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1 mars 2013 15 h 41 min

Bientôt un médicament contre l’alcoolisme

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L’Agence européenne des médicaments a donné son accord jeudi pour la mise en vente sur le marché européen d’un médicament réduisant l’envie de boire chez les alcooliques.

Selincro, un médicament permettant de réduire la consommation d’alcool devrait donc bientôt être sur le marché européen ont annoncé le finlandais Biotie Therapies, qui a conçu ce traitement, ainsi que son partenaire le danois Lundbeck, chargé de le fabriquer et de le commercialiser. Ces derniers ont annoncé avoir reçu l’agrément de l’Agence européenne des médicaments ce jeudi.

Car effet selon un rappel fait par Lundbeck des études ont prouvé que l’alcoolisme touche plus de 14 millions de personnes en Europe et que 8% seulement suivent un traitement. Aussi d’après lui, lors des essais cliniques, ce médicament « a réduit de près de 60% la consommation d’alcool après six mois de traitement » ce qui correspond à une « baisse moyenne de près d’une bouteille de vin par jour« . Ce médicament administré par voie orale serait « un modulateur des récepteurs aux opioïdes qui agit sur la structure cérébrale de récompense« , diminuant ainsi le plaisir associé à l’absorption d’alcool. La molécule s’appelle nalmefene et la commercialisation d’un tel produit serait une première en Europe, précise Lundbeck.

Biotie et Lundbeck ont expliqué que « Selincro est indiqué dans la réduction de la consommation d’alcool chez les patients adultes présentant une dépendance à l’alcool avec une consommation d’alcool à haut risque (plus de 60 g/jour pour un homme, plus de 40 g/jour pour une femme) ne présentant pas de symptômes physiques de sevrage et ne nécessitant pas un sevrage immédiat« , des quantités correspondant à environ six et quatre verres d’alcool. Ils ont précisé aussi que « Selincro (doit être) pris à la demande, c’est-à-dire chaque jour où le patient anticipe un risque de consommer de l’alcool, et de préférence une à deux heures avant le début de cette consommation« . Enfin ils recommandent que celui-ci soit « prescrit en association à une prise en charge psychosociale (…) chez des patients qui continuent à avoir une consommation d’alcool à risque deux semaines après le début de la prise en charge« .

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