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« Philippe : Macron a dissolu majorité présidentielle »

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Texte original: Sur la scène législative de 2024, Edouard Philippe croit fermement qu’Emmanuel Macron a saboté la majorité présidentielle en démantelant l’Assemblée nationale. S’exprimant jeudi, l’ancien Premier ministre a souligné que cette décision avait été prise uniquement par le président. En se distanciant du président, le leader d’Horizons a déclaré: « Ce n’est pas moi qui suis parti, et les rebelles ne sont pas ceux qui l’ont irrité ».

Par ailleurs, une manifestation contre l’extrême droite à Rennes, qui a réuni environ 1 500 personnes, a été interrompue à cause de troubles. Selon la préfecture d’Ille-et-Vilaine, la manifestation a été interrompue en centre-ville après que de jeunes protestataires ont lancé des projectiles, provoquant une riposte des forces de l’ordre avec du gaz lacrymogène. « Un groupe de 80 individus qui étaient en tête du cortège ont essayé de perturber la manifestation, ce qui a conduit à sept arrestations », a déclaré la préfecture à l’Agence France-Presse (AFP) vers 21 heures.

En amont, la coalition syndicale composée de la CFDT, FO, CGT, FSU et UNSA avait déployé une banderole portant le slogan « Contre l’extrême droite, riposte sociale ». « Nous exprimons notre opposition totale aux idées réactionnaires, racistes et antisémites et à ceux qui les soutiennent. Il y a historiquement un abîme de sang entre eux et nous », a déclaré à l’AFP Fabrice Le Restif, secrétaire général du syndicat Force ouvrière (FO) en Ille-et-Vilaine.

Dans les mots de Fabienne Portanguen, déléguée départementale pour Solidaires, il est impératif de stopper l’extrême droite d’accéder au pouvoir, car elle ne devrait pas avoir sa place au sein du gouvernement. Elle a clairement déclaré que l’extrême droite n’est pas au service des travailleurs. Il est d’une importance capitale de se dresser contre leur agenda antisocial. Certains protestataires s’exprimaient avec un autocollant indiquant « Pas de Bardella à Matignon ». Depuis l’annonce de la dissolution de l’Assemblée le 9 juin dernier, il y a eu plusieurs manifestations à Rennes, une ville étudiante fortement ancrée à gauche.

21:20
Edouard Philippe a exprimé que la majorité présidentielle a été « éliminée » suite à la dissolution de l’Assemblée nationale annoncée par Emmanuel Macron. Bien qu’il n’ait pas montré un grand désir de commenter sur ce sujet, il a néanmoins commencé à examiner les implications de cette action de Macron.

Au cours de son entretien avec le journaliste de TF1, Paul Larrouturou, l’ex-premier ministre a mis en lumière que la décision de M. Macron a été prise unilatéralement. Il a ensuite posé une question sur la pertinence de cette décision, en se demandant si elle était opportune, inopportune, dangereuse ou créatrice d’opportunités.

En prévision d’une possible réorganisation du parti présidentiel dans le futur législatif, M. Philippe a déclaré que c’est le président Macron qui, en dissolvant l’Assemblée, a “exterminé la majorité présidentielle” qui était composée par Renaissance, du MoDem et d’Horizons. Philippe a insisté que ce n’était pas lui qui avait quitté, ni les frondeurs qui l’auraient contrarié, soulignant ainsi la distance entre lui et le Président.

M. Philippe a ensuite appelé à ce qu’une nouvelle majorité différente de la précédente voie le jour, affirmant qu’elle devait être différente des gouvernances précédentes. Il a affirmé être prêt à œuvrer pour une telle majorité et a déclaré être en train de la bâtir.

De son côté, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a été l’invité du JT de TF1 jeudi soir, dix jours avant les élections législatives. Faisant face à des accusations de régressions programmées, il a insisté sur le fait qu’il n’abandonnait rien malgré l’annonce de ne pas rapidement mettre en place la suppression de la TVA sur 100 produits de première nécessité ou la suppression de l’impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans.

