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« Vampire Weekend: Nouvel Album, Fête Foraine Étrange »

Depuis leur premier album non titré en 2008, Vampire Weekend s’est affirmé comme l’un des ensembles les plus nuancés et uniques de la scène new-yorkaise, qui avait redécouvert ses racines punk rock grâce à l’ascension des Strokes. Sous la direction d’un chef charismatique, Ezra Koenig, ils ont magistralement mêlé pop baroque sur des instruments anciens (dans l’esprit de leurs concitoyens de The Left Banke), loops de guitare africaines (évoquant le juju du Nigérian King Sunny Adé) et une rythmique anguleuse.

Cependant, il est difficile de répéter l’élément de surprise qui a valu à Vampire Weekend de nombreux éloges et des comparaisons avec Talking Heads ou le Paul Simon globaliste de Graceland (1986). Après un Contra (2010) qui explore le ska enrichi et les rythmes latinos, le quatuor a tenté de renouveler l’exploit avec divers degrés de réussite : la joie a cédé place à la gravité et l’impulsivité aux expérimentations de studio pour Modern Vampires of the City (2013), avant que le double album Father of the Bride (2019) ne s’oriente vers une diversité sans précédent, multipliant les collaborations et les genres, de la country au R’n’B, au risque de s’éparpiller.

La définition même de « groupe » est devenue floue, puisque ni le bassiste Chris Baio ni le batteur Chris Tomson n’apparaissaient sur cet album précédent qui semblait être un projet solo d’Ezra Koenig. Ils sont revenus pour Only God Was Above Us, le cinquième album qui les consolide en trio. Le quatrième membre, le multi-instrumentiste Rostam Batmanglij, a choisi de s’émanciper, mais continue de contribuer à la production aux côtés du loyal Ariel Rechtshaid.

Implanté au cœur de Manhattan.

Enregistré dans divers endroits tels que New York, Los Angeles, Londres et Tokyo, « Only God Was Above Us » plonge au plus profond de l’âme de Manhattan, visant à évoquer une réaction semblable à une première expérience saisissante. Bien que le titre puisse sembler être une représentation d’une mégalomanie perdue, il fait référence à un commentaire d’un voyageur du vol 243 de Aloha Airlines le 28 avril 1988, qui a fait la une du New York Daily News. Ce passager était parmi les quatre-vingt-quatorze survivants (seule une hôtesse de l’air a été tuée) lorsqu’une décompression explosive a déchiré une portion du toit de l’avion à Hawaï. La couverture de cet album est illustrée par une image capturée par Steven Siegel, qui a passé quatre décennies à photographier New York. On y voit un passager en train de lire un exemplaire de ce journal. Le reste du wagon est vide et dévasté, comme un métro abandonné. Pour lire le reste de l’article, qui représente 35.61% du total, il faudra être abonné.

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