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Législatives 2024: Jeunes cédé à radicalité?

Il y a une diversité de jeunes ayant des allégeances politiques variées, que ce soit Jordan Bardella du Rassemblement National ou Jean-Luc Mélenchon de La France Insoumise ou ceux qui s’abstiennent de voter. Les comportements politiques des 18 à 24 ans sont souvent remplis de stéréotypes, au point de créer une image potentiellement partielle ou caricaturale, comme le soulignent les chercheurs et sociologues qui analysent les habitudes de vote de cette classe d’âge. Ils réaffirment également l’idée de Pierre Bourdieu (1930-2002) que « la jeunesse n’est qu’un mot », et avant de faire une analyse, ils font tous la même remarque : il n’y a pas « une » jeunesse, mais plusieurs « jeunesses ».

Entre les tours de l’élection législative, si une portion de jeunes est attirée par l’extrême droite, la majorité des moins de 25 ans continuent à vote plus à gauche d’une élection à l’autre. Cependant, cette tranche d’âge se distingue principalement par le nombre croissant de non-voteurs.

D’après une étude électorale effectuée par Ipsos pour diverses institutions dont Le Monde, la Fondation Jean Jaurès, l’Institut de Sciences Po, l’Institut Montaigne, Radio France et France Télévisions, et basée sur un échantillon valide de 11 820 individus, publiée le 27 juin, nous remarquons que 49% des 18-24 ans ne comptaient pas participer aux élections du 30 juin, ce qui est une hausse de 12 points par rapport à la moyenne nationale. Les choix de vote de cette tranche d’âge étaient inclinés à 45% vers les candidats du Nouveau Front populaire, soit une croissance de 16 points comparé à la moyenne nationale, et 31% en faveur du Rassemblement national, un pourcentage légèrement inférieur à la tendance générale. Il est également intéressant de noter la diminution drastique du soutien des jeunes électeurs aux candidatures « Ensemble », partisans d’Emmanuel Macron : seulement 10% des 18-24 ans voteront pour eux, c’est-à-dire la moitié moins que la moyenne générale tous âges confondus.

Le sociologue Olivier Galland, directeur de recherche émérite au CNRS, conclut que « le parti préféré des jeunes est celui de l’abstention », soulignant ainsi un « mouvement profond de désintérêt envers la politique de la part d’une grande partie de la jeunesse ». Au cours de l’enquête qu’il a co-dirigée avec l’historien Marc Lazar pour l’Institut Montaigne, en 2021, près de la moitié des 8000 jeunes interrogés (43%) affirmaient ne pas avoir d’idées précises pour se positionner sur le spectre politique gauche-droite. En plus, plus de la moitié (55%) étaient incapables de révéler une préférence partisane, soit parce qu’ils ne connaissaient pas suffisamment les partis, soit parce qu’aucun ne correspondait à leurs choix.

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