Bardella a fait valoir son honnêteté face aux Français en leur disant qu’il ne pourrait pas résoudre trente ans de failles politiques en quelques jours seulement. Il a leur assuré que sa priorité était de réduire la TVA sur l’énergie de 20% à 5,5%. Il a déclaré que le déplacement et le chauffage, y compris le carburant, étaient en passe de devenir un luxe et qu’il ne pouvait accepter que des millions de Français ne puissent plus payer leurs factures.

L’extrême-droite représentée par l’eurodéputé a de nouveau contesté la situation financière du pays, suggérant l’importance d’un « audit financier » en cas de victoire aux élections. « Je suis persuadé que nous trouverons de nombreux secrets cachés », a-t-il réitéré, affirmant que « la France se doit d’être administrée comme on gère une famille modèle ». Face à l’extrémisme sans équivoque des « insoumis », M. Bardella aspire à représenter « le seul obstacle à une éventuelle victoire de l’extrême gauche sous la direction de M. Mélenchon comme premier ministre ». « J’apporte un changement modéré », a-t-il soutenu.
Publié le 14 juin 2024 à 15 heures. Temps de lecture estimé à 5 minutes.
Il a aussi tenté de répondre aux reproches du Medef, qui considère le programme du RN comme « un danger pour l’économie et la croissance », en soutenant son intention de « lever toutes les restrictions qui limitent la croissance ». Il fait valoir l’idée de lever « toutes les interdictions liées à l’évaluation de l’efficacité énergétique afin de faciliter le marché immobilier ».
À propos de la réforme des pensions, M. Bardella souhaite annuler la loi adoptée en 2023 et envisage de « permettre à ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans de prendre leur retraite à 60 ans après 40 années de service ». Ensuite, « il y aura une progression qui sera mise en place : si vous commencez à travailler plus tard, vous devrez prendre votre retraite plus tard ». Cependant, pour donner une estimation plus précise, M. Bardella voudrait « connaître les marges budgétaires dont il disposera ».
Dans la soirée, à Paris s’est tenu un rassemblement contre « deux formes de haine conjuguées », suite à l’onde de choc de Courbevoie.

Des centaines d’individus se sont réunis en soirée le jeudi dernier à la place de la Bastille à Paris, suite au traumatisme occasionné par le viol et les agressions vécus par une jeune fille de religion juive à Courbevoie (Hauts-de-Seine) le 15 juin. Des pancartes avec le message « # stopantisémitisme » ont été dévoilées par les manifestants, ainsi que des slogans tels que « Juive violée, la République est en danger », brandis par Hegel, un Israélien de 64 ans. « Après l’incident d’hier, le viol d’une fillette, je suis ici ce soir, tous les humains devraient l’être, » a-t-il déclaré. « C’est un acte choquant, violent à travers l’agression sexuelle infligée à cette fille, mais aussi parce qu’il s’agit d’un acte antisémite ». Son amie Florence, âgée de 57 ans, partage son avis. « On ne peut rester silencieux, surtout en ce moment où la démocratie elle-même est menacée. Mais la vraie question est : comment un crime si odieux sera-t-il jugé en France ? »

À 19 heures, plusieurs discours ont été prononcés, y compris celui de Dominique Sopo, de SOS-Racisme. Il a rappelé les manifestations importantes de 2002, après la qualification du Front National pour le second tour des élections présidentielles. « Je suis terrifié de constater que vingt ans après, le racisme est toujours présent, il n’est pas juste résiduel, » a-t-il déclaré, faisant référence aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon.

« Nous sommes témoins d’une montée croissante d’actes antisémites depuis le 7 octobre », a-t-il poursuivi. « Face à cette terrible escalade de haine, un autre drame doit être souligné : notre impuissance à contrecarrer cette augmentation de la haine. Si nous n’unissons pas nos forces, il ne sera pas nécessaire d’attendre les résultats des législatives, l’extrême droite aura déjà remporté la victoire », a-t-il déclaré sous les applaudissements.

Peu de temps après, Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, a pris la parole. « Ce méfait à la fois sexiste et antisémite nous bouleverse, tandis que nous défendons le droit de chaque femme et chaque fille à vivre librement. Ce terrible acte de violence symbolise une double haine – une augmentation de l’antisémitisme, ainsi qu’une détestation des femmes », a-t-elle expliqué.

