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Suspect français de féminicide en Italie

Est-ce qu’une fissure existe en Europe dans la lutte contre la violence envers les femmes ? L’assassinat tragique d’une jeune femme en Italie, qui en théorie était protégée par des mesures mises en place lors d’une procédure française, soulève des questions quant à la collaboration internationale pour la prévention de la violence domestique.

C’était le vendredi 5 avril que le corps a été retrouvé, dans une église en ruine lors d’une visite à une localité abandonnée dans le Val d’Aoste, nord de l’Italie. Des blessures multiples par arme blanche au cou et à l’abdomen ont été découvertes sur le corps selon les rapports de la presse italienne, d’après les rapports des médecins légistes. La victime a ensuite été formellement identifiée le 8 avril comme étant une jeune femme de 22 ans originaire de la ville de Saint-Priest (Métropole de Lyon, Rhône).

Des témoignages ont signalé la présence d’un homme avec elle dans la zone, plusieurs jours avant le tragique incident. Il a été rapporté qu’ils étaient un couple habillé en noir et de « style gothique » d’après la presse. Les soupçons se sont rapidement dirigés vers son ancien partenaire, un homme de 21 ans, de nationalité italienne qui résidait récemment à Grenoble. Suite à la découverte de cette tragédie, l’homme, possédant un camion de couleur bordeaux, était au centre d’une recherche intensive, « soupçonné d’avoir tué sa petite amie », a déclaré Eric Vaillant, procureur de la République de Grenoble, mercredi soir. On a mis la main sur lui à Lyon le mercredi soir.

Le tribunal judiciaire de Grenoble avait déjà eu des affaires avec le suspect. Il avait précédemment été impliqué dans un cas de violence domestique et de menaces contre la victime, en essayant de la contraindre à retirer sa plainte. Bien qu’il n’avait aucune condamnation antérieure, il avait reçu une citation à comparaître au tribunal correctionnel pour une audience prévue pour le 3 mai. Conformément à la requête du procureur, il était sous surveillance judiciaire depuis le 13 janvier, avec interdiction de communiquer avec la victime et obligation de répondre aux convocations de l’organisation responsable de sa surveillance judiciaire. Les conditions étaient énoncées par le juge de la liberté et de la détention.

La supposée victime du suspect n’a montré aucun signe d’inquiétude lorsque la police italienne l’a contrôlé lors de son passage de la frontière le 25 mars. Il avait été inscrit sur la liste des personnes recherchées conformément à la procédure pénale et ce registre est accessible par tous les services de police européens. À ce moment-là, il était accompagné de son ex-partenaire, la victime de l’affaire de violence domestique. « La jeune fille n’a montré aucun signe d’inquiétude, elle semblait consentante. Les officiers de police n’ont donc vu aucune raison d’intervenir », indique une source juridique française.

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