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Congrès CDU Allemagne: Nouveau Projet Parti

Trois ans après avoir subi un revers considérable aux élections législatives de 2021, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) est fermement résolue à retrouver le pouvoir en 2025. Dans le cadre de cette reconquête prévue, son 63ème congrès, tenue à Berlin du lundi 6 mai au mercredi 8 mai, jouait un rôle vital : environ un an avant les prochaines élections, cette convocation avait pour objectif de démontrer que ce grand parti conservateur, qui a été sous l’influence d’Angela Merkel pendant deux décennies, a tiré les leçons de ses années dans l’opposition pour se réorganiser autour d’un nouveau leader et d’un nouveau projet.

À tous ces égards, son congrès a été une réussite. Lundi, Friedrich Merz a été réélu à la présidence de la CDU avec 89,8% des suffrages. Bien sûr, ceux qui l’observaient n’ont pas hésité à signaler qu’il avait fait mieux (95,3%) lors de ses premières élections à la tête du parti, en janvier 2022. Cependant, plutôt que de se concentrer sur son score, c’est le fait que M. Merz ait été réélu qui constitue en lui-même un fait marquant : depuis que Mme Merkel a quitté la présidence de la CDU fin 2018, aucun de ses deux successeurs – Annegret Kramp-Karrenbauer et Armin Laschet – n’a réussi à se représenter pour un second mandat, car ils avaient été fortement contestés en interne.

Grâce à sa réélection avec une très grande majorité, M. Merz est idéalement positionné pour être désigné candidat à la chancellerie, une question qui doit être résolue à la suite des élections régionales prévues en septembre dans trois anciens Länders d’Allemagne de l’Est (Saxe, Thuringe et Brandebourg). Cependant, il doit surmonter deux obstacles : que personne dans son parti ne se mette en travers de son chemin et que l’Union chrétienne-sociale (CSU), alliée de la CDU en Bavière, le soutienne.

Monsieur Merz peut se sentir assez confiant suite au déroulement du congrès, pour deux raisons principales. Hendrik Wüst, son rival le plus sérieux au sein de la CDU et aussi ministre-président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le Land le plus peuplé d’Allemagne, qui possède une politique moins à droite, a choisi de rester largement en retrait.

En ce qui concerne la CSU, son président, Markus Söder, a fait le choix de démontrer qu’il ne constitue pas une menace. « Il va de soi que le président de la CDU est le favori [pour être le candidat commun des deux partis à la chancellerie] », a affirmé le dirigeant bavarois mardi lors du congrès de la CDU. « Je ne serai pas celui qui nous fera perdre en 2025 », a-t-il renchéri. Ce qui implique qu’il ne mettra pas en doute la légitimité de M. Merz à se présenter à la chancellerie, à la différence de ce qui s’est passé en 2021 lorsqu’il a tenté de surpasser le président de la CDU de l’époque, M. Laschet.

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