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6 mai 2024 16 h 10 min

« Élections 2024: Hayer dévoile son programme »

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À l’approche des élections européennes dans cinq semaines, Valérie Hayer, la principale candidate du parti présidentiel, a dévoilé son programme lors d’une conférence de presse le lundi 6 mai, à la veille d’un rassemblement au Palais de la Mutualité. Elle a décrit son programme comme étant ambitieux avec l’objectif de retenir l’effondrement de l’Europe. Ses opinions ont été exprimées en présence des porte-parole de la campagne Nathalie Loiseau, Marie-Pierre Védrenne et Clément Beaune, soutenus par un bilan leur parlant en faveur.

Hayer, une eurodéputée actuelle et présidente du groupe Renew au Parlement européen, a expliqué que ses 48 suggestions aideraient l’Union européenne à surmonter trois menaces majeures; à savoir des problèmes liés à la sécurité et à l’immigration, au climat et à l’économie, à la démocratie, et une attaque contre nos valeurs. Elle a également suggéré de se libérer des dépendances extérieures, notamment envers la Russie, les États-Unis, la Chine et l’Inde. « L’Europe doit prendre son avenir en main pour bâtir une Europe forte », a-t-elle insisté. « On a été trop naïfs avec la Chine », a-t-elle critiqué dans une interview récente sur Sud Radio. « On croyait longtemps que le commerce international assurerait la paix mondiale, mais ce n’est manifestement pas le cas », a-telle fait remarquer.

L’équipe présidentielle a, au début de la conférence de presse, discuté à propos du thème de la défense. Leur principal argument est de dépenser 100 milliards d’euros à l’échelle européenne et d’amener le budget de chaque pays à 2 % du PIB d’ici 2025, puis 3% d’ici 2030. « Nous encourageons la Banque Européenne d’Investissement à nous aider dans les domaines de la défense – un secteur qu’elle n’a pas soutenu jusqu’à présent » et « nous appuyons un emprunt pour ces 100 milliards d’euros », a déclaré l’europarlementaire Nathalie Loiseau (Horizons).

Défendre les « valeurs » démocratiques européennes

En ce qui concerne les aspects économiques, sociaux et environnementaux, la majorité présidentielle propose un « plan Europe 2030 » de 1 000 milliards d’euros, financé par des fonds publics et privés, dans le but de « renforcer le pacte vert » qui a été décidé lors de la dernière législature. Ce « plan Europe » doit couvrir cinq secteurs : l’énergie, les transports, le numérique, la santé et l’espace. Marie-Pierre Védrenne a insisté sur le fait que ce « plan Europe 2030 est vital » si nous voulons créer un impact en termes de compétitivité, d’investissements et de compétences. Ces fonds publics devront être basés sur un emprunt commun à long terme, remboursé par de nouvelles ressources, selon le programme. Alors comment convaincre les pays réticents ? « Le monde est différent maintenant. En 2020 [après le Covid-19], avant de s’engager sur le plan de relance, cela semblait irréalisable et considéré comme un tabou total », et « Emmanuel Macron a réussi à convaincre Angela Merkel, l’ancienne chancelière allemande ». « Notre aptitude à persuader sera déterminante pour faire évoluer la situation », a affirmé Mme Hayer.

L’ambition est de fabriquer 10 millions de véhicules écologiques en Europe et d’introduire un avion vert européen. En matière de santé, les partisans de Macron appellent à un « plan Marie Curie » pour développer des vaccins et des traitements contre le cancer, les maladies dégénératives et pour la recherche sur l’autisme depuis l’Europe. Ils suggèrent aussi d’élargir la taxe carbone à d’autres industries, comme les véhicules, et l’importation de ciment et d’acier à partir de 2026. Ils envisagent d' »instaurer un bouclier commercial européen » avec des droits de douane considérables et automatiques en réponse à toute taxation extra-européennes sur les sociétés européennes, tout en établissant des « normes réciproques » pour les importations.

Le troisième point clé est les « valeurs » démocratiques de l’Europe. La majorité présidentielle souhaite voir l’accès à l’avortement inclus dans la Charte européenne des droits fondamentaux. Ils veulent également mettre en place un « bouclier démocratique contre les ingérences étrangères », en interdisant en particulier le financement de partis politiques par des sources non européennes.

Comme en 2019, Renew propose d’établir des listes transnationales pour les élections européennes et de remplacer l’unanimité par une majorité qualifiée, en mentionnant les sanctions, la fiscalité et « l’État de droit ».

Le programme ne discute pas d’expansion. « Cependant, nous ne sommes pas fondamentalement opposés à l’expansion, contrairement à d’autres », a déclaré Clément Beaune, « mais « il y a des étapes, des conditions, des délais de négociation, nous ne prévoyons pas une expansion immédiate », ajoutant que l’Ukraine et la Moldavie étaient citées.

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