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« Tourisme universitaire: excellence, notoriété déficitaire »

Invités par le Bureau des Élèves (BDE), les étudiants de la faculté de tourisme, culture et hospitalité de l’université d’Angers, l’Esthua, se réunissent. Soudain, un cri se fait entendre en plein milieu de la réunion. Les étudiants, pris au dépourvu, se ruent vers le lieu du bruit pour y trouver un cadavre. La question se pose alors : qui a tué ce membre du BDE ? Ils se lancent alors dans une grande partie de Cluedo. Une centaine d’étudiants passent la nuit entière à fouiller leur faculté pour trouver des indices et solutionner ce faux meurtre de l’un de leurs pairs.

Dans les facultés de tourisme, les associations étudiantes, qui servent traditionnellement à la socialisation et au réseautage, se transforment en véritables laboratoires pédagogiques. À cet égard, Ambre Guyomarc’h, la présidente du BDE de l’Esthua et étudiante en gestion hôtelière de première année, met l’accent sur le soin et l’attention apportés à chaque événement qu’ils organisent. Depuis leur toute nouvelle salle de BDE, cette étudiante de 23 ans évoque le gala annuel qui rassemble environ 500 personnes aux Greniers Saint-Jean, un lieu symbolique d’Angers. Chaque année, ils choisissent un thème spécifique comme le bal masqué vénitien de l’année dernière et la nuit étoilée pour la prochaine édition, avec à la clé un cocktail, un dîner à trois plats et une soirée dansante. Selon Ambre, cet événement, qui est organisé par et pour les étudiants, est une opportunité de professionnalisation pour ceux qui souhaitent se diriger vers l’accueil et l’événementiel.

L’Esthua est fortement orientée vers la professionnalisation de ses étudiants, comme en témoigne son implication même dans les associations étudiantes. Actuellement, on y développe un parcours de licence inédit axé sur le management de parc à thèmes, en collaboration avec le Syndicat national des espaces de loisirs. Le Puy du Fou à lui seul propose 250 emplois variés, souligne Jean-René Morice, directeur de l’Esthua. En tout, l’établissement offre 47 programmes d’études diplômantes, allant de 2 à 5 ans après le baccalauréat. «Notre approche est inclusive, nous soutenons toutes sortes de formations, courtes ou longues, généralistes ou professionnalisantes», affirme le directeur.

Aymeric Cerveaux, un jeune de 19 ans en première année de licence tourisme, est captivé par cette approche inclusive qui lui permet de poursuivre jusqu’au niveau de master au sein de la même institution, en effectuant plus de stages que ceux offerts dans un BTS tourisme. Son ambition est de devenir steward. Il est convaincu qu’avec une formation universitaire, il sera plus en mesure de s’adapter et d’évoluer si besoin. Tout cela à un coût très abordable.

Timothée Yadro, un autre étudiant de 20 ans, s’est inscrit à l’Esthua en master international hospitality management après des études commerciales post-bac. Il apprécie l’enseignement en anglais dans un contexte multiculturel (22 nationalités pour 30 étudiants). Il envisage une carrière dans l’hôtellerie internationale et trouve que les nombreuses interactions avec les professionnels du secteur sont très bénéfiques. Il souligne que l’Esthua offre tous les avantages d’une école hôtelière sans les coûts exorbitants. En outre, l’Esthua présente un excellent taux d’insertion professionnelle de 84%, avec une durée de recherche d’emploi moyenne d’un mois seulement.

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