’apporte aucune précision ni n’établit de délai final sur ce sujet. Son article 8 stipule uniquement que le président de la République est responsable de la nomination et de la fin du mandat du premier ministre et des autres membres du gouvernement. Habituellement, la démission du premier ministre est soumise le jour suivant les élections législatives, indépendamment des résultats. Cependant, dans une situation où la majorité n’est pas clairement établie, Emmanuel Macron aurait le droit de refuser cette démission et de garder Gabriel Attal à son poste, ou de le renommer immédiatement, pour gérer les affaires courantes, en particulier pendant les Jeux Olympiques qui commencent le 26 juillet. Sa décision pourrait également dépendre du risque de renversement du gouvernement par une motion de censure.
S’il accepte la démission du premier ministre, il n’y a pas, en principe, de délai fixé pour nommer un successeur : il peut attendre l’arrivée des nouveaux députés à l’Assemblée le 18 juillet, pour que ceux-ci présentent un candidat par un vote, comme l’a proposé le premier Secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure.
De plus, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé hier à l’Agence France-Presse qu’il quittera son poste « si jamais le RN ou LFI étaient victorieux ». « Si nous perdons les élections au niveau national, nous ne sommes plus légitimes », « je ne travaillerai pas avec M. Bardella ou M. Mélenchon », a-t-il souligné, « même pour quelques semaines supplémentaires ».
15:42 Vos questions »

Dans le programme du Nouveau Front populaire, il a été suggéré d’abolir la « monarchie présidentielle » dans la structure institutionnelle actuelle. De plus, l’établissement de la proportionnelle, l’abrogation du 49.3 et le passage à une 6ème République par l’appel d’une Assemblée constituante citoyenne élue ont également été proposés, bien que ces idées n’aient pas émergé dans le débat public.

En ce qui concerne la question de combien de temps peut passer avant qu’une motion de censure puisse être votée après le 7 juillet, nous pouvons considérer le fait que deux facteurs sont nécessaires : avoir des députés élus et un gouvernement à critiquer. Il est probable qu’Emmanuel Macron nommera rapidement un Premier ministre après le second tour le 7 juillet et qu’un gouvernement sera formé immédiatement après, bien qu’aucun calendrier ne soit fixé par la Constitution. Le président pourrait également attendre que les députés prennent leurs fonctions à l’Assemblée Nationale.

Concernant les députés, l’ouverture de la XVIIe législature, qui sera élue à l’issue des prochaines élections législatives, a déjà été programmée. Le premier débat public est prévu pour le jeudi 18 juillet, et l’élection du Président de l’Assemblée Nationale est prévue pour l’après-midi. Si un Premier ministre a été nommé à ce moment-là, une motion pourrait être signée le jeudi soir ou le vendredi et mise au vote le lundi suivant (la Constitution impose un délai de quarante-huit heures entre le dépôt et le vote).

Candidat aux prochaines législatives dans le département de la Corrèze, François Hollande est de retour sur le terrain politique. La campagne électorale a été relancée samedi, avec l’ancien président socialiste qui a parcouru les rues de Tulle et d’Ussel, et a participé activement aux activités de la campagne, y compris les rencontres avec les électeurs, les séances de photos et même la consommation d’une bière. Hollande, qui s’est présenté en tant que député de la première circonscription du département de Corrèze de 1988 à 1993 et de 1997 à 2012, concourt cette année sous l’étiquette du Nouveau Front populaire (NFP). Il est confronté à quatre adversaires qu’il a déjà rencontrés en 2022, dont le député sortant Francis Dubois des Républicains.

En dépit d’avoir été président, Hollande est toujours bien accueilli par la population, et il est même qualifié de « roi des selfies » par certains. Son suppléant, Philippe Brugère, maire de Meymac, est convaincu que le soutien de la population est solide. De l’autre côté, Francis Dubois, son principal concurrent, a souligné à l’Agence France-Presse (AFP) le fossé idéologique entre Hollande et ses alliés, en particulier ceux de la gauche radicale. Dubois, soutenu par les Macronistes, a critiqué la coalition entre Hollande et Jean-Luc Mélenchon, qu’il accuse de rechercher le chaos et la révolution.

Dans une interview accordée à l’Agence France-Presse (AFP), François Hollande a admis qu’il avait pris en compte les critiques à l’encontre de son partenariat avec le NFP, une organisation qui contient de nombreux politiciens qui s’étaient précédemment opposés à sa tactique politique lorsqu’il était président. Cette opposition était autrefois désignée du terme de « frondeurs ». Hollande s’est assuré de clarifier qu’il voyait son rôle comme faisant partie d’une collaboration nécessaire tout en évitant tout malentendu. Il a également exprimé l’opinion que l’homme politique Jean-Luc Mélenchon devrait se faire plus discret étant donné l’hostilité perceptible à son égard et à son comportement. Hollande estime que le silence et le retrait de Mélenchon pourraient être bénéfiques pour de nombreux candidats, y compris ceux de La France insoumise.

