
L’ancien dirigeant de l’internat de Stanislas, une institution privée catholique, a été jugé coupable par le tribunal de Valenciennes (Nord) et a reçu une sentence d’un an de prison avec sursis pour des actes de violence perpétrés entre 2013 et 2018 envers six étudiants de l’école parisienne, le lundi 9 septembre. De plus, il a été interdit d’exercer toute profession requérant des interactions continues avec des mineurs pendant une période de cinq ans.
Le procureur avait initialement proposé une peine de six mois d’emprisonnement avec deux ans de sursis probatoire. L’homme, âgé de 61 ans, était mis en cause pour des violences signalées par six étudiants précédents de cette institution de Paris.
Au cours de l’investigation menée par l’équipe spécialisée dans les crimes contre les mineurs, les six victimes avaient dévoilé des actions similaires d’abus, comme des « gifles données derrière la tête », des « humiliations » et des « insultes ». Un de ces anciens élèves, qui a passé toute sa scolarité à l’établissement parisien, a décrit un comportement « abusif » et une « domination psychologique ». Il a décrit l’accusé comme « omniprésent », « observateur compulsif » et « insupportable ».
Un autre élève avait également attesté que « Il était capricieux, stressant, il s’introduisait dans nos chambres, il attendait certains camarades à la sortie de la douche », le décrivant aussi comme « homophobe ». D’autres ont mentionné de multiples fouilles de leurs chambres qu’il menait.
À la barre, un homme de stature imposante, le prévenu, a contesté certains des faits qui lui sont reprochés. Il a affirmé avoir uniquement « suivi les régulations » de l’établissement et a accusé certains de mener une « conspiration » à son encontre. « Je reconnais que des gardiens ont pu pénétrer dans des chambres non rangées, » a confié l’ancien chef d’internat dans son habit brun.
« Est-ce normal selon vous? Ne s’agit-il pas d’une invasion évidente de leur intimité? » L’interrogea la juge du tribunal. « C’était dans les régulations, » répliqua l’inculpé, qui était également enseignant musical.
Ce vis-à-vis, autrefois responsable d’un internat, est également mis en cause pour viol et agression sexuelle par une personne exploitant son poste, pour des incidents survenus entre le 30 juin et le 1er juillet 2001 à Pontoise (Val-d’Oise), à l’internat Saint-Martin-de-France, sur un élève de 17 ans à l’époque. Dans cette affaire, le suspect a été mis sous surveillance judiciaire.
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