Malgré le début de la pluie, Samuel Lejoyeux, membre de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), a regretté qu’ »une marée de haine se soit déversée à travers la France ». « Certains imaginent que le RN pourrait être la réponse, mais ils se trompent », a-t-il dit, sous les applaudissements de la foule. « Il faut également mentionner que cet antisémitisme a parfois été toléré et même justifié par des politiciens de La France insoumise », a-t-il précisé avant de condamner l’utilisation de ce crime à des fins politiques, en particulier par l’extrême droite.

La veille, un premier rassemblement contre l’antisémitisme organisé par le collectif « Nous vivrons » avait rassemblé des centaines de personnes à Paris, y compris Eric Dupond-Moretti, le ministre de la justice, ainsi que le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

Minh Dréan
19:24″

Dans une récente interview avec Le Figaro, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé sur la décision des « Insoumis » de ne pas soutenir plusieurs députés sortants lors des prochaines élections législatives, notamment Alexis Corbière, Raquel Garrido et Danielle Simonnet. Ces personnes avaient émis des critiques aigües à l’égard du leadership du parti. Mélenchon a souligné que leur décision était stratégique, visant à gagner des sièges en favorisant les militants syndicaux et associatifs. Il a déclaré: « Nous avons concédé une centaine de sièges au PS. Cependant, notre objectif final reste d’obtenir l’élection de militants syndicaux et associatifs. Qui d’autre à gauche fait cela ? »

De plus, cette décision vise également à punir les députés qui ont critiqué publiquement la stratégie du parti et l’absence de démocratie interne au sein de La France Insoumise. Mélenchon a fait valoir que la commission d’investiture a décidé de proposer ceux qui ont créé des problèmes et ont discuté ouvertement avec les médias, au point de compromettre les communications internes.

Mélenchon a également été questionné sur sa relation avec François Ruffin, qui a exprimé que Mélenchon « devrait prendre du recul » pendant cette campagne car son « nom » générait de « l’inquiétude ». « C’est François qui a décidé de rompre avec moi, et non le contraire », a-t-il rétorqué. Mélenchon a cependant refusé de contre-attaquer : « Je ne lui ai jamais porté préjudice, et je n’ai pas l’intention de le faire aujourd’hui ou demain. »

Jean-Luc Mélenchon envisage une confrontation entre l’extrême droite et la gauche lors des prochaines élections législatives et postule que la vie politique française va être réduite à ce duel. Il soutient que l’époque d’Emmanuel Macron est révolue et que la seule opposition restante sera constituée de fascistes. Il propose aux partisans de la droite et aux macronistes de prendre position, tout comme la gauche a dû le faire.

En ce qui concerne le Nouveau Front populaire, le programme qu’il préconise est jugé « dangereux » pour l’économie française et la dette du pays par le Medef. Cependant, Mélenchon tient à défendre ses propositions telles que l’augmentation du smic à 1600 euros ou l’indexation des salaires sur l’inflation. Il soutient que les dépenses sociales génèrent du bien-être, ce qui stimule la consommation et en retour génère de l’emploi et des recettes fiscales.

Par ailleurs, le Premier Ministre Gabriel Attal a partagé ses plans pour aller « au delà de ce qui était prévu » sur la question du pouvoir d’achat. Il a présenté les mesures qu’il souhaiterait accélérer en cas de victoire législative lors d’une interview sur BFM-TV. Parmi ces mesures, il a proposé une indexation systématique des retraites sur l’inflation, une réduction de 15% sur les factures d’électricité dès l’hiver prochain, ce qui selon lui permettrait une économie moyenne de 200 euros, et a aussi suggéré de tripler le plafond de la « prime Macron » pour le faire passer de 3000 à 10000 euros.

Il a également exprimé des critiques à l’égard des programmes du Rassemblement national et du Nouveau Front populaire, qu’il estime être « un désastre pour la qualité de vie des Français ».

