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« Infirmiers renforcent médecins pour certificats décès »

Une correction mineure induit parfois une modification majeure pour une profession. « N’oubliez pas de barrer le mot ‘médecin’ dans l’en-tête du certificat de mort et d’y remplacer par ‘infirmier diplômé d’État.’ »

Ces instructions ont été délivrées par le Dr Claire Morgand, un médecin généraliste qui a été invité par l’Agence Régionale de Santé (ARS) de l’Île-de-France le 12 mars pour donner une formation à l’Institut de Formation en Soins Infirmiers de l’Hôpital Bichat-Claude-Bernard (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, AP-HP). Cette directive a amusé certains des 76 participants dans l’amphithéâtre A avant que chaque participant règle l’erreur sur leur version photocopiée du certificat de décès.

Ceci est une part de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023, qui permet aux infirmiers de signer ces certificats à la place des médecins si ces derniers ne sont pas disponibles.

« L’attribution des tâches « , une initiative du gouvernement pour lutter contre la pénurie de médecins, est en train de prendre forme malgré quelques obstacles. Selon le ministère de la santé, le texte d’application de cette expérience a été publié en décembre 2023, après un retard d’un an.

« Graduellement et avec assurance, six territoires français – l’Ile-de-France, le Centre-Val de Loire, l’Auvergne-Rhône-Alpes, les Hauts-de-France, La Réunion et l’Occitanie – se sont déclarées prêtes pour la procédure qui n’est pas dépendante de la disponibilité d’un professionnel de la santé. C’est le ministre adjoint à la santé, Frédéric Valletoux, qui a présenté ce projet dans la loi d’accès à la santé cet hiver.
La prochaine étape est l’annonce, prévue pour avril par le ministère de la santé, d’un nouveau décret. Le ministre a prévu cette mesure pour renforcer le système de santé sous pression, et donner plus de responsabilités à un plus grand nombre de professionnels, tout en s’assurant que chacun reste dans son domaine de compétence.
Parmi les sujets de préoccupation soulevés, on cite la crainte de commettre des erreurs et le positionnement par rapport aux qualifications requises. Les infirmières et infirmiers qui se sont portés volontaires ont dû quitter temporairement leur environnement de travail habituel, que ce soit en hospitalisation à domicile ou dans un établissement pour personnes âgées, pour suivre une formation de trois demi-journées. Il reste 71.81% de cet article à lire. »

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