
Dans les sous-sols de l’Hôtel de Ville, bloqués pour les fenêtres, une grande salle de réunion résonne doucement des chuchotements et du bruit des clés tapées sur les claviers. Sur un impressionnant mur d’écrans, des séquences d’une grande promenade filmée sont projetées, en montrant divers lieux de l’Arena Bercy au Trocadéro, remplis de mouvements incessants. Nous sommes le mardi 6 août, dans l’après-midi, et le Paris operation center (POC), le centre de contrôle de la municipalité de Paris, qui organise tous les services municipaux impliqués dans le bon déroulement des Jeux olympiques et paralympiques (JOP), est plein d’activité avec cinquante employés munis de casques se concentrant avec diligence.
C’est l’endroit où tous les problèmes et dysfonctionnements qui se produisent dans et autour des stades, des installations temporaires et des zones de fête intra-muros sont rassemblés et traités. Chaque département parisien a dépêché plusieurs cadres de ses services : police municipale, routes, propreté, espaces verts, transports, santé, mairies d’arrondissement, 3975 (ligne téléphonique pour les usagers), communication… tous les aspects de la vie collective sont sous surveillance. « Nous recevons des mises à jour en temps réel et leur gestion est immédiate. Cela permet une réponse rapide et coordonnée, un phénomène assez nouveau pour nous », déclare Ivoa Alavoine, déléguée générale JOP de la Ville.
« Attention, on procède à la fermeture des entrées du Parc des champions ainsi que la station Trocadéro ! » alerte une voix dans le micro. L’affluence à proximité du stade temporaire du Champ-de-Mars est massive, une demi-heure avant le coup d’envoi du quart de finale masculin du beach-volley, ce qui requiert de réguler le flux des spectateurs. Les allées et venues des visiteurs à l’Arena Bercy sont également surveillées de près. Un réseau de mille caméras surveille en continu les mouvements de foule dans tous les sites parisiens où se tiennent des événements liés aux Jeux.
« Tous se déroule comme prévu »
Deux grands écrans de contrôle affichent en continu une liste des problèmes rapportés du terrain, leur localisation, la nature de l’intervention engagée et leur résolution. Une carte interactive indique la localisation des problèmes signalés par de petits triangles colorés selon leur gravité (du vert au rouge). Ce mercredi, lors du onzième jour des festivités sportives, seuls des triangles verts et jaunes (les moins critiques) sont visibles : une anomalie de surveillance à l’Arena due à un dysfonctionnement de l’alarme, un vol rapide, un vélo Velib’ retrouvé dans la Seine, un graffiti « Free Palestine » sur la devanture de la Cité des sciences et une accusation de harcèlement envers un bénévole par une de ses collègues.
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