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Controverse sur nouvel herbicide camarguais

L’Avanza, un herbicide utilisé dans la culture du riz, a été approuvé pour une utilisation limitée de 120 jours par le ministère de l’Agriculture français le 19 mars. Bien qu’il soit utilisé depuis quatre ans, il est toujours pas encore reconnu à l’échelle européenne. Le benzobicyclon, son ingrédient actif, a suscité une controverse publique intense suite à sa détection par le journaliste Hugo Clément.
L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a rendu sa décision le 14 mars, ne classant pas la substance comme cancérigène, mutagène, toxique pour la reproduction ou perturbateur endocrinien, sur la base des tests réalisés par le fabricant. Cependant, l’ECHA la considère nocive pour les organismes aquatiques.
De plus, l’opinion des deux États-rapporteurs, Malte et la Grèce, sur le risque pour les abeilles est partagée. Les autorités maltaises estiment que le risque est faible, contrairement aux autorités grecques qui pensent que les informations fournies par le fabricant ne sont pas suffisantes pour tirer une conclusion définitive.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a recevoir la demande d’évaluation et a déclaré que le processus d’évaluation des risques n’est pas encore terminé et que les niveaux de référence de toxicité (les limites de sécurité environnementale et sanitaire) n’ont pas été fixés. Aucune étude indépendante sur les effets de ce produit sur la santé humaine et les écosystèmes n’a été publiée dans la recherche scientifique à ce jour.
Il y a une « incompréhension » à ce sujet.

Le samedi 30 mars, Christine Aillet, maire (LR) des Saintes-Maries-de-la-Mer – considérée comme la « capitale » de la Camargue – a émis une déclaration publique exprimant son inquiétude peu de temps après que la permission d’urgence pour l’Avanza a été introduite dans le débat public. Elle a exprimé sa consternation et son incompréhension face à la décision du ministère de l’Agriculture d’approuver l’utilisation du pesticide Avanza dans certaines plantations de riz de Camargue. Aillet a expliqué qu’en Camargue, les eaux usées agricoles ne sont évacuées que par le Rhône et le Petit-Rhône.

La déclaration poursuit en affirmant que sans assurance de la part des services de l’Etat, la mairie ne peut accepter une autorisation qui pourrait menacer l’environnement naturel des Saintes-Maries-de-la-Mer, mais aussi la population locale à travers l’approvisionnement en eau potable. Cette eau est puisée en partie dans le Petit-Rhône. A ce jour, on ne sait toujours pas si le benzobicyclon, ou ses produits de dégradation, sont inclus dans les plans de surveillance des eaux brutes et de l’eau distribuée dans la région. L’Agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte d’Azur n’était pas en mesure de fournir une réponse à ce sujet le mercredi 3 avril.

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