La mise en marche du nouveau programme avait été repoussée d’une semaine pour éviter tout incident. Cependant, le 4 mars, juste quinze minutes avant le bulletin d’information de 18h, les techniciens de Red Bee Media France, qui est le fournisseur de France 24 depuis 2006, ont décidé de faire grève sans préavis, comme cela est dans leur droit.
Depuis lors, les diffusions quotidiennes des stations françaises, anglaises et arabes de la chaîne d’information internationale ont été perturbées, en fonction des équipes affectées par le mouvement de grève. Alors qu’une réunion entre la direction de Red Bee et ses employés était prévue le jeudi 21 mars (seulement la troisième en deux semaines et demie de conflit), aucune résolution ne semble émerger.
Les revendications des techniciens sont nombreuses, parmi lesquelles des contrats successifs [entre Red Bee et France 24] négociés à la baisse, une charge de travail accrue sans augmentation de salaire, une réduction du personnel et la fusion des postes, et bien d’autres. Sur les 80 employés embauchés par la chaîne d’information en sous-traitance, environ 60 d’entre eux participent au mouvement, c’est-à-dire tous ceux qui travaillent en régie (les autres dépendent d’autres services).
Ils n’ont pas d’objection à la nouvelle grille de programmes ou même au nouveau look de la chaîne : c’est la réorganisation des plannings et « un accroissement de la charge de travail sans compensations », explique un membre du groupe de grévistes, qui fait des difficultés. « Nous tenons France 24, qui a totalement oublié les techniciens dans l’élaboration de son projet, ainsi que Red Bee pour ne pas avoir veillé à protéger ses employés », protestent-ils dans un communiqué.
« Les correspondants sont en état d’urgence ».
Stéphane Grandvarlet, le directeur général de l’entreprise fournissant les services, rejette cette version des événements. Il souligne qu’il y a eu plus de cinq mois de négociations pour planifier le changement et, à son avis, l’augmentation de la charge de travail n’est pas insurmontable. En fonction des horaires de travail, le temps consacré aux tâches techniques pendant la semaine passe de 40% à 50% du temps total passé au travail, et de 33% à 50% les weekends. Ainsi, le temps de travail serait comparable au temps de repos.
Du côté de France 24, on a une attitude sympathique face au conflit, tout en étant contraints par les restrictions budgétaires, en cherchant à trouver une solution. Pour le dire autrement, la chaîne fait preuve de prudence et essaye de faciliter la communication entre les deux parties, faute de pouvoir accorder une augmentation de budget.
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