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« Hommage à Nahel, an après, craintes Nanterre »

Dans une voix débordante de tristesse et de rage, Mounia Merzouk exprime sa gratitude aux centaines de personnes qui se sont rassemblées en hommage à son fils, Nahel. Le rassemblement a eu lieu à la place Nelson Mandela à Nanterre, un an après que Nahel, âgé de 17 ans, ait été tué lors d’un contrôle de police.

Malgré la tension dans l’air, due notamment aux élections législatives qui se déroulaient le lendemain, Mounia a organisé une « marche silencieuse », appelant à la tranquillité et au respect. Elle a profité de cette occasion pour rendre hommage non seulement à son fils, dont elle espère que la mémoire illuminera le concept de justice, mais également à ses deux amis qui étaient avec lui ce jour-là.

Soutenue par des centaines de personnes, elle tenait fièrement une bannière proclamant « Justice pour Nahel et tous les autres », et a réitéré sa condamnation de l’acte « irrémissible » du policier qui a tué son fils. « Je suis toujours en colère contre ces deux policiers qui ont ôté la vie de mon enfant », a déclaré Mounia.

La libération du policier qui a tiré sur Nahel en novembre dernier n’a fait qu’accentuer sa douleur. « C’est insupportable de penser qu’il est libre et que je pourrais le croiser à tout moment. Chaque jour, il peut voir son enfant, tandis que moi, je suis confrontée à la chambre vide de mon fils. Je me retrouve seule chaque fois que je rentre chez moi », a-t-elle ajouté.

La marche pour Nahel est également un geste de protestation contre le Rassemblement National et Bardella.

Après une prière sous la pluie légère, un hommage a été rendu à leur confrère par plusieurs jeunes de la région de Nanterre. Ils ont célébré l’un des garçons les plus aimés du quartier, comme l’a souligné l’un d’entre eux. Ils ont constaté que des individus de tous les quartiers de Nanterre étaient présents ce jour-là. Certains, comme Messaouda, une éducatrice de 38 ans, étaient venus de loin. Elle avait fait un voyage aller-retour en une seule journée avec deux amies de Lyon pour rendre hommage à Nahel, qui pourrait être leur « petit frère ».

De nombreux protestataires dans la foule étaient présents pour condamner les violences policières. Selon Faty Koumba, présidente de l’association Liberté, droits de l’homme et non-violence, la police devrait nous protéger et nous respecter. Elle avait un drapeau palestinien flottant au-dessus de sa tête, un drapeau qu’elle porte en manifestation depuis 26 ans, symbole pour elle d’un monde meilleur.

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