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« Législatives 2024: Ciotti, RN, LR minoritaires »

Eric Ciotti a finalement réussi à composer sa liste d’«union nationale» pour les élections législatives, avec 62 candidats soutenus. La tâche n’a pas été facile. « Il était en difficulté car on lui refusait l’accès aux documents internes », avoue un collaborateur qui a démissionné suite à l’annonce d’un accord entre le président des Républicains (LR) et l’extrême droite.

En raison de l’agitation et du désordre lors des désignations d’«A droite, les amis d’Eric Ciotti» – comme les candidats l’ont indiqué lors de l’enregistrement à la préfecture – la liste n’a pas été rendue publique par le député de Nice ou le Rassemblement national (RN) à la suite du dépôt des candidatures.

De plus, au lieu d’attirer une partie du LR, Eric Ciotti a dû chercher ailleurs pour trouver des candidats, dont moins de la moitié étaient membres du LR. La liste reconstituée par Le Monde est étrangement diversifiée, incluant d’anciens partisans de Zemmour, des alliés de Marion Maréchal, des vétérans de l’UMP, des commentateurs de CNews, des collaborateurs parlementaires, un porte-parole de Donald Trump en France… et une ancienne députée macroniste.

Eric Ciotti, exclu de son parti le vendredi, reste à la tête de LR pour la justice et on s’attendait à ce qu’il attire une dizaine de députés sortants. Le mariage avec M. Ciotti lui-même et sa voisine maralpine, Christelle d’Intorni, ne présente que peu d’avantages. D’après une source du LR, elle aurait commencé à discuter avec le RN local avant même l’annonce officielle de la dissolution.

Les différences idéologiques sont mineures.

Au cœur de la guerre actuelle entre les différentes factions de droite, la situation du sergent recruteur Ciotti, qui a déjà fait l’objet de moqueries au sein de son nouveau clan constitué de Jordan Bardella et Marine Le Pen, amuse grandement, selon Daniel Fasquelle, le trésorier de LR « canal historique ». Lundi dernier, lorsqu’il a informé sa jeune équipe de sa décision marquante, il leur a également offert « le district de leur choix », selon un participant. Tous ont refusé, à l’exception de Gaëtan Inard, son chargé de mission, qui envisage une carrière en Haute-Garonne.

Le président des Jeunes Républicains, Guilhem Carayon, se présentera pour sa part dans le département voisin du Tarn, là où son père Bernard, un ancien membre du groupuscule violent d’extrême droite appelé Groupe union défense (GUD), a été actif. En une semaine, le fils Carayon a embrassé le « ciottisme » et a laissé tomber son favori, Laurent Wauquiez, qui est devenu à ses yeux un « fancy hat » comme les autres. Cependant, le voir appuyer l’union des droites sur toutes les chaînes de télévision ne surprend personne. Il s’entend parfaitement avec Pierre-Romain Thionnet et Stanislas Rigault, ses équivalents au RN et à Reconquête !, leurs divergences idéologiques étant minimes. L’année dernière, ils avaient tous trois posé ensemble pour la une de L’Incorrect, un mensuel partisan de « l’union des droites », avec comme titre : « Les jeunes coupent le cordon ».

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