Dans le débat économique, je discerne deux plans. D’une part, un projet exigeant des centaines de milliards d’euros sans apporter de détails sur son financement [le Rassemblement national], ce qui implique très probablement l’augmentation des impôts. D’autre part, un autre plan [le Nouveau Front populaire] assumant ouvertement l’accroissement des impôts, il a critiqué.
Au sujet de la religion : « Voter RN fait-il de moi un mauvais chrétien ? »
Des élections législatives anticipées ont été annoncées le 9 juin par le président, mettant les croyants catholiques dans une situation tendue. Un sondage effectué par l’IFOP pour La Croix indique un glissement notable des électeurs « catholiques pratiquants » (réguliers et occasionnels) lors des élections européennes : 32 % ont voté RN et 10 % pour Reconquête !. Il ne s’agissait que de 18 % en 2019. Cependant, ceux qui fréquentent l’église régulièrement ont résisté : seuls 18 % ont voté pour le RN et 10 % pour Reconquête !. A Chôlet, ce glissement s’est opéré dans la douleur.
Revivez notre reportage dans le cadre de notre série « La tentation du RN » :
Des participants à « Magic » appellent à voter contre le RN
« Pas de mana pour Bardella » : une vidéo publiée le 20 juin montre des streamers et des joueurs de « Magic : l’Assemblée » appelant à lutter « contre le fascisme, le racisme et le Rassemblement national » en soutenant d’autres candidats.

Dans un message vidéo, le célèbre joueur français Jean-Emmanuel Depraz a laissé entendre que les débats sur le programme seraient retardés. Le jeu auquel il se réfère, établi en 1993, attire des centaines de milliers de joueurs en France et des dizaines de millions à l’échelle mondiale, d’après nombre estimatif de son éditeur, Wizards of the Coast.

À 17h34, Antoine Dupont, leader de l’équipe de rugby française, encourage le public à voter pendant cette période de difficultés que nous traversons actuellement.

Durant la période des élections législatives, après les footballeurs y compris le capitaine, Kylian Mbappé, les rugbymen prennent la parole. Antoine Dupont, le demi de mêlée du Stade toulousain et international, a déclaré la veille de la demi-finale du championnat de France le 21 juin, « Le message que je veux transmettre est d’aller voter ».

Il a ajouté : « Nous avons l’opportunité de faire valoir notre point de vue en votant. Les valeurs fondamentales du rugby, comme la diversité, doivent également être intégrées dans notre société, surtout en ces temps de crise ».

En 2022, le capitaine de l’équipe française de rugby était déjà politiquement actif, ayant signé un éditorial lors du second tour des élections présidentielles opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen, invitant à voter « non » à l’extrême droite. Antoine Dupont fera partie de l’équipe de rugby à VII qui représentera la France aux Jeux olympiques de Paris en 2024.

Au début de la semaine, quelques grandes figures du rugby, parmi lesquelles Mathieu Blin, Serge Betsen, Mourad Boudjellal, Fulgence Ouédraogo, Pierre Villepreux et Mathieu Bastareaud, ont exprimé leur opposition à l’extrême droite. Leur appel a été soutenu par plus de 180 athlètes dans une tribune publiée dans l’Equipe.
Philippe Gagnebet, correspondant à Toulouse, a rapporté cette information à 17h15.

Par ailleurs, François Bayrou, en déplacement à Lille pour appuyer les candidats du parti présidentiel dans le département, a souligné jeudi le danger que représentent le RN et le Nouveau Front populaire. Selon le président du MoDem, ces deux partis constituent des « menaces mortelles pour la société ».

Le maire de Pau a déclaré que les électeurs seront confrontés à « trois propositions politiques », dont deux pourraient entraîner une « déstabilisation totale du pays et de l’Europe ». Il a insisté sur le fait que l’extrémisme des deux côtés est tout aussi dangereux et a comparé le bloc d’extrême droite et l’alliance de gauche. Mr. Bayrou a souligné l’importance de ces élections législatives, qui, selon lui, ont des conséquences plus graves que toutes les élections depuis la seconde guerre mondiale, pointant les relations avec la Russie et le conflit en Ukraine, la défense, l’immigration, l’économie et les taux d’intérêt.

Faisant écho à Emmanuel Macron, il a affirmé que le désir de la gauche de « supprimer tous les moyens de contrôler l’immigration » aurait pour principales victimes « les pauvres, et parmi eux, les immigrants en situation régulière ». Selon le président du MoDem, les rejets des « extrêmes », exprimé par plusieurs personnalités politiques, pourrait « conduire à des rassemblements », en prévision de l’établissement d’une majorité à l’Assemblée Nationale. Parmi les personnalités qui ont fait le choix de résister à ces dérives, Xavier Bertrand, Manuel Valls, François Rebsamen – qui ne sont pas candidats aux législatives – et Jérôme Guedj, ont été mentionnés.

