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« Trump dénonce jour triste pour l’Amérique »

Le lundi 22 avril, Donald Trump a fait sa première apparition à la cour criminelle de l’Etat de New York, située à Manhattan, dans le cadre de son procès pour paiements occultes visant à garantir la discrétion de Stephanie Clifford, connue sous le nom de Stormy Daniels dans l’industrie cinématographique pour adultes. Ce procès a eu lieu juste avant les élections présidentielles de 2016. La première semaine fut consacrée à la constitution du jury, désormais composé de douze jurés principaux – sept hommes et cinq femmes – et six suppléants, prêts à se prononcer sur le sort du candidat républicain pour les élections présidentielles de 2024.

Avant d’entrer dans la salle d’audience, Trump a exprimé son amertume en décrivant cette situation comme « un jour très, très triste pour l’Amérique », critiquant as usual « une chasse aux sorcières » et un complot politique orchestré depuis la Maison Blanche. Cette affaire pose un risque pour Trump, qui pourrait se retrouver condamné et éventuellement emprisonné juste avant les élections présidentielles du 5 novembre, où il espère se venger de Joe Biden. Pour Bennett Gershman, un ancien procureur de New York et professeur de droit à la Pace University de New York, « ce sera probablement le procès le plus sensationnel de l’histoire américaine ».

Sur sa plateforme Truth Social, l’ancien président américain a critiqué avec véhémence Juan Merchan, le juge qui préside les débats, le qualifiant de « corrompu ». Trump a également déclaré que le procès était une « farce », en écrivant ce terme en lettres majuscules. Il continue cependant de rejeter toute accusation à propos de sa relation avec Clifford.

L’affaire actuelle se déroule autour d’une intrigue criminelle et d’une dissimulation, comme l’a déclaré le procureur Matthew Colangelo aux jurés lors de la première déclaration de l’accusation. La tâche des procureurs de Manhattan est de présenter leurs preuves et de convaincre le jury que cette affaire dépasse largement les trente-quatre falsifications de documents comptables reprochées à l’organisation Trump par le milliardaire du parti républicain.

Les accusations sont que ces fabrications potentielles ont aidé à masquer, sous le prétexte de « frais juridiques », le versement de 130 000 dollars à l’actrice Stormy Daniels pour son silence sur une liaison sexuelle qu’elle aurait eue avec Donald Trump dix ans plus tôt, alors qu’il était marié à Melania Trump. L’ancien président américain nie cette relation, arguant que ces paiements font partie de sa vie privée.

Cependant, l’équipe du procureur Alvin Bragg a pour objectif de montrer que ce sont plutôt des manoeuvres frauduleuses visant à dissimuler des informations aux électeurs quelques jours avant l’élection, qui a vu la victoire serrée du républicain contre Hillary Clinton. Plusieurs témoins devraient révéler les dessous de la campagne et dire que d’autres allégations embarrassantes avaient été étouffées grâce à la complicité d’un tabloïd américain qui a acquis les informations pour les garder privées.

Lors de cette « persécution politique », les jurés vont devoir faire face aux témoignages de Stormy Daniels ou de Michael Cohen, ancien avocat de Donald Trump. C’est ce dernier qui a déclaré avoir réglé l’actrice avec son propre argent, à la demande de son employeur – une action pour laquelle il a déjà été jugé et condamné.

M. Trump discrédite un dossier sans substance, critiquant vivement le juge Merchan et le procureur Bragg tout en criant à la persécution politique. Les procureurs ont sollicité la cour pour infliger des sanctions à M. Trump pour atteinte aux témoins et aux jurés, une problématique qui sera discutée mardi.

La nécessité pour Donald Trump d’assister à ses propres audiences entrave sa campagne, pendant que son adversaire Joe Biden profite pour gagner du terrain. En outre, le samedi passé, le républicain a été contraint d’annuler un rassemblement en Caroline du Nord en raison du mauvais temps.

L’enjeu de ce procès est crucial car il pourrait être le seul à se terminer avant l’élection présidentielle parmi les quatre affaires pénales visant Donald Trump. Il lui est reproché, entre autres charges devant la juridiction fédérale de Washington, d’avoir conspiré contre les institutions américaines suite à des tentatives supposées illégales de renversement des résultats de l’élection de 2020.

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