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« Peur de l’incapacité à cohabiter »

Nous sommes tous en état d’agitation, prêts à nous battre pour des choses insignifiantes, comme la manière dont conduit une personne ou l’orientation de son chapeau. Par exemple, le jour de la Fête de la musique, je rentrais tranquillement chez moi à une vitesse acceptable. Cependant, un conducteur impatient m’a dépassé à grande vitesse. Énervé, j’ai réprimandé son comportement imprudent depuis l’intérieur de ma voiture. Plus loin, il m’a attendu, questionnant s’il y avait un problème. Évitant l’escalade de la situation, j’ai choisi de le laisser et de matérialiser mon indignation en passant mon chemin.

Il semble qu’aujourd’hui, tout est hypersensibilisé. Une simple appréciation du charme d’une femme dans la rue peut être désapprouvée. Si votre vitesse au volant ne satisfait pas les autres sur la route, on menace de violence. C’est comme si tout le monde vivait dans un état de tension. Cela crée une atmosphère de crainte qui nous empêche de vivre en harmonie.

Ce climat d’irritabilité généralisée m’inquiète, mais comment y remédier? Est-ce qu’il faut interdire quoi que ce soit ?

Autrefois, des discussions étaient possibles. On vivait en harmonie il y a quelques dizaines d’années, tous unis. Je me souviens de mes jours de collège où l’on se mélangeait librement. Maintenant, on nous catégorise sur des bases infondées.

La politique actuelle rend tout complexe et embrouillé. Les non-sens diffusés à la télévision nous fatiguent tous. On ne sait plus où tenir.

« C’était un désordre excessif, c’est la raison pour laquelle les gens sont fatigués. Ils sont perdus. Personnellement, j’ai éteint la télévision pendant les débats. Je les regardais parler sans fin, cela ressemblait à une bataille de coqs ou à une cour de récréation. Je ne comprends pas leurs propos, c’est trop abstrait. Au lieu de nous présenter leurs idées, ils se hurlent dessus pour voir qui critiquera le plus les autres : “Vous n’avez jamais fait mieux que moi…”
Dimanche, je n’ai pas voté. Une voix supplémentaire ou non, qu’est-ce que ça change ? Rien ! Ce n’est pas à moi de décider du destin du pays. On attendra le deuxième tour, si les choses sont plus claires, peut-être alors j’irai voter. Mais pour l’instant, je ne suis pas bien informé, je ne sais pas quel candidat est en tête dans ma circonscription. J’ai jeté un coup d’œil aux résultats à la télévision, mais pas plus. Franchement, on n’avait pas beaucoup d’options, c’était partout sur toutes les chaînes de la TNT !
« Je ne les connais pas vraiment »
Ce qui doit arriver arrivera. Je ferai face à ce qui doit être fait, et c’est tout. Là où je me déplace pour voter, c’est pour élire le maire de ma ville. Là, c’est du réel. A Reims [où je vis], avant, c’était Mme [Adeline] Hazan [maire socialiste de 2008 à 2014]. C’était une femme à l’écoute de ses citoyens. Pour moi, c’est plus simple : les travaux sur les routes, ce qu’ils proposent pour ma petite ville…
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