16:52 Vos questions
Bonjour, il se peut que j’aie manqué cela, mais je ne parviens pas à trouver l’étiquetage que Le Monde a effectué sur les 4000 et quelques candidats au 1er tour. Vous annoncez que ce travail est disponible sur le site. Pour mieux naviguer (parmi les candidats et sur votre site très fourni), serait-il possible de fournir un lien vers votre listing? Merci!
Guy

Bonjour Guy,
Oui, absolument, vous pouvez trouver le travail considérable d’étiquetage et de recensement réalisé par nos collègues ici :

Eric Ciotti se lamente de la classification « union de l’extrême droite » pour ses candidats, décidé par le ministère de l’Intérieur. Dans une déclaration de presse publiée jeudi, le président des Républicains, contesté en interne pour son alliance précédente avec le Rassemblement national, a critiqué la classification du ministère de l’Intérieur pour ses candidats approuvés dans cet accord. Suite à leur étiquetage « union de l’extrême droite », Eric Ciotti a regrette « une basse manoeuvre du parti au pouvoir pour déstabiliser nos candidats et nos électeurs ».

M. Ciotti a critiqué vivement le traitement biaisé par le ministère de l’Intérieur, qu’il a qualifié de scandale démocratique grave, notamment sur la façon dont certaines alliances politiques sont qualifiées. Il estime qu’il est injuste de désigner une certaine alliance comme une union d’extrême droite alors que le Nouveau Front populaire, qu’il juge d’être d’extrême gauche, est considéré comme une union de la gauche. Selon lui, cette différence de traitement est indéniable.

Toujours dans l’actualité, le Conseil constitutionnel a fait une annonce ce jeudi après-midi refusant les dix appels déposés en opposition au décret du 9 juin 2024 fixant les dates des élections législatives anticipées. Les plaignants prétendaient que les dates proposées par le chef de l’Etat pour les deux tours, soit le 30 juin et le 7 juillet, n’étaient pas conformes à l’article 12 de la Constitution qui stipule un délai minimum pour l’organisation des élections législatives anticipées. Toutefois, le Conseil a jugé que le décret de dissolution du 9 juin a pris effet immédiatement, donc les dispositions contestées respectent l’article 12 de la Constitution.

« Les pétitionnaires ont cité plusieurs raison pour contester les dates des élections législatives, notamment la décision de rendre les listes électorales immuables ‘à la date de ce décret’ du 9 juin, ‘en Nouvelle-Calédonie, à partir des listes électorales fixées le 29 février 2024.’ Les requérants ont fait valoir que cette décision a privé de nombreux électeurs de la chance de voter, questionnant ainsi ‘l’intégrité du vote,’ selon le Conseil constitutionnel.
Cependant, la plus haute autorité judiciaire en France a statué que cette décision a été prise ‘pour prendre en compte les obstacles physiques à la création des listes électorales pour les municipalités et la nécessité de les finaliser le plus rapidement possible’. Pour appuyer sa résolution, le Conseil constitutionnel a également souligné que les électeurs qui croient ‘avoir été exclus de la liste électorale de leur municipalité en raison d’une erreur simple ou avoir été illégalement rayés peuvent saisir le tribunal judiciaire’.
Le Conseil constitutionnel a ajouté qu’il rendra ‘prochainement’ une décision sur les autres plaintes concernant ces élections législatives.
15:17 Vos questions
Salut, dans notre circonscription (6è Essonne), notre député sortant est Jérome Guedj qui est soutenu par le PS, PC, EELV,Place Publique, PRG. Il y a également une candidate du Front Populaire venant de LFI.
Est-ce correct de faire l’équation Front Populaire = LFI?
Peut-on aussi commenter sur l’absence de candidat pour le camp présidentiel? Merci.
Tibo
Salut Tibo. »

