Catégories: Economie
|
3 octobre 2024 6 h 44 min

Inquiétudes pour l’avenir du vélo

Partager

Les prestataires de services de vélo sont inquiets. Leurs commandes ne se remplissent plus aussi vite qu’avant. Corinne Verdier, directrice d’Altinova, une société produisant notamment des installations de stationnement pour vélos, note une certaine hésitation de la part des collectivités locales depuis la dissolution de l’Assemblée nationale début juin, avec aucune explication claire sur les raisons de ce ralentissement. Amira Haberah, co-fondatrice de Fifteen, une entreprise offrant des services de location de vélos aux municipalités, constate également que « cette année, tous les appels d’offres sont retardés de six mois. Et depuis les élections législatives, les dirigeants municipaux ne sont pas sûrs qui contacter », partage-t-elle son expérience.

Les progrès de la politique pro-vélo sont-ils en train de s’arrêter ? Les responsables de plusieurs villes, rassemblés à l’Exposition Européenne de la Mobilité, qui a lieu à Strasbourg jusqu’au 3 octobre, craignent la fin du co-financement de l’État.

Depuis 2019, les collectivités locales qui cherchaient à développer des infrastructures de vélo pouvaient compter sur le soutien solide de l’État grâce aux « plans vélo » successifs. Chaque année, le « fonds pour les mobilités actives », doté de 250 millions d’euros, permettait à des centaines de zones urbaines et rurales d’améliorer des ponts, des croisements sécurisés et des installations de stationnement.

On craint maintenant des coupes sévères dans le budget de la mobilité.

Le système a mal fonctionné. Le dernier appel à candidatures, qui avait été initié vers la fin de 2023 pour un fonds de 125 millions d’euros et pour lequel 400 dossiers avaient été examinés, n’a pas abouti. Les vainqueurs étaient supposés être nommés en juillet. « La réduction substantielle du budget de mobilité nous préoccupe », exprime Françoise Rossignol, vice-présidente (divers centre) de la communauté urbaine d’Arras et chef du Club des villes et régions pour la cyclabilité et la marchabilité (CVTCM), qui compte 240 localités.

Un gel des promesses de l’Etat, un an et demi avant le prochain renouveau des conseils municipaux, arriverait au pire moment, indique la représentante du Pas-de-Calais: « Si les projets n’ont pas commencé maintenant, ils ne seront pas réalisés avant la fin du mandat. Car on ne commence pas les travaux routiers quelques mois avant les élections municipales ».

L’année passée, la communauté urbaine d’Arras avait proposé un projet de piste cyclable de 3,5 kilomètres reliant deux communes pour un coût de 2,3 millions d’euros. « Nous avions sollicité une aide de 890 000 euros de la part de l’Etat. Nous n’avons plus aucune nouvelle », regrette Françoise Rossignol.

Il reste 54.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Les plus lus

Comment gérer les équipes à distance au travail, en maintenant une haute productivité et motivation de chaque groupe, afin de stabiliser les gains.

Technique de trading à part entière, le trading intraday demande une discipline et une gestion du risque exigeante.

L’indice mondial de la confiance des investisseurs s’est établi à 91,6 points en mars, en hausse de 5 points par rapport au niveau corrigé de 86,6 obtenu en février.

Le groupe américain GAP envisage de fermer toutes ses boutiques en Europe d'ici Juillet 2021.

Le journal l’Equipe se diversifie. Cette semaine, le premier quotidien sportif français a lancé une agence de voyage en ligne pour les fans de sports.  

Le géant français de la pharmacie, Sanofi, va acquérir la société américaine Pluromed, spécialisée dans les dispositifs médicaux, basée à Woburn, Massachusetts.

D’après le palmarès annoncé ce jour par l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI), Safran se classe à la deuxième place des dépôts de brevets en France avec 573 brevets publiés en 2011.