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« Israël rouvre Kerem Shalom pour aide humanitaire »

La semaine dernière, les États-Unis ont décidé de suspendre la livraison d’un lot de bombes à Israël suite à un manque de réponse de la part de ce dernier concernant les préoccupations de Washington à propos de l’annonce d’une attaque sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, a déclaré un haut fonctionnaire américain mardi.

Le 7 mai, l’armée israélienne a confirmé avoir pris possession de la portion palestinienne du point de passage à Rafah durant la nuit de lundi à mardi. Elle a également publié une déclaration sur Telegram, affirmant avoir obtenu des informations indiquant que le terminal frontalier entre Gaza et l’Égypte était utilisé à des fins terroristes. Selon la même source, l’opération a résulté en la mort d’au moins vingt membres du Hamas.

L’armée israélienne avait préalablement demandé aux résidents de l’est de Rafah, zone vers laquelle Israël avait indiqué vouloir lancer une importante opération militaire depuis plusieurs mois, de se déplacer vers des « zones humanitaires étendues ». L’armée avait par ailleurs assuré que cette évacuation serait temporaire et toucherait « environ 100 000 personnes (…) immédiatement ». Par le biais d’un porte-parole, l’armée avait précisé lors d’une conférence de presse que « ce plan d’évacuation vise à mettre les civils à l’abri du danger ».

Lundi soir, le Hamas a confirmé son accord pour une proposition de trêve avancée par les médiateurs égyptiens et qataris. Bien que les spécificités de la proposition demeurent incertaines, le Hamas avait évoqué la possibilité d’une trêve ininterrompue. Israël a affirmé avoir envoyé une délégation au Caire pour étudier la proposition que le Hamas avait acceptée. Cependant, un officiel israélien a précisé que cela ne correspondait pas à leur accord initial.

Pourtant, l’armée israélienne continue ses bombardements intensifs à Rafah du lundi au mardi, dans l’objectif de mettre une pression supplémentaire sur le Hamas. La défense civile de la bande de Gaza rapporte de nombreuses pertes au courant de la nuit, alors que l’hôpital de Rafah a accueilli onze morts et une multitude de blessés suite à ces attaques. Selon des témoins et des sources de sécurités palestiniennes, des attaques aériennes ont eu lieu tard lundi et tôt mardi, ainsi que des tirs d’artillerie intensifs à travers la bande de Gaza, plus particulièrement à Rafah et ses alentours.

Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, a averti qu’une invasion terrestre à Rafah aurait des répercussions humanitaires très graves et pourrait déstabiliser la région. Le roi Abdallah II de Jordanie a exhorté la communauté internationale à éviter un « nouveau massacre » à Rafah. De même, Joe Biden, s’est répété devant Benyamin Netanyahu en début de semaine, exprimant son désaccord sur une offensive terrestre à Rafah, comme l’a rapporté la Maison Blanche.

Selon un communiqué de l’armée israélienne diffusé sur Telegram mercredi, des convois d’aide humanitaire, comprenant entre autres de la nourriture, de l’eau, de l’équipement d’abri, des médicaments et du matériel médical, commencent à atteindre le point de passage de Kerem Shalom. Israël a annoncé sa décision de rouvrir ce point de passage pour faciliter l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Dans la soirée du mardi 7 mai, la situation dans le conflit Israël-Hamas a évolué. Les forces israéliennes ont déployé des chars d’assaut à Rafah et pris le contrôle du passage frontalier avec l’Egypte, situé au sud de la bande de Gaza. Une délégation israélienne a également été envoyée au Caire pour discuter d’une proposition de trêve et de libération des otages avec des médiateurs, suite à l’acceptation du Hamas, le mouvement islamiste palestinien, d’une proposition de cessez-le-feu présentée par l’Egypte et le Qatar.

En outre, l’armée israélienne a affirmé mardi matin avoir pris le contrôle de la partie palestinienne du point de passage de Rafah, après avoir invité les résidents de l’est de Rafah à se déplacer vers des « zones humanitaires élargies ». Lors de cette opération, l’armée prévoit avoir éliminé au moins vingt membres du Hamas.

Finalement, Israël a assuré aux Etats-Unis que l’opération militaire à Rafah était « limitée » en termes de portée et de durée, et visait à perturber l’approvisionnement en armes du Hamas. Cette information a été rapportée par un porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby, qui a réitéré l’opposition de Washington à une offensive terrestre « majeure » à Rafah.