La situation politique dans la circonscription d’Essonne est révélatrice du chaos qui caractérise ces élections législatives, soulevant des questions de lisibilité. Initialement réservée au Parti Socialiste, conformément à un accord entre les mouvements de gauche, cette circonscription a vu l’investiture du député sortant, Jérôme Guedj, par le PS, une décision qui n’a pas surpris. Cependant, après avoir subi plusieurs mois de critiques de la part des « insoumis » et de Jean-Luc Mélenchon – en particulier sur des sujets comme l’antisémitisme et le conflit à Gaza – M. Guedj a déclaré ne pas vouloir se présenter « sous l’étiquette Front populaire », malgré l’attrait du terme. Il a exprimé son désaccord avec l’investiture de la France Insoumise, liée à cet accord, soulignant de « profonds désaccords avec la direction de ce groupe sur la brutalisation du débat public ». Par la suite, l’ancienne remplaçante de l’élu socialiste, Hella Kribi-Romdhane du mouvement Génération.s, a annoncé sa candidature dissidente, accompagnée d’un suppléant « insoumis », sous la bannière du « Nouveau Front Populaire ».
D’autre part, la majorité présidentielle a choisi de ne pas présenter de candidat en espérant favoriser l’élection de M. Guedj et ainsi faciliter les pourparlers pour une réorganisation de la majorité à l’Assemblée nationale. Emmanuel Macron a même mentionné le nom de M. Guedj lors d’une conférence de presse la semaine dernière. Cependant, le député sortant a annoncé qu’en cas de victoire, il siègerait « naturellement au sein du groupe socialiste pour continuer et intensifier [ses] batailles précédentes ».

Dans la campagne politique des Hauts-de-Seine, l’ex-premier ministre Édouard Philippe s’est confronté à Eric Ciotti, qu’il a nommé « le maître mondial des coalitions secrètes ». Une rivalité mutuelle a été observée entre le groupe présidentiel et le président contesté du parti Les Républicains (LR) en ce qui concerne les « pactes secrets » présumés. Édouard Philippe a rejeté jeudi week les affirmations d’Eric Ciotti – qui a insisté pendant plusieurs jours que les macronistes et LR ont conclu un pacte secret pour les élections législatives – en attribuant à Ciotti le titre de « maître de ces alliances clandestines ». Ceci étant une référence à l’accord établi entre Mr. Ciotti et le Rassemblement national, scellé sans que les dirigeants LR aient été informés.

« Ce qu’il a fait est impensable, même dans la sphère des alliances secrètes », a souligné le président d’Horizons, Édouard Philippe, lors d’un déplacement à Asnières-sur-Seine pour soutenir le candidat LR Thomas Lam dans la 2e circonscription des Hauts-de-Seine. Dans ce département, situé à l’ouest de Paris, une alliance locale a été conclue entre la coalition présidentielle – Renaissance, MoDem, Horizons – et LR afin de lutter contre les « extrémismes ». Par conséquent, dans la 3ème circonscription des Hauts-de-Seine, le député LR sortant, Philippe Juvin, ne se verra pas contre un adversaire macroniste. Cela dit, cet accord n’a pas été approuvé au niveau national par les dirigeants LR, qui ont décidé de présenter des candidats contre plusieurs candidats du groupe présidentiel.

Cependant, pour Édouard Philippe, « rien n’est secret » dans ce département, assurant qu’un accord « a été signé avec des candidats qui considéraient qu’il était essentiel d’offrir des alternatives crédibles dans chaque circonscription ».

Réaffirmant que le président, Emmanuel Macron, « a single-handedly terminé la majorité présidentielle en dissolvant l’Assemblée nationale », M. Philippe a annoncé qu’il travaille dorénavant à « établir une nouvelle majorité parlementaire ». « C’est franchement bizarre de parler d’un pacte secret quand il est signé, non ? », a-t-il déclaré sur un ton ironique, alors que le candidat Thomas Lam a fait valoir que « l’accord départemental correspond à notre logique territoriale », où des accords entre LR, les macronistes et les centristes sont déjà en vigueur.
Dans le Morbihan, le candidat du RN suspendu pour un tweet rejette toute accusation d’antisémitisme
Joseph Martin, qui se présente aux élections législatives dans le Morbihan pour le Rassemblement national (RN) et qui a été suspendu par son parti suite à un poste sur les réseaux sociaux en 2018, s’est défendu jeudi contre toute accusation d’antisémitisme auprès de l’Agence France-Presse. « Le gaz a fait justice aux victimes de la Shoah », a écrit le candidat de la première circonscription du Morbihan le 22 octobre 2018 dans un post sur X, noté par le journal Libération.
Le RN a annoncé mercredi qu’il retire son soutien à Joseph Martin après ce message jugé antisémite, notant que Martin était « suspendu » et serait « convoqué pour être expulsé ». Selon Joseph Martin, son message était une réponse à la mort de Robert Faurisson, une figure de l’extrême droite qui niait le génocide juif commis par les nazis et l’existence des chambres à gaz. À cette époque, M. Martin croyait que cette mort était due à une fuite de gaz, explique-t-il.

