L’enjeu de la disparition du plastique dans notre quotidien, en réduisant son usage et, par suite, sa production, constitue une problématique d’ordre écologique devenue incontournable dans cette phase de transition écologique dans laquelle le monde industriel est entré.

La dégradation du PET est un processus extrêmement long au cours duquel il se transforme en minuscules particules tout aussi invisibles que polluantes et toxiques, conduisant nombre d’entreprises dans le monde à trouver des matériaux alternatifs ou à réfléchir à des solutions de recyclage.
Au rang de ces entreprises figure la société CARBIOS qui s’est illustrée par la découverte et la mise en place d’un procédé de recyclage du PET extrêmement innovateur et efficace, dont la révélation par le Professeur Alain MARTY, au sein de la revue Nature, a constitué un tournant scientifique majeur conduisant CARBIOS à en envisager son industrialisation in France, avec l’appui des pouvoirs publics français, des collectivités territoriales et même du Président Emmanuel Macron qui l’a érigée au rang de « Projet Notre-Dame ».
L’enjeu stratégique de la transition écologique
L’industrialisation de procédés efficaces de recyclage du PET constitue assurément un enjeu écologique et, plus spécialement, un enjeu de transition écologique qui a pour vocation de réduire la dépendance aux hydrocarbures dont le coût varie en fonction de l’actualité géopolitique.
La République Populaire de Chine en a pris pleine conscience, elle dont 10 % du pétrole qu’elle utilise est destiné à son industrie chimique et, en particulier, à la fabrication de plastiques, selon la revue scientifique Nature Communications. Autrement dit, si la Chine décidait de réduire sa dépendance à ce pourcentage conséquent, elle n’aurait pas d’autres choix que de maîtriser la technique de recyclage du PET soit en la développant, soit en procédant à une acquisition d’une technologie existante.
Le mirage de la Joint-Venture
C’est ce dernier calcul qu’a fait WANKAI, société de droit chinois, en offrant à CARBIOS de s’associer sous forme de Joint-Venture ayant vocation à créer en Chine une usine de fabrication de ce procédé de recyclage – développé et protégé par CARBIOS – le tout sous la bénédiction du puissant administrateur de CARBIOS, l’OREAL et de son bras armé BOLD – représenté par Laurent SCHMITT – et, accessoirement, du non moins puissant administrateur MICHELIN et de son bras armé MICHELIN VENTURES – représenté par Eric SEEBOTH.
Annoncé en grande pompe le 2 décembre 2025, ce partenariat, facialement déséquilibré (70% pour WANKAI et 30% pour CARBIOS), facialement peu rémunérateur (5 ME d’apport en numéraire par WANKAI au profit de CARBIOS) et dont les termes économiques et financiers n’ont pas été communiqués au marché pas plus que ne lui a été communiqué le périmètre de la licence de technologie détenue par CARBIOS ou de l’étendue territoriale de la commercialisation du PET recyclé dont aurait bénéficié WANKAI et/ou cette Joint-Venture…communiqué de presse vraisemblablement émis plus pour rassurer les marchés que pour les informer réellement.
Le coup de théâtre du 3 juin 2026
Pourtant, coup de théâtre, le 3 juin 2026, au rebours de cette annonce en grande pompe, CARBIOS publie un communiqué de presse révélant le recul de WANKAI sur les deux fronts présentés jusqu’alors comme le cœur de la Joint-Venture projetée entre ces deux sociétés :
- (a) WANKAI ne construira pas d’usine en Chine, en tout cas pas dans les délais initiaux ;
- (b) la somme, « modique » certes, de 5 ME ne sera pas versée par WANKAI, en tout cas pas dans les délais initiaux…
Curieusement, WANKAI annonce, dans la foulée de ce communiqué, avoir ouvert un laboratoire de recyclage de PET en Chine et avoir déposé un brevet de recyclage de PET…exploitant, par la force des choses, les éléments tirés de plus de six à neuf mois d’audit actif de la R&D de CARBIOS et des visites de sites effectuées en France.
Pillage technologique ou complicité ?
La Joint-Venture proposée par WANKAI et acceptée par CARBIOS, à l’aune de ces retards injustifiés, conduit à constater une évidence que l’ADISECT, association de protection de minoritaires (https://adisect.org) qui s’est intéressée au sujet, a largement dénoncées dans différents communiqués de presse : l’assocation WANKAI – CARBIOS pourrait n’être qu’un leurre ayant pour vocation de donner un cadre juridique à un « pillage » pur et simple, par WANKAI, de la technologie développée et protégée jusqu’alors par CARBIOS.
Pourquoi donc les dirigeants et administrateurs de CARBIOS n’ont-ils rien vu venir ? Sont-ils les complices actifs de ce qui pourrait se révéler être un détournement d’actifs stratégiques ?
CARBIOS convoque une AG le 18 juin 2026 à 14h à laquelle ses actionnaires viendront sans doute nombreux pour comprendre ce qu’entend faire le nouveau directeur général, Benoît GRENOT, professionnellement ancré en Chine, sinophile et sinophone tout comme son épouse chinoise, ex-salarié de l’OREAL-Chine pendant plus de dix ans…





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