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Gouvernement réaffirme abolition prostitution en France

Lors de l’annonce de la nouvelle stratégie contre la prostitution, faite le jeudi 2 mai au Ministère des droits des femmes, les valeurs ont joué un rôle prédominant. Aurore Bergé, la ministre déléguée responsable de l’égalité des sexes et de la lutte contre la discrimination a réitéré avec vigueur la « position abolitionniste constante de la France » depuis la mise en place de la loi du 13 avril 2016.

Cette loi imposante a vocation à combattre le système prostitutionnel tout en soutenant les prostituées. Elle a supprimé le crime de racolage, pénalisé les clients et instauré un programme d’accompagnement pour sortir de la prostitution, comprenant entre autres, l’accès à un titre de séjour temporaire.

Après trois ans de débats parlementaires fervents, la loi a marqué une victoire pour les abolitionnistes, qui voient en premier lieu les prostituées comme des victimes à protéger. En opposition à ce point de vue, certains défendent un modèle réglementaire, selon lequel le commerce sexuel ne serait qu’un métier nécessitant une certaine régulation. En décembre 2019, plusieurs associations représentant les « travailleurs du sexe » ont d’ailleurs fait appel à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) afin d’abroger la loi de 2016.

Dans ce contexte, le gouvernement a réaffirmé que la prostitution est un acte violent qui constitue « un obstacle à l’égalité ». La mise en place de cette loi est d’ailleurs la première étape de la nouvelle stratégie qui était attendue depuis des mois, après des consultations menées par Isabelle Rome, la prédécesseuse de Mme Bergé, en juin et juillet 2023.

Les organisations abolitionnistes, notamment l’Amicale du Nid, CAP international, Fondation Scelles, Mouvement du Nid et FNCIDFF, ont publié une déclaration conjointe soulignant que la prostitution est une forme de violence sexuelle et sexiste qui entrave l’égalité. Elles ont également indiqué qu’elles appellent depuis de nombreuses années à une deuxième phase de la loi.
Depuis son adoption il y a huit ans, l’application de cette loi a été très inégale. Un rapport des inspections générales des affaires sociales, de la justice et de l’administration a révélé en décembre 2019 que cette incohérence est due à un manque d’engagement et de soutien politique de la part des gouvernements. Ce constat est également validé par les informations récemment fournies dans le cadre de la nouvelle stratégie.
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