Catégories: Actualité
|
7 juillet 2024 8 h 06 min

« Le désastre environnemental provoqué par le conflit à Gaza »

Partager

Depuis près de neuf mois, la bande de Gaza subit les assauts constants de l’armée d’Israël, qui peine à accomplir les deux tâches ordonnées par Benyamin Nétanyahou : vaincre totalement le Hamas et libérer les otages enlevés le 7 octobre 2023.

Les frappes militaires israéliennes mettent sérieusement en péril la vie des 116 otages restants. De son côté, le groupe islamiste, malgré ses pertes, a pu renforcer ses rangs par un afflux de recrues désirant venger leurs proches tombés sous les bombardements israéliens.

La situation à Gaza continue de s’empirer à cause de ce conflit non régulé, avec plus de 38 000 victimes, soit une personne sur soixante. Cette effrayante statistique pourrait potentiellement doubler ou tripler à cause de l’effet destructeur conjoint de la famine et des épidémies.

La disponibilité en eau devient de plus en plus compromise
Il ne faut pas pour autant négliger l’énorme défi posé par cette crise humanitaire, ou minimiser l’impact à moyen et long terme du conflit sur l’environnement en Gaza. Comme Hongkong, ce territoire a une densité de population importante et déjà une pression considérable sur les ressources naturelles, exacerbée par le blocus instauré par Israël depuis 2007.

20% des ménages, usés par les fréquents manques d’électricité, se sont tournés vers l’énergie solaire, alors que l’ONU équipait les écoles et hôpitaux en panneaux photovoltaïques. Après des années de travail assidu, le Wadi Gaza, soit la « vallée de Gaza », la plus grande zone humide de Palestine, avait été restauré.

Les bombardements ont anéanti la majorité des systèmes d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées, affaiblissant tous les efforts initiaux. D’après l’ONU, l’eau accessible par personne chaque jour a chuté dramatiquement à quelques litres depuis le début du printemps, comparé aux 85 litres disponibles avant le conflit actuel.

Le wadi Gaza a subi d’énormes dégâts, mettant en péril l’écosystème qui en dépendait. Plus de la moitié des zones agricoles et un tiers des serres ont été affectés par les attaques de l’armée israélienne, conduisant à une destruction totale ou partielle. Deux tiers du bétail ont été perdus suite à ces attaques ou ont été tués par précaution, mettant en danger sa reproduction, alors que la nourriture destinée au bétail devenait une source de nourriture par défaut pour une population en manque de nourriture.

Il reste encore 49.81% de cet article à lire qui est réservé aux abonnés.