« J’ai tweeté pour défendre les Juifs contre les préjudices que cet individu avait profanés, » a déclaré M. Martin, mettant en lumière son respect pour toutes les victimes de l’Holocauste et tous les Juifs opprimés dans le monde. M. Martin insiste sur le fait qu’il n’a aucune pensée antisémite, soulignant qu’il a encouragé des amis juifs à rejoindre le RN et a eu cinq ou six candidats de foi juive sur sa liste lorsqu’il se présentait aux élections municipales à Poissy (Yvelines).

Ce retraité regrette que son tweet, qui a depuis été supprimé, ait été, de son point de vue, décontextualisé. « On attaque mon honneur. On porte atteinte à ma famille, » a t’il déclaré, exprimant son intention de porter plainte contre le journal Libération et le reporter qui a signalé l’existence du tweet. Selon lui, il fait l’objet d’une cabale nationale car « ils ne voulaient pas que je gagne la première circonscription du Morbihan ».

13:40 Vos questions
Pourquoi a-t-on choisi Manuel Bompard pour représenter le Nouveau Front Populaire lors du débat du 25 juin?
Nini
Salut Nini,

Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Verts, a exposé jeudi sur la chaîne Public Sénat la raison pour laquelle Manuel Bompard serait la représentation du Nouveau Front Populaire (NFP) lors du débat de TF1 le mardi 25 juin. Elle a déclaré que le NFP, face à la décision de la chaîne d’inviter Jordan Bardella et Gabriel Attal au débat, a exprimé son souhait de participer en tant que « quatre chefs de partis », proposant « d’aborder quatre thèmes différemment » et de partager le temps de parole de manière équivalente avec les deux autres intervenants. Tondelier a ensuite déclaré que, comme ils ne parvenaient pas à modifier le format du débat, ils ont décidé que chaque chef assisterait à un débat distinct.

« Manuel Bompard représentera le parti sur TF1, Olivier Faure sur France 2, moi-même je serai en charge du débat diffusé sur BFM-TV entre les deux tours, et le Parti communiste sera notre délégué lors du débat sur CNews, » a ajouté Tondelier.

13:27
Ignorés dans l’accord du Nouveau Front Populaire, les régionalistes bretons vont devoir se séparer de leurs effectifs.

Les adhérents de l’Union Démocratique Bretonne (UDB), un parti régionaliste qui a célébré son 60ème anniversaire en avril, sont « furieux ». Les prochaines législatives, selon eux, annoncent déjà une défaite politique et financière.

Jugeant prioritaire « de faire front face au Rassemblement National », l’UDB ne propose aucun candidat, permettant ainsi au Nouveau Front Populaire d’obtenir un maximum de voix bretonnes. En 2022, l’UDB avait ses candidats dans la plupart des districts de la région et avait obtenu des résultats respectables. Maxime Touzé, conseiller municipal à Douarnenez (Finistère), avait obtenu par exemple 4,76 % des votes dans son district.

Nous espérions une nomination suite à l’accord. Cependant, rien ne s’est produit. Pas même un poste d’adjoint. À Paris, beaucoup prétendent soutenir les minorités, mais cela ne se reflète pas dans les accords politiques, selon Gael Briand, membre du gouvernement régional. Comme de nombreux fonctionnaires dans la péninsule, il est surpris par le nombre de districts bretons (14 sur 27) attribués aux membres du parti La France Insoumise, qui est moins populaire ici et a peu de représentation.

