« J’aime la Russie mais je hais Poutine » a déclaré Nadejda Tolokonnikova, l’une des membres du groupe punk Pussy Riot, qui purge une peine de deux ans de camp.
C’est dans un entretien à l’hebdomadaire allemand « Der Spiegel » que Nadejda Tolokonnikova, considérée comme la leader du groupe, a tenu ses propos expliquant qu’elle voulait une « révolution en Russie« .
Les trois membres des Pussy Riot ont été condamnées le 17 août dernier à deux ans de camp pour avoir chanté un « prière » punk contre Vladimir Poutine dans une église orthodoxe de Moscou peu avant les dernières présidentielles russes.
« Le système Poutine (…) n’appartient pas au XXIe siècle, il rappelle beaucoup plus les sociétés primitives ou les régimes dictatoriaux du passé« , a ajouté Mme Tolokonnikova. Elle déclare par ailleurs : « je ne regrette rien« .
« Au bout du compte, je pense que le procès contre nous était important car il a montré le vrai visage du système Poutine » affirme-t-elle, ajoutant que « ce système a émis un jugement sur lui-même en nous condamnant à deux ans de prison sans que nous n’ayons commis de crime« .
Selon elle, ce procès n’aura été que la « vengeance de Poutine » et qu’elle combat pour que sa « fille (de 4 ans, ndlr) grandisse dans un pays libre« .
Quant à ses conditions de détention dans le camp, elle affirme qu’elles restent supportables mais que « malgré tout, c’est une prison russe avec tout son charme soviétique. Il n’y a pas eu beaucoup de progrès: la prison est un mélange de caserne et d’hôpital« .
Elle explique qu’elle est réveillée tous les matins à six heures du matin et que ses occupations sont la lecture et l’écriture. « Le manque de liberté de mouvement ne restreint pas la liberté de penser » assure-t-elle.
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