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« Ripley », « Tokyo Vice », « Machine », « Parasyte: The Grey »

Cette semaine, nos séries nous emmènent sur une escapade à travers les routes d’Italie, le fond de la ville de Tokyo, sur les traces d’employés agacés, et même en territoire extraterrestre. Ces séries sortent de l’ordinaire et marquent le début du printemps.

Dans « Ripley », nous voyageons à travers l’Italie sur les traces du sociopathe, Tom Ripley. Ce criminel charmant, créé par Patricia Highsmith en 1955, revient à la vie, incarné cette fois par Andrew Scott. Dans le passé, Alain Delon n’avait besoin que de deux heures pour accomplir ses crimes (Plein soleil, de René Clément, 1960), mais Andrew Scott prendra huit épisodes complets pour passer de simple escroc New-Yorkais à seigneur du crime. Ceci est dû à Steven Zaillian, le scénariste (The Irishman, de Scorsese) et réalisateur (Les Fous du roi) d’Hollywood, qui n’est pas le plus succinct.

Le tournage en noir et blanc s’est déroulé dans des lieux importants pour le patrimoine italien (côte amalfitaine, Naples, Rome, Palerme, Venise), déserts et remplis de décorations des années 1950. Cette série est plus comparable à un cauchemar rempli de souvenirs de peintures (Caravage, Piranese, Chirico) qu’à un thriller érotique.

La transformation du personnage de Andrew Scott de la vermine du Nouveau Monde, qui se traine initialement la médiocrité de son personnage, est constamment attendue mais arrive tard, ce qui peut être ennuyeux. C’est l’introduction d’un personnage de policier italien de l’époque post-mussolinienne (Maurizio Lombardi) qui donne à cette admirable création l’énergie tant attendue. T. S.

La série « Ripley », inspirée des romans de Patricia Highsmith, a été créée et dirigée par Steven Zaillian. Avec un casting comprenant Andrew Scott, Dakota Fanning, Johnny Flynn, Eliot Sumner et Maurizio Lombardi, cette série américaine de huit épisodes de 60 minutes sera disponible sur Netflix à partir du 4 avril 2024.

De son côté, « Tokyo Vice » entame sa deuxième saison, une réalisation rare dans un univers où les séries naissent et disparaissent rapidement. Cette adaptation des mémoires journalistiques de Jake Adelstein par le dramaturge J.T. Rogers s’écarte encore plus de son contenu original pour s’inscrire dans le cadre traditionnel d’un thriller urbain particulièrement élegant.

Plus ancrée dans la culture japonaise que la précédente, cette saison est centrée sur la traque du yakuza Tozawa par le journaliste Jake, son amie Samantha et l’officier de police Katagiri. Tozawa, un criminel insaisissable, est responsable de la mort d’une escort-girl dans la saison précédente. L’attrait de cette nouvelle saison, constituée de dix épisodes (deux de plus que la première), repose moins sur l’intrigue légèrement vague que sur la mise en scène simple mais élégante qui dirige le parcours linéaire mais fluide des personnages.

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