Face à la question de savoir si Hollande cherchait à se venger d’Emmanuel Macron, qui était son sous-secrétaire général à l’Elysée de 2012 à 2014 avant que Hollande ne le nomme ministre de l’économie de 2014 à 2016, Hollande a affirmé que ce n’était pas son intention ou motivation. Il pense que c’est Edouard Philippe qui a le mieux décrit la situation en disant que le macronisme, si tant est qu’il ait jamais existé, est terminé. Hollande assure qu’il ne cherche aucunement à se venger.

Hollande, un socialiste qui reproche à son successeur d’avoir détérioré l’esprit public et les partis, a également déclaré qu’il n’avait aucune ambition personnelle. Il a exprimé sa perplexité devant l’idée de reprendre une place au parlement alors qu’il a déjà été président. Tout en admettant qu’il serait différent s’il était élu, il se demande : « Quel serait l’intérêt ? ».

À Lyon, le Conseil représentatif des institutions juives (CRIF) de la région Auvergne-Rhône-Alpes a décidé d’arranger un « échange » avec des candidats participant aux élections législatives. Cependant, ils ont résolu de laisser de côté les porte-parole de l’extrême droite et de toute la gauche. L’événement, programmé pour le dimanche 23 juin dans le 6ème arrondissement de Lyon, a pour but d’établir un dialogue entre les chefs des associations juives et les candidats de la région. C’est ce qui est indiqué dans le communiqué de presse du CRIF. Il est mentionné explicitement : « Hors RN et NFP. » Cela signifie que toutes les factions de la gauche, qui sont dans le Nouveau Front populaire, seront exclues du débat. Seuls les porte-parole de droite et de la majorité présidentielle sont invités.

Roughly vingt représentants d’associations ont été priés de poser des questions aux candidats au milieu d’une vague de préoccupations concernant une recrudescence significative des actes antisémites. As per le magazine hebdomadaire Tribune de Lyon, les responsables de la branche régionale du CRIF ont déclaré que l’exclusion vise principalement La France insoumise en raison de ses commentaires antisémites répétés. L’équipe d’un candidat du Nouveau Front populaire a réagi à cette exclusion en disant : « Il est logique que le CRIF soit complètement contre l’extrême droite, en particulier à Lyon qui a une histoire marquée par la collaboration et le révisionnisme. Mais il est incompréhensible que la gauche en soit exclue », comme cité par l’hebdomadaire.

Richard Schittly (Correspondant de Lyon)
14:09
« Nous en avons assez de ces anathèmes » : Manon Aubry réfute les allégations d’antisémitisme lancées contre les membres de son parti.

Manon Aubry, l’eurodéputée de La France Insoumise (LFI), s’est exprimée sur BFM-TV à propos de l’intense campagne des élections européennes qui a duré trois mois. Elle a déclaré que son parti en avait assez des diffamations. Mme Aubry s’est exprimée en réponse aux allégations d’antisémitisme portées contre certains membres de son parti.

Elle a fait remarquer que le pays compte déjà assez d’antisémites sans en imaginer là où il n’en existe pas. Elle a clairement indiqué que ceux qui diffusent l’idéologie nazie sont les membres du Rassemblement national (RN). Selon elle, il existe une manipulation effroyable de l’antisémitisme, soulignant l’historique des membres du RN qui ont été les seuls à être condamnés pour des actions antisémites et racistes.

Ces allégations ont vu le jour pendant la campagne pour les élections européennes. LFI a décidé de centrer principalement sa campagne autour de la situation à Gaza – après avoir hésité à qualifier les attaques du Hamas du 7 octobre 2023 de « terroristes ». Dans un post de blog publié au début juin, Jean-Luc Mélenchon affirmait également que les actes antisémites en France étaient « résiduels », une déclaration qui a suscité de nouvelles critiques.

Dans un autre contexte, Edouard Philippe a exprimé son désir d’une majorité « plus large et plus stable », soulignant le rôle d’Emmanuel Macron dans l’ambiance d’inquiétude actuelle. Cet article a été publié le 05 janvier 2024 à 15h30 et on estime qu’il faut 9 minutes pour le lire.

Lors d’une conférence de presse à Pont-à-Marcq (Nord), où il était en visite ce samedi, Édouard Philippe a une fois de plus soutenu qu’Emmanuel Macron avait « mis fin à la majorité présidentielle » en dissolvant l’Assemblée nationale. Le chef du parti Horizons a réaffirmé que l’Assemblée n’était plus là, elle n’existait pas, c’est Macron qui l’avait dissoute. Le parti d’Horizons avait réparti les candidatures partout en France dans le cadre de négociations avec la majorité sortante y compris le Mouvement Démocrate (MoDem), l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) et Renaissance.