Cette absence a eu des retombées économiques majeures pour l’UDB car le financement public des partis politiques est basé sur le nombre de voix obtenues lors du premier tour des élections législatives. L’UDB, qui emploie actuellement quatre personnes, envisage de licencier des employés et d’organiser des campagnes de collecte de fonds. Gael Briand, également rédacteur en chef de la revue du parti, Le Peuple Breton, a annoncé qu’il continuerait ce travail bénévolement.

Benjamin Keltz (correspondant à Rennes)
12:35
Matthieu Pigasse, banquier d’affaires, incite à voter pour le Nouveau Front Populaire.

Matthieu Pigasse, banquier d’affaires et propriétaire de médias, qui s’est engagé à gauche depuis longtemps, a exhorté jeudi à voter pour le Nouveau Front Populaire (NFP) lors des élections législatives du 30 juin et du 7 juillet. « Je pense qu’il faut tout faire pour contrer le Rassemblement National (RN) », a-t-il déclaré à Franceinfo, ancien actionnaire du groupe Le Monde.

L’ancien directeur général adjoint de Lazard Bank, maintenant partenaire chez Centerview Partners, a critiqué le bilan du gouvernement actuel, énumérant une « dérive des finances publiques », un « déficit budgétaire incontrôlé » et des « mesures antisociales ».

M. Pigasse a mis en garde contre le renouveau de la « bête hideuse » du dernier siècle, qui prend de nouveaux visages. Selon lui, le parti RN véhicule la « même intolérance, le même dédain pour les autres, la même repli identitaire, et la même société basée sur la peur et la méfiance ».

Il a refusé de réduire le NFP à La France insoumise, se référant au bloc de gauche comme « uni, restructuré et rééquilibré ». « Ce bloc à gauche représente toutes les facettes ou tendances de la gauche (…) donc nous ne devons pas nous tromper sur qui est l’ennemi. D’un côté, il y a un bloc de gauche uni et de l’autre, il y a clairement l’extrême droite », a-t-il expliqué.

Les représentants des principaux partis politiques en lice pour les élections législatives ont plaidé leur cause jeudi dans la salle Gaveau à Paris, devant les chefs d’entreprise. Plusieurs organisations telles que la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), l’Union des entreprises de proximité (U2P) et le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI) étaient présentes autour du Medef.

L’ancien Premier ministre Edouard Philippe, représentant Horizons, a réitéré son engagement en faveur des politiques d’entreprise mises en œuvre par la majorité présidentielle actuelle. « Nous ne devons absolument pas modifier la philosophie » de la politique « pro-business » en place depuis 2017, a-t-il insisté. « Nous devons même aller plus loin », selon lui.

Eric Coquerel et Boris Vallaud, représentants du Nouveau Front populaire, ont soutenu un programme critiqué pour son coût présumé excessif par le pouvoir exécutif et par le Medef, la première organisation patronale du pays. Ce dernier a également jugé que les mesures proposées sont potentiellement nuisibles pour l’économie, à l’instar du programme du Rassemblement national (RN). Face à la critique de certaines incompréhensions internes autour du coût réel du programme, Eric Coquerel a assuré une cohérence d’ici la fin de la semaine. Pour un financement partiel de ce « nouveau pacte productif », M. Vallaud a sollicité un « acte de patriotisme économique » de la part des milliardaires.

Jordan Bardella et Eric Ciotti ont fait leur première apparition ensemble depuis l’annonce de leur union, représentant le RN et ses alliés. M. Bardella a condamné la « folie budgétaire » du gouvernement et le « risque de décrochage économique », promettant d’éliminer complètement la CVAE, une taxe de production qui affecte les entreprises.

Représentant du parti Ensemble pour la République, Bruno Le Maire soutient que la marge de manœuvre budgétaire du pays est nulle. Il a qualifié les programmes du front de gauche et du RN de « plans déraisonnables et hors phase avec la situation financière publique ».

Bruno Retailleau, pour Les Républicains, a plaidé pour une amélioration de la compétitivité et la productivité françaises en dénonçant un « étatisme social » de la classe politique. « Il faut plus de croissance et moins de dépenses », a-t-il déclaré, évaluant à 100 milliards d’euros sur cinq ans les économies nécessaires, dont 50 milliards devraient être consacrés à la réduction de la dette.
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