Selon Benyamin Nétanyahou, Israël a dépêché une équipe au Caire pour se tenir ferme sur les conditions relatives à la libération des otages et à la garantie de la sécurité d’Israël. Le ministre israélien de la Défense a déclaré que les actions à Rafah se poursuivraient si l’accord de cessez-le-feu n’assure pas le retour des otages. Conformément à un message posté sur une plateforme de médias sociaux par Yoav Gallant, les opérations à Rafah ne s’arrêteront pas avant que le Hamas ne soit démantelé ou que tous les otages soient rentrés chez eux.

Des discussions pour une trêve à Gaza ont eu lieu à Caire, impliquant des médiateurs égyptiens, qataris et américains ainsi que le Hamas. Un haut responsable n’a pas mentionné la présence de délégation israélienne, selon les informations d’un média égyptien proche des services de renseignement, Al-Qahera News.

Un représentant du mouvement islamiste palestinien a prévenu que ces pourparlers en Egypte pourraient être la dernière opportunité pour libérer les otages détenus à Gaza.

Le secrétaire général de l’ONU a demandé la réouverture immédiate des points de passage de Rafah et de Kerem Shalom, dont la fermeture par Israël a interrompu l’aide à Gaza. Il a exhorté le gouvernement israélien à stopper l’escalade. Les États-Unis et l’Allemagne ont également soutenu cet appel. Le Qatar a en outre demandé à la communauté internationale d’empêcher un « génocide » à Rafah.

Le mercredi, le Qatar a exhorté la communauté mondiale à intervenir pour empêcher un potentiel « génocide » à Rafah face à une possible attaque massive de l’armée israélienne sur cette ville qui sert de refuge à 1,4 million de Palestiniens sur la frontière sud de la bande de Gaza. Dans un communiqué consulté par l’Agence France-Presse (AFP), le Qatar – un médiateur dans les pourparlers de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas palestinien – a demandé une « action globale urgente pour empêcher l’extension de la ville et l’occurrence d’un crime de génocide ».

L’armée israélienne a informé qu’elle cherchait à rouvrir le passage de Kerem Shalom pour apporter de l' »aide humanitaire » à la bande de Gaza. Le mercredi, elle a annoncé la réouverture du poste frontalier de Kerem Shalom vers Gaza, un point vital pour l’aide humanitaire. L’armée israélienne a affirmé sur Telegram que « les camions chargés d’aide humanitaire, y compris de la nourriture, de l’eau, du matériel de sauvetage, des médicaments et du matériel médical offerts par la communauté internationale sont déjà en route vers le passage ».

« L’assistance sera transférée à Gaza après une inspection approfondie par le personnel de sécurité « , a-t-elle ajouté. Dimanche, Kerem Shalom avait été fermé par Israël à la suite de tirs de roquette, et mardi, l’armée israélienne avait saisi le contrôle du passage de Rafah à la frontière égyptienne, bloquant l’aide humanitaire au territoire palestinien assiégé.

Wael Abou Omer, le représentant administratif de la zone palestinienne du terminal de Rafah, a annoncé sur X que la frontière de Kerem Shalom restait close pour la troisième journée consécutive. De plus, il a fait état de nouveaux bombardements à Rafah ce matin, conduisant à la démolition d’un domicile situé près de la mosquée Al-Istiqama à l’est de la ville.

Selon un cadre de haut rang de l’équipe de Biden, qui a partagé des informations de manière anonyme avec divers journalistes de médias tels que l’Agence France-Presse, Associated Press et le Washington Post, des dialogues ont eu lieu entre les officiels américains et israéliens concernant la possibilité d’éviter une offensive à Rafah. Cependant, ces échanges restent en suspens et n’ont pas encore adressé de manière satisfaisante les préoccupations des États-Unis.

C’est cette préoccupation qui a provoqué, comme le note l’officiel américain, l’arrêt d’une livraison d’explosifs. « Aucune décision finale n’a été rendue concernant ce transport », a-t-il ajouté.

Alors que les autorités israéliennes semblaient se diriger vers une conclusion sur cette potentielle opération, « nous avons débuté une analyse approfondie sur l’envoi spécifique d’armes à Israël qui pourraient être employées à Rafah. Le processus a été initié en avril », a précisé le cadre américain.