Philippe, exprimant son désir de former une nouvelle majorité « plus large, plus stable et plus solide », a appelé à l’adhésion de nouvelles « forces politiques, qui avaient choisi de ne pas se joindre à [la majorité présidentielle] mais qui, compte tenu de la situation du pays, penseront qu’il est nécessaire que nous collaborions ». L’ancien Premier ministre s’est montré critique envers le Président de la République. À la question de savoir si Macron était à l’origine du climat d’angoisse en France, Philippe a répondu : « C’est lui qui a décidé de la dissolution, donc toutes les conséquences de la dissolution peuvent être attribuées à lui. Il est factuel de noter que c’est le président de la République qui a décidé souverainement de mettre fin à cette majorité. »

« Je tiens à dire aux Français qu’ils ne sont pas contraints à choisir entre la LFI [La France insoumise] et ses alliés et le RN et ses partisans », a-t-il aussi déclaré, se présentant comme une alternative avec des candidats d’un « grand bloc central ». M. Philippe refuse de se « laisser contraindre par cette configuration de deux extrêmes qui domineraient tout », en insistant sur le fait que « c’est préjudiciable à la fois au débat public et au pays ».

Dans une interview à Ouest-France, l’ancien ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a révélé qu’il ne donnerait jamais son vote à un candidat de La France Insoumise lors des élections législatives, même si son adversaire est du Rassemblement national (RN). Il justifie cet avis par un désaccord significatif sur les principes et les moyens du mouvement, ainsi que son histoire.

Par ailleurs, il n’aurait aucun problème à soutenir un socialiste, un écologiste ou un communiste pour faire barrière au RN. Le Drian renforce l’idée que la priorité est de vaincre le RN, malgré les tentatives de Jordan Bardella de modérer l’image du parti, ses fondamentaux persistent selon lui.

Considérant le Nouveau Front populaire comme une simple réitération de « Nupes 2 », Le Drian exprime son inquiétude face à l’incompatibilité entre la candidature de Raphaël Glucksmann aux élections européennes et la radicalisation de La France insoumise. Il critique également la soumission de la gauche démocratique envers les « insoumis ».

Pour Marine Tondelier, une victoire de la gauche serait la solution idéale pour résoudre la crise politique actuelle.

Marine Tondelier, à la tête du parti des Ecologistes, prévoit un avenir assez flou pour la France après les élections législatives, lors d’une interview sur France Inter. Elle présume une réalité politique confuse à la suite d’une dissolution qui a, selon elle, jeté la France dans une sorte de tumulte. Selon ses affirmations, le lendemain des législatives, le président Emmanuel Macron n’aura plus l’appui de la majorité. Elle insiste sur le fait que la majorité présidentielle est en danger et a disparu. Son argumentation s’appuie sur des sondages positionnant le Nouveau Front populaire (NFP) devant le camp présidentiel avec la prédiction « C’est soit l’extrême droite, soit nous ».

Tondelier critique ouvertement le programme du Rassemblement national, tout en exprimant son optimisme quant à une victoire du NFP. Elle estime que cette victoire serait une façon optimale de sortir de la crise actuelle vers des jours meilleurs symbolisant le calme, la réconciliation et la justice sociale. L’oratrice écologiste s’attend à une victoire de la gauche, indiquant que bien que le NFP soit nouveau, il est déjà 10 points devant la majorité et à quelques points du Rassemblement national.

Tondelier n’a pas mâché ses mots concernant le camp présidentiel, elle pense que les centristes et les partisans de Macron ont perdu leur sens du jugement depuis un certain temps et sont devenus l’échelle de l’extrême droite. Elle a insisté sur le fait que les écologistes et les gauche ont le droit à l’espérance et que le NFP est le plus proche qu’il a été plus près du pouvoir depuis de nombreuses années. En outre, elle prévoit que le NFP surpassera probablement les macronistes lors d’un second tour à trois.

Dans une sévère critique envers Emmanuel Macron, la députée européenne Aurore Lalucq a exhorté la majorité à acquérir « une colonne vertébrale politique ». Lors de son intervention sur Franceinfo, Aurore Lalucq a vivement reproché au président Macron son « irresponsabilité » et de se vanter pendant que la France souffre. Elle a déclaré que la création du Nouveau Front Populaire a été traitée avec sérieux et sens des responsabilités tandis que le président se comportait de manière exubérante.

Madame Lalucq a également regretté la décision du président d’opter pour une « réponse nationale » face à un résultat européen qui ne lui plaisait pas. Elle a critiqué le fait qu’il a été élu grâce aux voix de la gauche pour contrer le Rassemblement national, et pourtant, son comportement n’est ni digne ni responsable.

Le rejet par la majorité du jeu consistant à mettre le RN sur le même pied que la gauche a été déploré par la députée européenne, rappelant que le parti d’extrême droite a été fondé par un ancien membre des Waffen-SS, Jean-Marie Le Pen, qui minimisait l’importance des chambres à gaz de la Seconde Guerre mondiale. Elle a ainsi regretté que le Nouveau Front populaire soit désigné comme l’ennemi politique de la majorité lors de ces élections législatives plutôt que l’extrême droite. Madame Lalucq a conclu en exhortant ceux qui pensent ainsi à acquérir une colonne vertébrale politique.

Photo en tête d’article : Jean-Luc Mélenchon à son ultime rassemblement de campagne pour La France insoumise aux élections européennes à Toulouse, le 1er juin 2024. Crédit photo : ED JONES / AFP.

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