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20 janvier 2012 0 h 42 min

Megaupload : les Anonymous contre-attaquent

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Suite à la fermeture du site d'hébergement de fichiers Megaupload sur décision de justice américaine, les anonymous ont répliqué en rendant inaccessible l'accès à des sites gouvernementaux.

Suite à la fermeture du site d’hébergement de fichiers Megaupload sur décision de justice américaine, les anonymous ont répliqué en rendant inaccessible l’accès à des sites gouvernementaux.
Les sites du département de la Justice (DoJ) des Etat-Unis, le site de la MPAA, de la RIAA, équivalent de la Sacem en France, le site de la maison de disque Universal sont bloqués depuis maintenant plus d’une heure, subissant des attaques par DDos de la part de millions d’internautes à travers la planète. Le département de la justice américain a d’abord cru que leurs sites recevaient trop de visites avant de se rendre compte que les blocages étaient dus à des attaques par déni de service. C’est à dire des milliers, et plutôt des millions, de connexions sur un même serveur le rendant inopérable.

La fermeture du réseau Megaupload et de sa constellation a particulièrement irrité la communauté du net, qui sait se montrer très réactive quand il le faut, et qui a réagi dans la demi-heure en attaquant ces sites faisant autorité. D’autre part, cette fermeture intervient seulement une journée après que les plus grands groupes du web aient décidé de fermer leurs sites pour protester contre le vote de la loi SOPA et PIPA au Congrès américain.

Notons que parmi tous ces sites gouvernementaux attaqués, un seul est français (à l’heure actuelle), et c’est celui de la Hadopi (Hadopi.fr étant toujours inaccessible à cette heure), qui est chargée de contrôler les téléchargements sur les réseaux P2P. La haute autorité est régulièrement pointée du doigt par les internautes pour avoir été précurseur dans la surveillance des flux réseaux.

Par ailleurs, le fait que les sites de Megaupload soient hébergés à Hong-Kong et que les dirigeants aient été arrêtés sur leur lieu de résidence en Nouvelle-Zélande inquiètent d’autant plus les internautes et citoyens sur la dangerosité que peut amener des lois comme SOPA.