Le porte-parole a déclaré que Washington mettait un accent particulier sur l’emploi des bombes les plus massives de 2 000 livres (approximativement 900 kg) et l’influence qu’elles pourraient exercer dans des zones urbaines denses, comme on l’a vu ailleurs à Gaza. Le département d’État américain évalue aussi d’autres transferts d’armement, y compris l’usage de bombes de précision connues comme JDAM (bombe guidée à distance), a indiqué le responsable.

L’armée israélienne a déplacé des chars à Rafah (Sud), pris possession du passage frontalier avec l’Égypte et bloqué les deux points d’accès principaux pour l’assistance humanitaire (Rafah et Kerem Shalom), une action jugée « inacceptable » par les États-Unis.

Washington a interrompu la distribution de bombes à Israël à cause de « soupçons » au sujet de Rafah, a déclaré un responsable américain. Les États-Unis ont suspendu la livraison d’un lot de bombes la semaine passée après n’avoir reçu aucune réponse d’Israël concernant les « soupçons » de Washington par rapport à l’attaque annoncée sur Rafah, dans le sud de Gaza, a annoncé mardi un haut fonctionnaire américain.

« Nous avons suspendu la livraison d’un lot d’armes la semaine passée. Cela comprend 1 800 bombes de 2 000 livres [907 kg] et 1 700 bombes de 500 livres [226 kg] », a affirmé ce haut fonctionnaire de l’administration de Joe Biden sous condition d’anonymat.

Sept personnes sont décédées lors d’un raid aérien sur la ville de Gaza. Un raid aérien israélien a causé la mort d’au moins sept personnes et de multiples blessés mercredi matin dans la ville de Gaza, a annoncé l’hôpital Al-Ahli. Les victimes étaient tous membres d’une même famille, selon l’institution.

Le Pentagone a annoncé l’achèvement de la construction des segments d’un port temporaire artificiel américain à Gaza, conçu pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire. Cependant, en raison de conditions météorologiques défavorables, ils ne peuvent pour l’instant être mis en place. Cette structure provisoire a été proposée par le président américain, Joe Biden, début mars, en réponse à l’obstruction par Israël des envois d’aide par voie terrestre au territoire palestinien. Elle aurait coûté environ 320 millions de dollars à construire. Sabrina Singh, porte-parole adjointe du Pentagone, a déclaré que malgré la fin de la construction, le déplacement des segments vers leurs positions finales était devenu dangereux en raison des vents forts et de la houle.

Le Forum des familles d’otages a par ailleurs annoncé la mort d’un citoyen israélo-argentin, Lior Rudaeff, dont on pensait qu’il était détenu en otage par le Hamas. Il a en réalité été tué lors d’une attaque du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023, et son corps a été transporté à Gaza.

«Selon une déclaration émise par une association leader israélienne représentant les familles des otages, le gouvernement israélien a la responsabilité morale de faire tous les efforts pour ramener Lior en Israël dans le cadre des négociations en cours. Ils insistent sur le fait qu’il a droit à des funérailles respectables sur sa terre natale et que l’objectif du gouvernement devrait être le retour immédiat de tous les otages en vie.

Lior Rudaeff, 61 ans, qui a une double nationalité israélienne et argentine, était membre de l’équipe de sécurité de kibboutz Nir Yitzhak, qui a été ciblé par le Hamas le 7 octobre. Environ 250 personnes ont été kidnappées par le groupe islamiste palestinien ce jour-là, et on pense que 128 d’entre elles sont toujours à Gaza, 36 étant présumées mortes.

Le média égyptien Al-Qahera News, qui a des liens étroits avec les services de renseignement, a cité une source de haut rang pour déclarer que toutes les parties, y compris Israël, sont prêtes à revenir à la table de négociations pour un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Cette même source a mentionné plus tôt dans la journée que les médiateurs de l’Egypte, du Qatar et des États-Unis étaient en train de discuter avec le Hamas au Caire.

Dans une autre déclaration, Al-Qahera News rapporte que l’Egypte a mis en garde Israël contre les risques d’une escalade dans le cadre de l’invasion terrestre de Rafah. Le Cairo a également assuré son voisin qu’il était préparé à toute éventualité.»

La Maison Blanche a annoncé que le point d’accès de Kerem Shalom à Gaza devrait être réouvert mercredi. Les États-Unis ont condamné la fermeture par Israël de deux points d’accès essentiels pour l’aide humanitaire à Gaza, Rafah et Kerem Shalom, déclarant qu’il était « inacceptable » qu’ils soient fermés. Ces propos ont été tenus mardi par la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre.

Mardi, à 21 heures, l’armée israélienne a positionné des tanks à Rafah et pris possession du point de passage frontalier avec l’Égypte dans le sud de la bande de Gaza. Sept mois après le début des hostilités, Israël a déclaré avoir envoyé une délégation au Caire pour négocier une proposition de trêve associée à la libération des otages avec les médiateurs. Cette démarche a suivi l’acceptation par le mouvement islamiste palestinien d’une proposition de cessez-le-feu proposée par l’Égypte et le Qatar.

L’armée israélienne a annoncé mardi matin qu’elle contrôlait désormais le passage frontalier palestinien de Rafah après avoir demandé aux résidents locaux de se rendre dans des « zones humanitaires plus larges ». Au cours de cette opération, l’armée prétend avoir éliminé au moins vingt membres du Hamas.

Selon un représentant de la Maison Blanche, Israël a garanti aux États-Unis que sa campagne militaire à Rafah serait « limitée » en termes d’échelle et de durée, visant à interrompre l’approvisionnement en armes du Hamas. John Kirby, un porte-parole pour le Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, a rappelé que les États-Unis s’opposaient à une grande offensive terrestre à Rafah.

Benyamin Nétanyahou a déclaré qu’Israël avait envoyé une équipe au Caire pour « être ferme sur les exigences de libération des otages », ainsi que sur les conditions « cruciales » pour assurer la sécurité d’Israël. Le ministre de la Défense d’Israël, Yoav Gallant, a promis de continuer les opérations à Rafah jusqu’à la destruction du Hamas ou le sauvetage du premier otage, comme il l’a promis sur les réseaux sociaux.

Des pourparlers ont lieu au Caire mardi entre les médiateurs égyptien, qatari et américain et le Hamas, visant à instaurer un cessez-le-feu à Gaza. Cela a été rapporté par Al-Qahera News, un média égyptien qui a des liens étroits avec les services de renseignement. Aucune mention d’une délégation israélienne n’a été faite par l’agent de haut niveau cité.

Un leader du Hamas a averti mardi que les pourparlers prévus en Égypte sur un projet de cessez-le-feu à Gaza représentaient « la dernière chance » pour obtenir la libération des otages détenus.

L’appel à la réouverture immédiate des points de passage de Rafah et de Kerem Shalom, fermés par Israël, bloquant ainsi l’aide en direction de Gaza, a été fait mardi par le secrétaire général de l’ONU. Il a également demandé au gouvernement israélien d’arrêter l’escalade. Cet appel a été soutenu par les États-Unis et l’Allemagne.

Des discussions ont lieu actuellement au Caire entre le Hamas et les médiateurs. Les médiateurs en provenance d’Égypte, du Qatar et des États-Unis sont en pourparlers mardi avec le mouvement islamiste palestinien Hamas dans le but d’arriver à une trêve à Gaza, selon les informations rapportées par le média égyptien proche des services de renseignement, Al-Qahera News. Selon un haut responsable cité par le média, ni la délégation qatarie, ni la délégation américaine n’ont mentionné la présence d’une délégation israélienne lors des discussions avec la délégation égyptienne et celle du Hamas sur le cessez-le-feu.

D’autre part, différentes organisations non gouvernementales ont mis en garde contre les risques d’une attaque sur Rafah. Selon leurs déclarations regroupées dans un communiqué, la situation pourrait se dégrader encore plus, avec les ordres « d’évacuation » émis par les forces israéliennes qui touchent plus de 100 000 civils dans certaines parties de Rafah. Si l’offensive israélienne sur Rafah continue, cela signifie une augmentation critique de besoins humanitaires et cela pousserait les intervenants humanitaires à quitter la province, mettant en péril le fonctionnement du point de passage de Rafah alors que l’aide humanitaire indispensable est déjà empêchée, soulignent les organisations, dont Oxfam, Médecins du monde et Save the Children.

Il sera extrêmement défi de répondre aux besoins humanitaires critiques découlant de cette détérioration grave de la situation. En effet, beaucoup d’infrastructures humanitaires, y compris les bâtiments et les entrepôts, sont localisés à Rafah. Ainsi, une invasion massive du gouvernorat par les forces israéliennes provoquerait un revers considérable pour l’aide humanitaire, déjà compromise par un environnement opérationnel très instable et restreint en termes d’accès.

De plus, les ONG soutiennent que les promesses israéliennes visant à améliorer l’accès humanitaire dans la bande de Gaza n’ont pas été respectées jusqu’à présent et, compte tenu de la menace, elles ne le seront probablement pas.

La Maison Blanche a rapporté que Israël a assuré aux États-Unis que son opération militaire à Rafah était « limitée » en termes de portée et de durée, visant à interrompre l’approvisionnement des armes du Hamas.

John Kirby, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, a insisté que Washington continue à s’opposer à une attaque terrestre majeure à Rafah, et souhaite que le point de passage pour les secours humanitaires à la frontière égyptienne, fermé par l’armée israélienne, soit rouvert dès que possible.

Il pense également qu’Israël et le Hamas « devraient être en mesure de surmonter les obstacles restants » pour conclure un accord de cessez-le-feu en cours de négociation. Il exprime l’espoir qu’un accord final sera conclu « très rapidement », lors des négociations au Caire, en Egypte.

En résumé, des négociations intenses ont eu lieu ces dix derniers jours, de l’Egypte au Qatar, pour trouver une solution à la paix à Gaza.

La progression de l’armée israélienne vers Rafah, situé au sud de Gaza, ce mardi 7 mai, s’est déclenchée après une période de dix jours consacrée à des pourparlers visant à instaurer un cessez-le feu avec le Hamas. Ces pourparlers semblent actuellement voués à l’échec, sans pour autant être complètement abandonnés. Un peu avant que l’armée ne se mobilise, le groupe islamiste avait exprimé son accord sur une proposition de paix négociée avec Israël, les États-Unis, l’Égypte et le Qatar, tout en y intégrant des modifications de dernière heure que Israël a qualifiées d’inadmissibles.

Le 27 avril, Israël avait étonné en remettant aux médiateurs égyptiens et qataris un nouveau document contrastant avec les positions qu’il avait soutenues au cours des six mois précédents, et alors que les pourparlers étaient au point d’impasse. « Nous avons tous été surpris, commente un diplomate arabe. La proposition était très encourageante. Soudain, les Israéliens acceptaient ce qu’ils avaient auparavant rejeté. » Le document proposait un programme de désescalade en trois étapes de quarante jours chacune, en commençant par la libération de trente-trois otages y compris femmes, personnes âgées et malades. Il présentait aussi deux progrès significatifs.

Vous trouverez l’ensemble du contenu de l’article sur les négociations pour un cessez-le-feu à Gaza ci-dessous.

Selon le ministère des affaires étrangères turc, le gouvernement israélien « n’adopte pas une attitude sincère ».

Dans le contexte d’une progression optimiste vers la cessation des destructions et tueries à Gaza, Israël intensifie ses assauts sur Rafah, révélant une fois de plus une mauvaise foi de la part du gouvernement de Nétanyahou, comme l’a souligné Oncü Keçeli, le porte-parole du ministère des affaires étrangères turc, dans une annonce sur le réseau social X. Ce dernier a également exprimé que toute agression à Rafah n’affecterait pas uniquement la région mais impacterait le monde entier, invitant Israël à se retirer sur-le-champ du côté de Gaza du poste frontalier de Rafah.

De son côté, Yoav Gallant, le ministre de la défense israélien, a déclaré sur le même réseau social qu’ils ne mettraient pas fin à leurs interventions à Rafah tant que le Hamas n’est pas anéanti ou jusqu’à ce que le premier otage retrouve sa liberté. Il a averti qu’ils pourraient faire des concessions pour le retour des otages, mais sans cette option, ils prendraient des mesures.

Selon des sources israéliennes, des négociations relatives à ce projet de cessez-le-feu doivent débuter mardi soir. Israël a également prévu de dépêcher une délégation en Egypte mardi, suite à l’annonce du groupe islamiste palestinien qu’il accepte un projet de trêve qui permettrait entre autres un cessez-le-feu dans les affrontements en cours depuis sept mois à Gaza et un échange de prisonniers palestiniens contre des otages kidnappés par le Hamas lors de son attaque meurtrière dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023.

Selon le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, une délégation israélienne a été envoyée au Caire pour négocier un accord de cessez-le-feu à Gaza. Netanyahou a déclaré que la délégation a été instruite de maintenir une position forte concernant les conditions nécessaires pour la libération des otages détenus à Gaza depuis le 7 octobre. Il a également souligné l’importance d’assurer la sécurité d’Israël. Le Hamas, mouvement islamiste palestinien, a annoncé lundi qu’il avait accepté un projet de trêve proposé par l’Egypte et le Qatar.

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